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Jeudi 12 novembre 2009










Par cyril
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Dimanche 27 septembre 2009
Cette motion a été adressé à la direction nationale et envoyé aux fédérations du PCF pour infos.


Motion du Conseil Départemental du Puy-de-Dôme
du Parti Communiste Français


A l’heure des bilans de mandats effectués par l’ensemble des conseillers régionaux et vice-présidents communistes, personne ne peut négliger l’apport indiscutable de notre présence dans le cadre des majorités de gauche sortantes. Une fois encore, les élus communistes ont su montrer toute leur compétence en matière de gestion de programmes aussi essentiels que les transports régionaux. Mais, au delà, ils ont su imposer leur « marque de fabrique », et porter des orientations novatrices et utiles pour améliorer, dans la mesure des compétences régionales, la vie quotidienne des citoyens.
Alors que les débats départementaux, régionaux et nationaux sur la définition du projet, de la stratégie et de l’ambition de notre parti pour les prochaines élections régionales du mois de mars sont engagés, notre Conseil départemental souhaite contribuer à alimenter cette réflexion en faisant parvenir l’analyse des militants et responsables locaux.
Depuis 2004, la situation sociale, économique, environnementale dans le monde et dans notre pays a profondément évolué. Les méfaits du système capitaliste, à toutes les échelles, ont été exacerbés par la conduite de politiques profondément réactionnaires à l’image de celles contenues dans le Traité de Lisbonne. La France, après 7 années de domination sans partage d’une droite plus dure et dogmatique que jamais, est un exemple frappant.
Face à ce constat, la gauche européenne et française est à la croisée des chemins. Le rassemblement du Front de Gauche aux élections européennes a prouvé son intérêt. Il a permis d’ouvrir un nouvel espoir, et de poser les contours d’une perspective crédible de transformation sociale. Et une nouvelle fois, après plusieurs expériences électorales pénibles, notre responsabilité de parti, avec son histoire et sa culture, avec sa pratique militante, est engagée, pour répondre le plus efficacement possible à l’urgence d’un changement politique profond.
Dans ce contexte, notre parti n’est pas à l’écart de questionnements profonds sur les stratégies à adopter dans le cadre des prochaines échéances électorales. Dans de nombreuses régions, l’hypothèse de délier demain les élections régionales d’une donne politique nationale et européenne, qui détermine très largement la vie quotidienne de nos concitoyens, se fait jour. De notre point de vue, la retenir, ce serait au mieux s’enfermer dans une approche politique qui fait la part belle au localisme, au repli sur son échelon territorial de proximité, et au pire, faire preuve dans notre analyse, d’un décalage profond avec les déterminants fondamentaux qui font la situation que nous vivons.
Aussi, dans le cadre de la préparation de ces élections, les militants du Puy-de-Dôme considèrent que notre parti doit définir une orientation nationale, appelant tous les communistes à poursuivre la dynamique de rassemblement engagée par le Front de Gauche.
Ne pas porter cette aspiration pour les élections à venir, nous paraît contrevenir aux objectifs que s’est lui-même fixé le parti dans le cadre de son congrès.
Ne pas marquer aujourd’hui cette ambition, revient à renier, de fait, dans un scrutin de liste proportionnel à deux tours, toute volonté d’élargir ce front à toutes celles et à tous ceux qui veulent une perspective politique clairement transformatrice.

Cette hypothèse signifierait aussi pour nous une forme de renoncement peu compréhensible pour des citoyens qui ont vu dans l’émergence du Front de Gauche en juin dernier, un espoir politique palpable pour changer la société. Sous le feu nourri des politiques libérales de la droite, et face à l’accompagnement complice de la social-démocratie, comment les citoyens verraient-ils un tel changement stratégique seulement neuf mois après les élections européennes ?
C’est la dynamique créée avec le Front de Gauche qui a redonné des couleurs et de l’espoir au peuple de gauche. C’est cette dynamique que nous appelons à poursuivre et à amplifier.
Par cyril
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Dimanche 27 septembre 2009
Je vous livre le rapport que j'ai présenté au Conseil Départemental du Puy-de-Dôme.



