Economie

Samedi 14 février 2009 6 14 02 2009 11:53
Lettre ouverte au Président de la République, au Premier ministre, au Ministre de la Défense, et au Ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville


L’ETAT PEUT MAINTENIR 400 EMPLOIS INDUSTRIELS EN AUVERGNE EN S’ENGAGEANT SUR LE MAINTIEN D’UN PLAN DE CHARGE SUFFISANT POUR L’ATELIER INDUSTRIEL DE L’AÉRONAUTIQUE DE CLERMONT-FERRAND

Monsieur le Président de la République, Messieurs les ministres,

Le 2 février 2009, le gouvernement est venu présenter à Lyon le détail du plan de relance de l’économie du Président de la République avec ses « mille projets » pour un montant global de 26,5 milliards d’euros. Sur les quatre axes d’intervention dégagés, aucun ne fait référence à des actions de maintien ou de développement de l’emploi public. Dans le cadre de la Réforme Générale des Politiques Publiques (RGPP), de la refonte de la carte militaire, et du Livre Blanc sur la Défense, vous avez souhaité mettre fin à toute idée de service public industriel de la défense en accélérant l’externalisation de la maintenance des matériels de défense et notamment des aéronefs. En choisissant de libéraliser le secteur de l’armement, l’Etat entérine un véritable recul du contrôle démocratique sur la production, le commerce, l’utilisation et l’entretien des armes. Cette politique conduit aujourd’hui la France à abandonner au secteur privé une mission régalienne de premier ordre, un savoir-faire et des compétences reconnues, garantissant la disponibilité opérationnelle et la sécurité des matériels militaires, et à opérer une véritable « saignée » de 30 000 personnels civils et militaires au sein du Ministère de la Défense. En région Auvergne, alors que la dégradation de la situation de l’emploi touche désormais tous les secteurs économiques et l’ensemble de nos concitoyens, la baisse programmée du plan de charge de l’AIA, quatrième employeur régional, apparaît comme une « double peine » infligée à l’emploi régional. Pour les services des Ateliers Industriels de l’Aéronautique de Clermont-Ferrand, la mise en œuvre de cette politique porte sur la disparition de près d’un quart des effectifs à l’horizon 2013, soit près de 400 suppressions d’emplois sur le site. Ces 400 suppressions d’emplois hypothèquent à terme la viabilité et l’existence même du site. Or cette baisse de l’emploi industriel est directement imputable aux décisions de l’Etat d’externaliser la maintenance d’appareils comme les C130, Casa235, Xingu, et aux incertitudes concernant l’A400M.  Les communistes du Puy-de-Dôme proposent donc à l’Etat une mesure simple et immédiate, garante du maintien d’une partie de l’emploi industriel régional : assurer le maintien des 1 200 personnels en confiant à l’AIA de Clermont-Ferrand une charge de travail suffisante, notamment en renonçant à l’externalisation de la maintenance de certains aéronefs. Seule une telle décision peut marquer l’attachement de l’Etat à la maîtrise publique de notre système de défense, et son implication pour le développement de l’emploi dans le secteur aéronautique auvergnat en cette période de crise. Dans l’attente d’une réponse favorable, veuillez croire Monsieur le Président de la République, Messieurs les ministres, en l’expression de notre plus haute considération.
Cyril CINEUX
Secrétaire Départemental du PCF
Président du Groupe Communiste de Clermont-Ferrand
Par cyril - Publié dans : Economie
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Mercredi 15 octobre 2008 3 15 10 2008 18:44
Par cyril - Publié dans : Economie
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Mercredi 8 octobre 2008 3 08 10 2008 19:29

La crise fait rage, des milliards de dollars ou d'euros partent en fumée tandis que les Etats jouent les pompiers pyromanes en injectant massivement des liquidités pour soutenir les marchés entraînant ainsi une surenchère spéculative pour récupérer les meilleurs parts de ce gâteau d'argent public. Face à cette crise d'une ampleur considérable, tous les moyens sont bons pour tenter de sauver le soldat "capitalisme". Celui-ci serait innocent ! Il ne s’agirait que de quelques "traders" fous, avides et cupides qui auraient entraîné un "bon" système dans ce trou noir.

On assiste à une opération de prestidigitation pour détourner les yeux du monde du seul coupable : le capitalisme. Car c'est bien ce système de captation de la plus-value, du profit, de l'exploitation et de la marchandisation qui est le vrai responsable.

Le PS, dans cette tourmente, retrouve quelques accents d'un temps passé et lointain où il critiquait encore le capitalisme. C'est  pourtant d'une voix bien timide qu'il s'élève contre la crise et ceux qui, il n'y a pas si longtemps encore, se vantaient d'être social et libéral se montrent moins diserts, tout à coup, sur les vertus supposées du libéralisme.

Il y a même des patrons de presse comme M. Joffrin qui n' a jamais été le dernier à donner des conseils à la gauche pour qu'elle se "modernise" (comprenez qu'elle se droitise ou se libéralise, au choix), he bien même des gens comme M Joffrin sont bien obligé de reconnaître que ceux qui, à gauche, prônaient, au minimum, plus de régulation et de contrôle n'étaient peut-être pas si archaïque que cela.

Ce matin, sur France Info, dans son duel hebdomadaire avec Sylvie Pierre-Brossolette du Point, M. Joffrin explique donc (tenez-vous bien !) qu'il vient d'écouter Benoît Hamon, député européen, représentant la ligne de "gauche" au Congrès du PS, parler de "pôle financier public" et de qualifier cette proposition de "pas idiot".

Cette proposition de "pôle financier public" est défendue par le Parti Communiste depuis les années 1990. Si M. Joffrin est honnête, il doit donc considérer que cette proposition défendue par le PCF n'est pas idiote. Il devrait dans le même temps se poser des questions sur ces qualités journalistiques. En effet, un journaliste présenté comme un journaliste de gauche ne devrait-il pas s'interroger quand, dans son domaine d'étude de prédilection, la gauche, il découvre une proposition défendue depuis plus de 10 ans par un de ces partis qu'il s'autorise pourtant à juger et à traiter d'archaïque, de passéiste etc... C'est faire bien mal son métier que de ne pas connaître les propositions des partis de gauche lorsqu'on est le patron de Libération.

Mais peut-être qu'il connaissait cette proposition et que ce n'est qu'à la lueur de la crise actuelle qu'elle lui est apparue pertinente ce qui serait extrémement gênant tout de même pour un rédac chef ou bien c'est que cette proposition est bien plus acceptable dans la bouche d'un Benoît Hamon que dans celle d'un Paul Boccara ou dans celle d'un Yves Dimicoli.

Avec sa suffisance et sa propension à distribuer bons et mauvais points, à donner des leçons sur ce que devrait être la gôche, M. Joffrin a depuis longtemps choisi le camp du capital !

A vomir !!

Quelques propositions pour sortir de la crise et dépasser le capitalisme :

(cliquez sur l'affiche...)

 

Par cyril - Publié dans : Economie
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Vendredi 23 mai 2008 5 23 05 2008 11:05

Contre la spéculation, changeons l’action des banques pour un autre crédit

 

L es participants à la rencontre du 15 mai 2008 sur « la crise financière, sa portée et les propositions qu’elle exige », militants syndicalistes, associatifs, politiques et élus, appellent les travailleurs et les citoyens à intervenir :

- Sur les relations entre banques et entreprises ;

- Pour assurer un caractère de service public au crédit, en faveur d’une croissance réelle riche en emplois qualifiés avec de bons salaires ;

- Contre les gâchis de la spéculation ;

- Pour une progression des conditions de vie et de travail, une sécurisation de l’emploi et de la formation, en relation avec la promotion de tous les services publics ;

- En se rassemblant partout dans l’action, dans les formes qu’ils estiment les plus appropriées, sur tel ou tel type d’exigence parmi les suivantes.

Ils demandent des contrôles nouveaux sur les banques et les fonds d’investissements, avec des obligations de limitation des produits spéculatifs et avec des réserves obligatoires en titres d’emprunt public.