J’espère que la période estivale vous a permis de regonfler les batteries pour attaquer cette rentrée avec tout le dynamisme nécessaire. Chaque année, nous parlons de succès pour la fête de l’Humanité car c’en est un. Mais il faut bien dire que cette année, le mot succès est un peu faible pour rendre compte et du nombre d’entrées et de la participation aux nombreux débats. 600 000 personnes, une augmentation de 20 % par rapport à la précédente édition, une affluence remarquée dans les allées et dans les débats. Cette fête de l’Huma a indéniablement marqué la rentrée politique. Certes, Deep Purple ou Manu Chao ne sont pas pour rien dans cette affluence monstre mais prenons bien garde à ne pas en faire l’alpha et l’oméga de la réussite de la fête. Ne doutons pas que la situation de la gauche après les élections européennes, l’avenir du Front de gauche, les multiples débats économiques, sociaux, philosophiques, culturels et politiques menés sur la fête ont eux aussi grandement contribués à la réussite de cette fête de l’huma 2009.
J’en viens maintenant à l’actualité économique et politique. Elle est marquée par la poursuite de la crise. Le chômage progresse toujours, le nombre de chômeurs a augmenté de 450 000 en France métropolitaine soit une hausse de 22,5 %. Le taux de chômage officiel devrait atteindre 10,1% au 4° trimestre alors qu’il était encore de 8,7% au 1er trimestre. Au total selon l’INSE, la France compterait 704 000 chômeurs supplémentaires fin 2009.
Dans notre région, au 31 juillet, le nombre de demandeurs d’emplois, toutes catégories confondues, c’est-à-dire toutes celles et ceux à la recherche d’un CDI, est de 73 523. On enregistre une progression de  0,3 % par rapport au mois de juin et de 16,4% sur un an. La situation des moins de 25 ans est plus grave encore puisque c’est une augmentation de 29,2 % sur un an.
Il faut analyser la structure des entrées et des sorties à Pôle Emploi pour avoir une vision assez juste de la situation de l’emploi dans notre région. Fin 2008, il s’agissait pour beaucoup de fins de missions d’intérim, alors qu’aujourd’hui on assiste à une hausse vertigineuse des entrées au chômage pour licenciements (+ 54,9 % pour le seul mois de juillet par rapport à juin !!!).
Parallèlement les sorties pour cessations d’inscriptions pour défaut d’actualisation augmentent de 5 % par rapport à juin. Cela renforce le fait que de nombreux chômeurs sont aujourd’hui non seulement exclus du marché du travail mais exclus des organismes publics de recherche d’emploi.
L’emploi industriel a payé et paye encore un lourd tribut à cette crise. Ce sont des richesses productives inestimables qui sont sacrifiées sur l’autel du profit et de la rentabilité. Ce sont aussi des femmes, des hommes, des familles, des territoires qui sont durablement traumatisés par ces plans de licenciement, ces fermetures de site.
La CGT organise une journée d’action le 22 octobre pour l’emploi et l’industrie à l’image de la manif des salariés du secteur automobile dans les rues de Paris jeudi dernier. En un an, l’industrie automobile a vu 150 000 de ces emplois supprimés. Les ouvriers de Renault, PSA, Continental, Goodyears, Michelin ont rappelé l’importance de l’emploi industriel dans notre pays et les logiques capitalistes dévastatrices à l’œuvre. D’ailleurs, les manifestants ne s’y sont pas trompés puisqu’ils ont envahi symboliquement le Palais Brongniart, l’ancien lieu de la Bourse de Paris.
Depuis le début de la crise, les Etats ont injecté des milliards de dollars et d’euros dans les banques et dans les institutions financières pour sauver le système de la banqueroute généralisé. Au total, d’ici à 2010, 5 000 milliards de dollars auront été mobilisés pour remettre d’aplomb le système.
Si les banques, sauvées par des injections d’argent public massives et sans contrepartie, ont renoué avec les profits, elles le doivent, comme le souligne l’économiste américain Joseph Stiglitz, « aux activités de salles de  marché, c’est-à-dire à la spéculation ». C’est d’ailleurs cette reprise de la spéculation permettant aux bourses d’afficher des indices en hausse qui fait dire à certains que nous approcherions du bout du tunnel.
Cependant l’activité économique réelle suit la courbe inverse du chômage. Plus cette dernière augmente, plus l’activité ralentit. Les prêts aux ménages et aux entreprises dans la zone euro ont baissé en juillet et leur croissance en rythme annuel a chuté à son niveau le plus bas jamais constaté, annonçait la BCE fin août. Face à ce resserrement du crédit, le chef de l’Etat s’est contenté d’une molle mise au point avec les banquiers. Alors que 10,5 milliards d’euros d’aides publiques ont été accordées aux 6 principales banques françaises, celles-ci ont d’ores et déjà admis qu’elles ne tiendraient pas leur engagement en termes de financement de l’économie.
Pourtant, le président de la république avait roulé des mécaniques, promis de « moraliser », de « refonder » le capitalisme. On allait voir ce qu’on allait voir. Hé bien, on a vu. Ou plutôt, on a rien vu. Les bonus, les traders, la spéculation, le gaspillage d’argent public, rien n’a bougé. A l’inverse, le projet de loi de finances pour 2010 va renouveler l’objectif politique d’une croissance zéro en volume de la dépense publique d’Etat et, pour cela, va décider à nouveau de supprimer 35.000 postes de fonctionnaires dont 16.600 dans l’Education.
Le gouvernement, loin de mettre un coup d’arrêt à sa politique dévastatrice, continue dans la même logique et aggrave les conséquences de la crise car sa boussole reste la pression contre le travail et l’encouragement pour le capital, les profits et les rendements financiers.
Dans cette optique, tout en ayant l’air de répondre à un souci écologique légitime de la population, le gouvernement veut mettre en place une taxe carbone visant, selon lui, à « dissuader les consommations énergiques excessives ». C’est surtout un nouvel impôt en direction des ménages visant à remplacer la taxe professionnelle. Le Président en avait dessiné un objectif fondamental devant le Congrès le 22 juin dernier : « Plus nous taxerons la pollution et plus nous pourrons alléger les charges qui pèsent sur le travail », c’est-à-dire les cotisations sociales patronales. En fait, cette taxe, bâtie sur le principe du pollueur-payeur, ne cherche pas à résoudre le problème des émissions et des modes de production. Elle n’incite pas à la révolution énergétique pourtant nécessaire. Elle consacre l’usager comme principal responsable de la pollution. Au nom des exigences écologiques graves et légitimes, on entend faire payer les salariés et leurs familles tout en faisant un nouveau cadeau aux profits sous forme de baisse accrue du coût du travail. Et cela, au lieu de mettre en cause les gestions des entreprises pour la rentabilité financière et ses gâchis sociaux et environnementaux. Mais on assure qu’ainsi on préservera la « compétitivité » des entreprises qui, alors, délocaliseraient moins. On ne sait pas assez l’inanité d’une telle argumentation : Entre 1991 et 2008, le total cumulé des exonérations de cotisations sociales patronales a atteint 260,6 milliards d’euros, dont 221 milliards compensés par l’Etat. Or, le déficit commercial de la France ne cesse de se creuser (il a atteint 55,65 milliards  d’euros en 2008) tandis que les exportations de capitaux s’emballent : en 2008 il sera sorti en net quelque 160 milliards d’euros au titre des investissements directs à l’étranger qui ont généré des délocalisations et, donc, des transports accrus et des pollutions au Sud. Et si le chômage, la précarité, l’insuffisance de formation et les bas salaires ont beaucoup proliféré depuis 1991, la fuite des profits accrus vers les placements financiers et la spéculation n’a cessé de s’accélérer aussi. Or, le rapport de M. Rocard, à qui l’on doit déjà l’introduction en France de la « titrisation des créances », au coeur de la crise des « subprimes », mais aussi la création de la C.S.G., revendique pleinement cette orientation.
Il propose, « pour des raisons d’acceptabilité » de commencer, dés le 1er janvier 2010, avec un prélèvement de 32 euros par tonne de CO2, progressivement relevé chaque année jusqu’à 100 euros en 2030. Dés le 1/01/2010, le prix du litre de super 95 pourrait augmenter de 7 centimes, celui du gazole de 8 centimes, tandis que la facture de gaz s’alourdirait de 15%. Au total, plus de la moitié des ménages aurait à supporter un surcoût de 300 euros, les autres ayant droit à une compensation « forfaitaire et partielle » !
Daniel Cohn-Bendit, dans la logique du capitalisme vert qu’il défend, a appelé le chef de l’Etat à « tenir bon jusqu’au bout ». Pierre Laurent indiquait très justement dans son rapport du 9 septembre dernier que « la fiscalité écologique n’est pas forcément une taxe nouvelle. Pourquoi pas une modulation de l’impôt sur les sociétés ou de la taxe professionnelle en fonction de l’empreinte énergétique des entreprises ? En tout état de cause, ce débat doit nécessairement s’inscrire dans une réforme globale de la fiscalité. »
Ainsi, la machine à inventer de nouvelles taxes est réactivée : 8,3 milliards d'impôts nouveaux dont plus de la moitié seront assumés exclusivement par les familles. C'est injuste et insupportable, particulièrement au moment où les salaires stagnent et les licenciements boursiers se poursuivent. Le poids des impôts ne pèse pas de la même manière sur tous. Ce gouvernement allège les impôts pour les plus riches, les alourdit pour les plus pauvres. Le bouclier fiscal voté dès le lendemain de l'élection présidentielle, c’est 458 millions d’euros redistribués à 14000 contribuables soit une moyenne de 33 000 euros pour chacun de ces grands privilégiés, chaque année. Cette taxe est un « paravent vert » visant à dissimuler un transfert de prélèvement des entreprises vers les salariés.
Dans la même logique, le gouvernement envisage d’augmenter de 25% le montant du forfait hospitalier ce qui le ferait passer de 16 à 20€ par jour et d’abaisser de 35 à 15% le taux de remboursement de médicaments dits à prescription médicale facultative. Alors que 7% des Français n’ont pas les moyens de se payer une complémentaire, que 14% des Français déclarent renoncer à des soins pour des raisons financières, le gouvernement veut, comme l’ont déclaré les sénateurs communistes, « remplacer la carte Vitale par la carte Bleue ». Depuis plusieurs années, les idéologues du Medef ont identifié plusieurs secteurs à totalement libéraliser pour permettre au secteur privé de venir y faire du profit. Le gouvernement avance lentement et surement vers la disparition de la sécurité sociale et l’ouverture du marché de la santé aux assurances privées.
Nous ne sommes plus en face d’une simple offensive libérale mais bien face à un profond recul de civilisation. Le faible, le chômeur, le malade, l’étranger, le pauvre est stigmatisé, montré du doigt comme fauteurs de troubles, pollueur, assisté, profiteur, coupable de sa situation. Le fort est glorifié, protégé, célébré. Comme le dit Elie Domota, leader du LKP, « le capitalisme conduit inexorablement à la barbarie ».
Cette société de la rentabilité et du profit maximum produit une souffrance au travail dont les malheureux suicides à France Telecom ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Quand des salariés ne voient plus comme issue à leur situation que de se donner la mort, cela révèle une souffrance inouïe et des méthodes de management d’une brutalité sans nom. C’est ce travail vécu comme une torture physique et psychologique qui entraîne des salariés confrontés à des plans de licenciements à se battre pour de meilleures primes au lieu de lutter pour la défense de l’emploi. Cette souffrance au travail allié au peu d’espoir de voir les choses changer conduit un grand nombre de salariés de ce pays dans une spirale de la désespérance. Je crois que nous devons nous emparer de cette question de façon bien plus forte aussi bien nationalement que localement. En effet, comment interpeller les salariés sur les questions de sécurisation de l’emploi, sur la formation quand le travail est vécu si douloureusement et sans solutions. Je crois que nos pourrions interpeller le secteur entreprise du Conseil National et voir avec les camarades l’animant comment travailler cette question.
Pour faire passer sa politique, le gouvernement ne recule devant rien. Sa communication vire à la politique-réalité quand ses ministres se mettent en scène comme Luc Chatel ou Nadine Morano, parlant, soi-disant avec de « vrais » gens qui s’avèrent être de faux comédiens mais de vrais militants UMP. C’est aussi Jean-François Copé qui veut soigner son image populaire et fait livrer un babyfoot dans le bistrot où il va se rendre le lendemain. La palme revient, normal, au président de la République qui réussit le tour de force d’aller chercher des pizzas en vélo de course sous l’œil des médias. Malheureusement, trop de journalistes se prêtent au jeu pour un scoop ou une image qui fera vendre du papier.
Le gouvernement ne recule donc devant rien, ni le mensonge, ni le ridicule. Il reprend même des thématiques de gauche pour mieux nous enfumer. C’est ce qu’a fait Nicolas Sarkozy en confiant à 2 prix Nobel, Joseph Stiglitz et Amartya Sen, la présidence d’une commission visant à rénover les indicateurs mesurant la performance économique et le progrès social. Cette commission propose de mesurer par exemple le niveau d’éducation, de démocratie, la qualité des institutions de santé pour mesurer la qualité de vie. Nous ne pouvons qu’être d’accord avec cette volonté de mesurer la santé d’une société au travers d’autres éléments que la production de richesse. D’ailleurs, dès les années 1980, l’économiste communiste Paul Boccara a proposé non seulement des indicateurs complémentaires au PIB mais aussi de nouveaux critères permettant d’économiser les ressources, le capital - matériel et financier - afin de développer une croissance vertueuse et efficace fondée sur la promotion des hommes, ouvrant notamment la possibilité d’éradiquer le chômage.
A l’inverse, le Président de la République évacue les questions de la finance, du chômage, de l’emploi et de la formation. C’est aussi l’occasion d’une nouvelle manipulation visant à faire croire aux Français qu’ils n’ont aucune raison de se plaindre puisque ces indicateurs, s’ils existaient, pourraient montrer que la situation dans notre pays est bien meilleur qu’ailleurs. C’est en tout cas ce à quoi s’est essayé le conseiller spécial du Président, Henry Guaino, le jour de la présentation du rapport de la commission sur France Inter.
Sarkozy et son gouvernement ont institué une méthode de gouvernement qui est de dire l’inverse de ce que l’on va faire, en clair tout et son contraire. En l’occurrence, au moment où l’on vante le rôle d’amortisseur social des services publics notamment locaux, on prépare une réforme des collectivités qui va remettre grandement en cause l’architecture institutionnelle de notre République. Cette réforme est extrêmement grave et largement méconnue, sous-estimée à l’heure qu’il est. Ce projet est pour le gouvernement une étape décisive de la restructuration de l’Etat, des pouvoirs et des territoires. L’attaque contre la démocratie locale, qui est une force de notre République, est cette fois globale. Il s’agit d’une recentralisation et d’une mise au pas générale de tous les échelons : communes, départements, régions, au profit d’une subordination autoritaire et centralisée aux exigences d’un remodelage libéral de toute la société. Un repli drastique de l’action publique à tous les niveaux. Au terme du projet sarkozyste de refonte des collectivités locales, cent mille conseillers municipaux devraient disparaître, plus de 20% des élus départementaux et régionaux également qui seraient fusionnés en 2014 et élus pour l’essentiel avec un mode de scrutin uninominal à un tour le plus antidémocratique qui soit, la « compétence générale » qui donne à chacune de ces institutions la capacité de développer hors des compétences obligatoires des politiques publiques d’intérêt local serait supprimée. Ce serait par exemple un désastre pour la culture quand on sait que 80% du spectacle vivant en France est financée dans ce cadre par les collectivités locales. Derrière ce projet, dont je ne cite ici que quelques exemples, c’est la diminution drastique des missions et des investissements publics qui est visé.
C’est dans ce contexte et avec ce danger que se profilent les élections régionales.
Durant l’été, certains dirigeants du PS ont cru avoir trouvé la solution à tous leurs problèmes en proposant d’organiser des primaires pour désigner le candidat de la gauche en 2012. Ils ont tous oublié l’Internationale qui proclamait déjà au siècle dernier « qu’il n’y a pas de sauveur suprême ». Car c’est bien un sauveur, un leader, un chef a la stature mitterrandienne que recherchent ces dirigeants. Ne voyant dans l’élection de Sarkozy et la défaite de Ségolène Royal qu’un choc de personnalités, ils oublient que la droite a mené depuis 2002 une intense bataille idéologique. Le programme est renvoyé à plus tard, il est même éclipsé au profit d’une stratégie de grande alliance allant du NPA au Modem.
La direction du Parti a réagi vertement à cette double proposition. Marie-George a déclaré que ces combinaisons étaient « le chemin de la défaite » et a appelé, avant et pendant la Fête de l’Huma, à un débat sur les contenus d’un projet politique de gauche.