Ils demandent à créer dans toutes les régions des « Fonds publics régionaux » pour prendre en charge tout ou partie des intérêts des crédits pour les investissements matériels, de recherche, en logiciels….avec des taux d’intérêt d’autant plus abaissés, jusqu’à zéro, que sont créés de bons emplois et de bonnes formations.

Ils appellent les travailleurs à solliciter ces Fonds pour des propositions alternatives de développement des capacités réelles et humaines et des productions de leurs entreprises et à exiger des pouvoirs accrus sur les gestions des entreprises.

Ils demandent la création d’un pôle financier public national pour favoriser une croissance réelle riche en emplois de qualité. Outre la récupération des fonds publics d’exonérations de cotisations sociales patronales dans un Fonds national pour l’emploi et la formation, cela concernerait la Caisse des dépôts, les Caisses d’épargne, les banques mutualistes, la Banque postale, avec des conventions de coopération avec toutes les autres banques.

Ils demandent une autre mission de la banque centrale européenne (BCE), contrôlée par les Parlements nationaux et européen, à l’appui des propositions alternatives des travailleurs dans les entreprises et les services publics. Pour favoriser la croissance réelle et l’emploi, contre la spéculation, la BCE, en liaison avec les banques centrales nationales participantes comme la Banque de France, devrait refinancer les banques avec des taux d’intérêt d’autant plus abaissés pour les crédits aux investissements réels que sont programmés plus d’emplois et de formations efficaces. Au contraire, les taux seraient fortement relevés pour les placements financiers.

Ils demandent une refondation du FMI avec des droits de vote démocratisés l’émancipant du contrôle par les Etats-Unis, avec une monnaie commune mondiale à partir des droits de tirage spéciaux (DTS). Sur ces bases, le FMI pourrait refinancer les banques centrales pour le co-développement des peuples. Ici aussi, les taux d’intérêt seraient d’autant plus abaissés pour les crédits aux investissements réels que ceux-ci programment plus d’emplois et de formations dans les entreprises et les services publics.

Ils appellent au développement des pouvoirs d’intervention et de coopération des usagers avec les personnels dans tous les services publics, des niveaux local et national aux niveaux européen et mondial.

Ils demandent d’instaurer des biens et services communs de toute l’humanité en coopération pour le crédit, l’alimentation, l’eau, l’écologie, l’énergie, les transports, les réseaux de communication, la santé, l’éducation, la culture…

Ils demandent, sur tel ou tel de ces points, à tous les partis de gauche, aux syndicats de travailleurs, aux associations de défense des besoins populaires, d’intervenir pour des crédits et un système de financement opposés à la spéculation et pour le progrès de la vie de chacun- e.


Vous pouvez signer : ici

Par cyril - Publié dans : Economie
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Jeudi 27 mars 2008 4 27 03 2008 22:46
Voici une interview d'Yves DIMICOLI, économiste et dirigeant du  PCF, parue dans l'Humanité du 25 mars sur la crise financière et sur des propositions alternatives pour en sortir.

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dimicoli.jpg Yves Dimicoli, économiste, dirigeant du PCF, évoque l’urgence pour les citoyens de faire valoir des contre-propositions au financement de l’économie.

 Comment intervenir sur la crise financière ?
Yves Dimicoli. La crise financière résulte de formidables gâchis d’argent et de la spéculation. Elle débouche sur une limitation grave du crédit contre l’emploi et la croissance réelle, avec une fragilisation des institutions bancaires. Il faut aider l’intervention populaire sur ces enjeux. Jacques Attali reconnaît qu’il y a une grave crise économique, mais il n’y a rien dans son rapport sur une autre utilisation du crédit et pour de nouvelles relations entre banques et entreprises. Rien non plus sur la Banque centrale européenne. Ce n’est pas parce que cette crise apparaît aujourd’hui dans toute son ampleur internationale que l’on ne peut pas intervenir, ici et maintenant, pour commencer d’y faire face. On ne saurait se contenter de simples protestations contre la « dérégulation » en réclamant des contrôles au niveau européen, sans mettre en cause la BCE. Et il faut intervenir sans attendre au niveau national et régional. Il y a dans le programme du Parti communiste des idées opérationnelles pour agir immédiatement en ce sens au service des luttes sociales. Le financier, en effet, va du local au national et du national à l’Europe puis au mondial et inversement. Intervenons sur ces différents échelons.