Nous sommes à un moment charnière dans une période délicate. L’agitation médiatique voudrait nous obliger à choisir entre la ligne du NPA qu’il vient de réaffirmer et qui tourne le dos à toute possibilité de travailler à un projet transformateur ou celle qui consiste à suivre la pente de plus en plus inclinée qui mène le PS dans les bras du Modem.

C’est pour cette raison que nous devons refuser cette double impasse et mener avec les salariés, les citoyens, les syndicalistes, un débat de fond répondant à cette question toute simple : quel projet politique pour la gauche ?

La nécessité de mener ce débat à l’échelle du pays a conduit la direction nationale à modifier le calendrier initialement prévu de prises de décision  des communistes. Le CN se réunira les 24 et 25 octobre et formulera une offre nationale des communistes qui précisera le rassemblement que nous souhaitons pour le 1er tour des régionales. Les communistes se réuniront ensuite en conférence régionale les 7 et 8 novembre et 14 et 15 novembre. Pour la région Auvergne, elle se tiendra le samedi 7 novembre à la salle Abbé Prévost.

Les premières réflexions, les premiers débats que nous avons menés dans notre Fédération avant l’été montrent qu’il y a une grande majorité de camarades qui souhaitent poursuivre l’aventure du Front de Gauche en élargissant et en renforçant celui-ci. Ce n’est pas le cas de toutes les régions. Nous savons que des camarades, dans d’autres régions, apprécient différemment et ce que le Front de Gauche a été et leur participation aux exécutifs régionaux. Les débats à l’intérieur du Parti montrent qu’il n’y a pas unanimité sur ces questions. Les interventions lors du dernier CN sont assez éclairantes sur le sujet. Si tous les avis sont légitimes et discutables, il apparaît cependant qu’une stratégie à géométrie variable aurait un effet dévastateur dans l’opinion. Notre parti doit avoir une cohérence et une orientation nationale pour ces élections. C’est ce que nous proposons de dire à la direction nationale dans une motion que notre Conseil Départemental pourrait voter si nous en sommes tous d’accord. Elle pourrait retranscrire les réflexions des communistes du Puy-de-Dôme et ainsi contribuer à alimenter le débat national du Parti.

D’ici la décision finale des communistes auvergnats et sans préjuger de celle-ci, je crois qu’il nous faut commencer à travailler sur le projet pour les régionales que les candidats communistes porteront, quelle que soit la configuration.

Les jours et les semaines qui viennent vont nous permettre de mener ce débat sur le projet en lien avec les luttes. C’est d’abord 10 jours de mobilisation militante des communistes du 24 septembre au 3 octobre avec le journal national. C’est ensuite le 3 octobre, la votation citoyenne contre la privatisation de la poste, c’est le 7 octobre, la journée mondiale pour le travail décent qui sera symbolique dans cette période où des salariés se suicident sur leurs lieux de travail. C’est enfin le 8 octobre, le forum « pour une alternative à gauche » organisé par le Front de Gauche à la salle l’Astragale à Cournon à 20 heures. A l’exemple de ce qui s’est fait à la Mutualité à Paris le 3 juillet dernier, ce forum va donner la parole aux syndicalistes qui nous donneront leur analyse de la situation et les propositions politiques qui, à leur sens, répondent aux revendications et aux aspirations des travailleurs. Ce forum, c’est l’occasion d’avoir un terrain commun de discutions entre politiques et syndicalistes, c’est l’occasion de faire vivre le Front de gauche, de l’élargir et de le renforcer. Nous devons donc mettre toutes nos forces dans la préparation et la réussite de ce forum qui va beaucoup compter pour les échéances futures.
Vous le voyez, cher(e)s camarades, les sujet et les initiatives ne manquent pas où nous allons devoir déployer le dynamisme que je vous souhaitais avoir retrouvé au début de cette introduction.

Par cyril
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Dimanche 19 juillet 2009
Enfin un peu de temps pour écrire !
La situation de la gauche n’est toujours pas brillante, l’élection européenne l’a même rendu encore plus sombre. (voir ici pour une analyse plus détaillée).
Depuis, que s’est-il passé  sur le front merdiatique? Claude Allègre, qui piaffait d’impatience à l’idée de reprendre du service au gouvernement a été sacrifié sur l’autel du « politiquement écocorrect ».
Rocard, lui, après avoir été nommé obscur ambassadeur chargé des négociations internationales relatives aux pôles arctique et antarctique (sic), vient d’accepter de co-présider avec Juppé la commission chargée de réfléchir à l’utilisation du futur emprunt national (re-sic). Le plus pathétique là-dedans, ce n’est pas qu’un vieux monsieur qui se prétend de gauche accepte un poste dans un gouvernement de droite, non, le plus pathétique là-dedans, c’est les explications qu’il donne pour expliquer son choix. Tellement imbu de lui-même, il pense que son autorité morale, son expérience, sa production d’idées sont tellement lumineuses qu’il est vu comme LE penseur social-démocrate français le mieux à même de représenter ce courant de pensée face à un Alain Juppé revenu par la petite porte dans les combinaisons gouvernementales. Et ce vieux monsieur soliloque sur sa capacité à imposer des choix marqués du sceau social-démocrate dans l’utilisation de l’emprunt Sarkozy. Cela amène quelques réflexions. D’abord de forme : il serait facile de se moquer de la suffisance de l’ancien premier ministre mais je ne résiste tout de même pas à relever cette autosatisfaction. Le visage radieux, rayonnant de Michel Rocard sur le perron de l’Elysée était tellement caricatural qu’il lui a même valu une pique de Bourdin sur RMC. Cette autosatisfaction me semble relever d’une maladie répandue à gauche (à droite aussi) que l’on peut décrire en quelques mots simples : se prendre pour le sauveur suprême. Il devrait se souvenir de la chanson qui proclame justement qu’il n’y a « ni César, ni tribun, ni sauveur suprême » et que les solutions ne peuvent être que collectives. N’est-ce pas Manuel Valls ?

Ensuite, cela fait longtemps que les solutions préconisées par des « socialistes » comme Michel Rocard sont les mêmes que celles de la droite. Sa tribune publiée dans Le Monde, la veille de sa nomination, est en parfaite concordance avec les orientations libérale du gouvernement.
D’ailleurs ce n’est pas d’aujourd’hui que Monsieur Rocard se trouve sur les mêmes positions que les libéraux. Souvenez-vous en 2003, alors que la gauche politique était au fond du trou, la gauche sociale se retrouvait dans la rue pour contester les mesures réactionnaires du gouvernement Raffarin sur les retraites. He bien, ce monsieur déjà vieux sermonnait la gauche qui protestait contre cette réforme et remerciait la droite de faire cette réforme que la gauche, selon lui, aurait été obligé de faire si elle avait été au pouvoir. Et plus près, quand il appelait la candidate « socialiste » à faire alliance avec Bayrou au soir du 1er tour.
Dans sa tribune, Michel Rocard tente de démontrer que la crise valide les analyses sociale-démocrates, sans s’arrêter une seule seconde sur la part de responsabilité des social-démocraties dans cette crise. Réformisme, libéralisation, diminution des ressources de l’Etat, casse des services publics et de la fonction publique, précarisation, soumissions et enfin capitulation devant les thèses libérales : voilà le bilan de la social-démocratie.
Il soumet ses idées pour sortir de la crise en excluant d’emblée une relance par la consommation et préfère se focaliser sur le besoin  d’investissement. En cela, il ne diffère aucunement des propositions de la droite qui elle aussi refuse d’avancer sur la question du pouvoir d’achat, de la consommation, des salaires. Pourtant, c’est une solution qui permettrait de relancer la machine économique et représenterait une mesure de justice pour les travailleurs. Mais le choix des Rocard, Juppé, Sarkozy et consorts est de sauver le système. Pas de le changer, ni de la modifier, même d’améliorer le sort des populations. Sauver le système envers et contre tout. Y compris les peuples.
Alors, les rodomontades de ce vieux monsieur nous expliquant que, lui, va imposer des choix de « gauche » à Sarkozy ne trompe que lui.
Pour finir, j’aimerais finir cette note sur une citation d’Alain Badiou dans son livre : De quoi Sarkozy est-il le nom ?

« Dans un entretien, Sartre dit en substance : « si l’hypothèse communiste n’est pas bonne, si elle n’est pas praticable, alors cela veut dire que l’Humanité n’est pas une chose en soi très différente très différente des fourmis ou des termites ». Que si la concurrence, le « libre-marché », la somation des petites jouissances et les murs qui vous protègent du désir des faibles sont l’alpha et l’oméga de toute existence, collective ou privée, la bête humaine ne vaut pas un clou. »



Par cyril
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Dimanche 28 juin 2009
Voici le (long) rapport que j'ai présenté au Conseil Départemental de la fédération du Puy-de-Dôme. Analyse des élections et réflexions pour l'avenir...



Bilan des élections européennes
Après avoir menée campagne pendant près de 4 mois, nous devons maintenant nous livrer à l’exercice quelque peu fastidieux mais instructif de l’analyse des résultats.
Si nous avons débuté notre campagne dès le début de l’année, cela n’a pas été le cas des principales forces politiques qui ont, pour leur part, démarré un peu moins d’un mois avant la date du scrutin. L’UMP a volontairement évité de faire campagne pour ne pas subir le vote sanction. Cette situation convenait au Parti Socialiste, embourbé dans ses querelles internes et qui pensait recueillir mécaniquement les fruits de la colère sociale. Les 2 redoutaient également avec la même appréhension la réédition du débat citoyen de 2005. Mais le choix de la protestation a massivement été l’abstention. Celle-ci atteint un niveau record de 60% au niveau national et 57% au niveau européen. Le manque de lisibilité de l’Europe, cette courte campagne, l’absence de relais des médias, le déficit démocratique de l’Union Européenne ont été des éléments favorisant fortement l’abstention. Le vote du traité de Lisbonne au Congrès a certainement été un élément déterminant dans le choix de s’abstenir pour nombres de personnes. Le sentiment que « voter ne sert à rien » était en quelque sorte validé par la façon dont le président de la République, avec le soutien du PS, avait décidé de faire adopter le traité de Lisbonne.