Quelles sont ces idées, et comment les mettre en place ?
Yves Dimicoli. Il y a désormais dans les départements, les régions et les villes de nombreux élus communistes et apparentés. C’est une chance pour les citoyens de faire jouer des contre-pouvoirs et d’en construire de nouveaux. Au lieu de faire du saupoudrage d’aides publiques, en entrant dans une concurrence acharnée entre territoires, nous proposons la création de fonds publics régionaux pour l’emploi et la formation. Ils prendraient en charge tout ou partie du taux d’intérêt des crédits pour les investissements des entreprises dans la mesure où ceux-ci programmeraient emplois et formations. Une baisse des taux d’intérêt serait engagée mais conditionnée à ces programmes, excluant tout soutien de la spéculation. En pratique, ce mécanisme contribuerait, à l’appui des luttes, à faire reculer le chômage et la précarité, augmenter le pouvoir d’achat dans les régions car le crédit serait distribué en fonction de l’emploi, des qualifications et de conditions sur les salaires.

Justement, au plan national, quelles sont les batailles à mener pour faire avancer des solutions alternatives ?
Yves Dimicoli. Il faut augmenter tous les salaires et cesser de diminuer les cotisations sociales patronales qui favorisent bas salaires et l’insuffisance de formation. Les 27 milliards d’euros d’exonérations alimenteraient un fonds national pour l’emploi et la formation fonctionnant selon les mêmes modalités que les fonds régionaux. Il coopérerait avec un pôle public bancaire incluant, outre la CDC, des banques renationalisées pour développer une mission de service public du crédit sécurisant l’emploi et la formation, au lieu d’alimenter le marché financier. Ces institutions pourraient, par exemple, appuyer les contre-propositions des comités d’entreprise et des délégués du personnel face aux licenciements. Il faut refuser le rationnement budgétaire du pacte de stabilité et soutenir la dépense publique utile en remettant, notamment, en cause les 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux accordés en juillet dernier. De plus en plus de spécialistes et de politiques invoquent maintenant un soutien public pour sortir de cette crise qui s’aggrave.

En France on parle d’un fonds public de réserves, qu’en pensez-vous ?
Yves Dimicoli. Ce fonds public serait financé par des impôts sur les salariés et les populations, ce qui pèserait encore plus sur le pouvoir d’achat. Et, surtout, il servirait à soutenir les spéculateurs, à faciliter la relance des opérations financières. Or, c’est précisément parce que l’argent du crédit et des fonds publics a servi, des années durant, aux placements financiers contre l’emploi et le développement des capacités humaines que nous avons cette crise aujourd’hui. Il faut rompre avec cette logique.

De quelle manière ?
Yves Dimicoli. En conditionnant les soutiens éventuels aux banques à une utilisation de leur crédit favorable à l’essor des capacités humaines et défavorable à la croissance financière et à la spéculation. L’indépendance de la Banque centrale européenne (BCE) doit être remise en cause en ce sens. Sa politique monétaire doit être conditionnée : le taux de refinancement des crédits bancaires aux entreprises serait d’autant plus abaissé que ceux-ci financeraient des investissements programmant plus d’emplois et de formations. Cette logique pourrait prévaloir jusqu’à l’échelle du monde avec une transformation radicale du Fonds monétaire international (FMI) et la promotion d’une monnaie commune mondiale de coopération faisant reculer l’hégémonie du dollar.

 Entretien réalisé par Clotilde Mathieu
Par cyril - Publié dans : Economie
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Citations

Le moyen le plus sûr de discréditer une nouvelle idée politique (et pas seulement politique) et de lui nuire, c'est de la défendre en la poussant à l'absurde. En effet, si on la rend « exorbitante », si on l’exagère, si on l'étend au-delà des limites de son application réelle, peut-être poussée à l'absurde, et, dans ces conditions, se change même infailliblement en absurdité. LENINE

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