Cette abstention nous interpelle car ce sont les personnes les plus menacées par la crise qui ne se sont pas déplacés pour aller voter. C’est chez les jeunes et dans l’électorat populaire que l’on trouve le plus d’abstentionnistes : 69% des ouvriers et 66% des employés n’ont pas voté tandis que le taux d’abstention atteint 70% chez les 18-24 ans et 72% pour les 25-34 ans. Selon un sondage, c’est le mécontentement à l’égard des partis politiques qui a le plus motivé d’abstentionnistes avant même la défiance vis-à-vis de l’actuelle construction européenne. L’abstention revêt donc un caractère d’expression politique qu’il ne faut pas négliger même si celle-ci a été immédiatement écartée des débats télévisés le soir du 7 juin. D’ailleurs, il faut souligner la responsabilité particulière des médias dans la désaffection des électeurs. Au contraire des élections présidentielles ou du référendum de 2005, les médias notamment télévisuels n’ont pas joué leur rôle. Ils n’ont à aucun moment donné les enjeux de cette élection, ils n’ont pas expliqué le rôle du Parlement, le fonctionnement de l’Union Européenne, tout ce qu’ils avaient fait en 2005 pour nous expliquer à quel point l’Europe était fabuleuse et pourquoi il fallait voter le TCE.

Pour seul débat, nous avons eu droit à une caricature avec l’émission d’Arlette Chabot faisant la part belle à l’UMP et le PS et mettant les « petits » candidats en opposition les uns aux autres, pervertissant ainsi profondément le sens même de ce qu’est une élection. Je le dis avec gravité : le traitement médiatique de ces élections n’est pas digne de ce que l’on est en droit d’attendre dans une démocratie. La dérive partisane et soumise d’une majorité de médias depuis 2005 revêt de plus en plus un caractère anti-démocratique. Les citoyens n’en sont pas dupes. Nous ne pourrons pas faire l’économie d’une réflexion tant au niveau national qu’au niveau local sur cette partialité des médias et ce qu’elle entraîne.

Cette abstention a plus touché la gauche que la droite. Sarkozy a d’ailleurs envoyé des signes à son électorat quelques jours avant le vote : mesures sécuritaires, travail du dimanche, etc…

- L’UMP
L’électorat de droite s’est donc beaucoup plus mobilisé et les listes UMP arrivent partout en tête. Avec 27,87% des voix, le parti au pouvoir réalise une victoire historique : c’est d’abord le meilleur score d’un parti de droite au pouvoir depuis 30 ans mais c’est aussi l’une des rares fois où un gouvernement n’est pas sanctionné lors d’élections intermédiaires. Notre pays ne fait pas exception en Europe puisque la droite arrive en tête dans 20 des 27 pays.
Cependant, à la différence des autres pays, l’extrême-droite est en recul en France, confirmant le déclin amorcé à la présidentielle. Toutefois, s’il y a lieu de se réjouir du reflux du Front National, on sait que Sarkozy a repris à son compte un certain nombre de thèmes portés et défendus par le FN. La cannibalisation du vote d’extrême-droite par l’UMP produit des effets électoraux mais perpétue ce que, en son temps, nous appelions la Lepénisation des esprits. C’est aussi ce renfort de droite qui permet aussi à l’UMP d’afficher un si bon score.
L’antisarkozysme n’a donc pas marché et le PS qui avait basé l’essentiel de sa campagne sur ce rejet du pouvoir en est pour ses frais. Il semble même qu’une prime à l’ordre et à la stabilité face à la crise ait été donnée à la droite. Dit plus crûment, la crise économique a profité à la droite. L’agitation autour du G20, les promesses de libéralisation du capitalisme ont, semble-t-il, fait illusion sur une partie de l’électorat. Ce résultat nous pose tout de même question au moment où le monde vit une crise historique du capitalisme et où dans notre pays, le mouvement social est sur le devant de la scène depuis le mois de janvier. J’y reviendrais.

- Le PS
Le PS subit une lourde défaite avec 16,48% en recul de près de 10 points par rapport à 2004. C’est la même chose presque partout en Europe ce qui conduit le PSE à perdre plus de 50 sièges. Ce résultat sanctionne l'ambiguïté fondamentale des orientations du PS, prétendant s'opposer à Sarkozy ici et composer avec le libéralisme à Bruxelles.
Depuis 2002, le PS n’arrive plus à se reconstruire et devient incapable de gagner une élection nationale. Il est toujours en butte aux luttes internes entre ceux qui voudraient un ancrage plus à gauche et ceux qui souhaiteraient se débarrasser définitivement des oripeaux socialistes. Le Congrès du Mans en a été l’illustration la plus symbolique.
Nous avons besoin d’analyser avec lucidité et en profondeur ce qu’est le PS aujourd’hui. Il me semble qu’une distorsion est en train de se produire entre ce qu’est le PS nationalement et ce qu’il est ou ce qu’il représente localement. Nationalement, le PS pense trouver son salut du côté de l’alliance avec le Modem alors que localement il a toujours besoin d’un affichage de gauche même si les tentations droitières sont extrêmement présentes. Elles sont d’ailleurs revenues sur le devant de la scène quelques heures seulement après la fin du vote avec les appels du pied plus que pressant à la liste Europe Ecologie. Mais ce que sait le mieux faire le PS, c’est de se déchirer. Cela n’a pas tardé puisque dans une discussion assez indigne dans les circonstances, autocentrée sur eux-mêmes, les ténors du PS se sont tantôt institués rénovateur en chef du Parti, tantôt candidat à la candidature se rejetant les uns sur les autres la responsabilité de l’échec. Pitoyable spectacle qui a continué dans les jours suivants où pour certains la réponse à la crise politique est de faire des primaires de la gauche pour savoir qui sera candidat à la présidentielle de 2012.

- Europe Ecologie
L’effondrement du PS a profité à l’alliance hétéroclite d’Europe Ecologie qui recueil 16,28% et qui crée l’événement. Je tiens tout de suite à donner un élément qui permet de relativiser ce résultat. En 1999, Daniel Cohn Bendit conduisait  la liste des Verts et recueillait déjà 10%. Si le score d’Europe Ecologie est si mis en lumière, c’est aussi par la débâcle du PS. Il faut donc relativiser ce résultat, le mettre en perspective pour l’éclairer mais en prenant bien soin de ne pas sous-estimer les motivations des électeurs.
Europe Ecologie a siphonné une partie de l’électorat PS et une partie de celui du Modem. Sa campagne résolument européenne a justement permis d’attirer à lui celles et ceux qui ne se retrouvaient pas dans l’antisarkozysme déployé aussi bien par le PS que par François Bayrou. Les questions environnementales, le développement durable, l’avenir de la planète sont devenus des questions incontournables du débat politique. Là aussi, il ne faut pas sous-estimer l’attente de la population sur ces questions. Mais il faut aussi avoir un langage de vérité : il n’y aura pas d’avenir durable sans transformation sociale, il n’y aura pas d’environnement préservé sans rupture avec un système économique qui sacrifie hommes et territoires pour le profit. Nous devons également combattre cette idée de « capitalisme vert ». La loi du profit sera toujours plus importante que tous les impératifs écologiques. Il faudra d’ailleurs être très attentif aux votes des députés européens d’Europe Ecologie sur les directives de libéralisation notamment en matière de transport ou d’énergie.
La force des ces listes est aussi venu du rassemblement. Ce qui nous apparaissait et qui nous apparaît encore d’ailleurs comme une alliance contre-nature entre ceux qui avaient fait campagne pour le NON et ceux qui défendaient le OUI est, au contraire, apparu comme la capacité de dépasser des différences pour se rassembler sur l’essentiel. C’est, pour nous, un élément intéressant de réflexion. Cette image d’unité a évidemment été renforcée par l’image d’un PS explosé, morcelé, encore confronté à la lutte entre Martine Aubry et Ségolène Royal. Europe Ecologie a pu apparaître à certains électeurs comme un « anti-PS positif » et attirer à lui des électeurs socialistes lassés des divisions de leur camp.
Néanmoins certains députés seront obligés de faire fi de leurs convictions lorsqu’il faudra voter au Parlement européen. Nous verrons alors la solidité de cette alliance et la fermeté des convictions des uns et des autres.
Un dernier mot sur ce résultat d’Europe Ecologie. Il faut aussi constater la persistance d'un flottement massif dans l'électorat qui débouche alternativement ou conjointement, soit sur des poussées abstentionnistes massives, soit sur des votes « surprises » aux contours flous. Ce fut le cas du Modem à la présidentielle, cette fois d'Europe écologie. Il y a des points communs à ces poussées électorales mais aussi des différences d'expression à ne pas négliger. Les électeurs cherchent à chaque fois des réponses nouvelles.
Ces phénomènes politiques instables, qui cristallisent très rapidement des nombres  importants  d'électeurs indécis, changent de nature d'une élection à l'autre, sans qu'on sache s'ils vont perdurer, mais notons qu'ils sont maintenant récurrents.
Ils sont avec l'abstention, la marque d'une insatisfaction très profonde et persistante à l'égard de l'offre politique, la recherche de solutions neuves et atteignables (ce qui n'évite pas toujours les raccourcis trompeurs) face aux crises qui angoissent  notre peuple, crise du système capitaliste, crise démocratique, crise écologique...
Dans cette élection, la « surprise » est venue des listes Europe écologie, tandis que le Modem mordait la poussière. Autant il serait naïf de ne rien voir des manipulations politiques et médiatiques qui nourrissent ces brusques mouvements électoraux, autant il serait inconséquent d'ignorer le sens que tentent d'y mettre les électeurs. Et cela d'autant plus que la motivation écologique qui anime cette fois bon nombre des électeurs d'Europe écologie nous paraît à nous aussi essentielle.

- le NPA
La stratégie d’Olivier Besancenot et des dirigeants du NPA  se solde par un échec. Ils voulaient préempter la gauche du PS pour apparaître comme les seuls opposants à Sarkozy. Ils en sont pour leurs frais. Ce qui coûte le plus cher au NPA, c’est son refus du rassemblement, faisant prévaloir les intérêts boutiquiers sur les intérêts des salariés et de la gauche. Cette ligne politique n’a pas servi le NPA électoralement parlant et a conduit Christian Piquet et ses amis à quitter le NPA et à rejoindre le Front de Gauche.

- Le Front de Gauche
J’en viens maintenant aux résultats des listes du Front de Gauche. Avec 6,5 % et 5 élus, nous pouvons dire que nous avons réussi notre pari. Avant d’analyser plus précisément ce résultat, je souhaite féliciter nos 2 candidates puy-de-dômoise et plus particulièrement notre camarade Yvette Mercier qui a été une excellente candidate, disponible, sérieuse aussi à l’aise derrière un micro que devant les portes des boîtes. Je souhaite également au nom du Conseil Départemental saluer l’immense travail militant qui a été réalisé. C’est grâce à lui que nous réalisons ce score car nous n’avons pu compter que sur nous-mêmes durant la majeure partie de la séquence électorale, les médias ne s’intéressant au Front de Gauche qu’en fin de campagne.
Je disais pari réussi donc, salué comme tel par la presse. Nous pouvons effectivement être satisfaits de nos résultats dans le contexte d’abstention massive que nous avons connu.
Réussite tout d’abord par notre capacité commune avec le Parti de Gauche à se hisser au niveau des enjeux et à travailler pour l’intérêt commun. Réussite, je l’ai dit, en terme militant. Réussite également sur l’élargissement du Front de Gauche qui a été rejoint par la Gauche unitaire puis par République et Socialisme issu du MRC de Chevènement. Nous pouvons également nous prévaloir du soutien d’intellectuels, d’économistes et de nombreux syndicalistes, séduits par cette démarche unitaire. Réussite enfin sur que nous avons semé en terme de dynamique, d’intérêt qui ne demandent plus qu’à germer.
Il est intéressant de se pencher sur les inégalités de résultats en termes de tranches d'âge et de catégories sociales et sociologiques. Selon un sondage CSA sortie des urnes réalisé le jour du vote, 20% des électeurs Front de gauche ont moins de 30 ans, 22% de 30 à 49 ans, 58% ont plus de 50 ans. Les catégories moyennes ou supérieures du salariat, les diplômés bac+2 et plus, sont mieux représentés que les ouvriers et les employés, les diplômés CAP-BEP. En termes de comportements politiques, 72% de nos électeurs déclarent avoir voté non en 2005, 18% avoir voté oui et 10% s’être abstenus. 47% se déclarent proches du PCF, 18% de l'extrême-gauche dont 11% qui déclarent avoir voté Besancenot, 23% proches du Parti socialiste.

Concernant notre circonscription, nous obtenons un résultat de 8,1% en augmentation de 1,9% par rapport à 2004 avec un gain tout de même non négligeable de 20 660 voix. Dans le même temps, le PS perd plus de 200 000 voix. Dans le Puy-de-Dôme, nous nous situons à 8,5% des suffrages avec une progression de 2,9 %, ce qui en fait la plus importante progression à l’échelon départemental de France. Nous gagnons 4 833 voix avec un total de 15 357. Nous sommes devant le FN et le NPA et nous occupons la 5° position. Le PS perd plus de 30 000 voix tandis que l’UMP en gagne près de 6 500.
Nous avons mené une belle campagne avec 2 meetings réussis et plus de 45 réunions dans tout le département. Notre meeting de Polydome a marqué par la qualité des intervenants, l’accueil chaleureux et fraternel de la salle, le parterre de syndicalistes sur la tribune et a convaincu plusieurs de ses spectateurs de voter Front de Gauche. Il est un peu le symbole de notre campagne.
Alors qu’en 2004, 19 cantons sur 61 se trouvaient sous la barre des 5%, ce ne sont plus que 3 cantons Ardes, Rochefort Montagne et Chamalières aujourd’hui. La plus grosse progression que nous enregistrons se situe sur la 5° circonscription avec + 5,37%, la plus faible sur la 6° mais avec tout de même une progression de 1,99%. Pour finir, il est à noter que nous dépassons les 10% dans 142 communes avec des scores allant au-delà de 15% dans 60 communes. Dernier élément de satisfaction, c’est que le Front de Gauche arrive devant le NPA sur Clermont même là où la LCR conduite par Alain Laffont, candidat du NPA aux européennes,  réalisait plus de 15% aux dernières municipales. Ce refus de s’inscrire dans la démarche unitaire a, là aussi, coûté électoralement parlant mais a aussi conduit des militants du NPA à rejoindre le Front de Gauche et a créer il y a quelques jours la Gauche Unitaire sur le département.

Les résultats des différentes forces politiques doivent évidemment être appréciés à l'aune du niveau record d'abstention. Il est difficile de dire dans ces conditions si les tendances observées parmi ceux qui ont voté seraient confirmées, infirmées ou sensiblement modifiées en cas de vote plus massif. Cela vaut pour nos propres résultats. Cela n'enlève rien aux points marqués par notre campagne, mais cela signifie également que la dynamique réellement populaire que nous visons reste à créer. Une dynamique est bel et bien née mais il est évident que l'ambition est qu'elle change d'échelle dans le peuple si nous voulons qu'elle pèse durablement sur le cours des évènements.

Contexte économique et social
Ces élections se sont déroulées dans un contexte économique et social toujours dominé par la crise du capitalisme. Les destructions d’emplois succèdent aux annonces de licenciement. Au premier trimestre 2009, ce sont 187 000 emplois nets détruits et l’UNEDIC prévoit près de 600 000 chômeurs supplémentaires en 2009. En cette période estivale de préparation des départs en congés, il n’est pas inutile de rappeler qu’à chaque fois qu’il y a un chômeur de plus, ce sont 6 personnes de son entourage qui réduisent leur budget vacances.
On annonce déjà que la situation va empirer à l’automne. On l’a vu, cette crise n’a pas desservi la droite, au contraire.
Nous devons continuer à expliquer les causes de la crise et surtout dépasser la simple protestation. Il faut pouvoir proposer tout à la fois des mesures concrètes et immédiates comme les propositions de loi qu’ont défendu les députés communistes le 28 mai et donner à voir un projet de société différent de celui dans lequel nous évoluons. Il ne faut pas abandonner ce travail d’explications et de propositions car soyons-sûr que nous participerons à la maturation d’une conscience différente de l’avant-crise. Je ne souhaite pas faire des comparatifs exagérés mais la période 1929-1936 nous montre aussi que le temps économique n’est pas forcément le temps politique.
La droite prend prétexte du scrutin du 7 juin pour annoncer un 2° round de réformes antisociales qui va continuer à détricoter l’architecture sociale et solidaire de notre République en mettant à mal, une fois de plus, les services publics, les collectivités locales, l’emploi public et condamnant les salariés à payer la crise des capitalistes et à être toujours plus la variable d’ajustement des profits.
Il va nous falloir redoubler d’activité sur cette question de l’emploi et être au côté des salariés comme nous avons été ce midi au côté des ouvriers Michelin. Rollier, PDG du groupe, a annoncé la semaine dernière une restructuration pour améliorer la compétitivité. C’est vrai qu’avec 357 millions d’euros de bénéfices pour l’an dernier et plus d’un milliard d’euros versés aux actionnaires sur les 5 dernières années, on peut comprendre les problèmes de trésorerie de Michelin. En réalité, c’est l’augmentation des profits au détriment des salariés qui motive Michelin. La crise est le bon moment pour agir.
La réaction du gouvernement a surtout été pour se faire le relais des explications de Michelin et notamment pour signaler que ce n’était pas des licenciements sec et que c’était là l’essentiel. Quant au PS, même si Martine Aubry a donné de la voix, localement celui-ci s’est lui félicité que les usines Clermontoises ne soient pas touchées. Pour notre part, nous avons dès la semaine dernière rédigé un communiqué de presse qui n’est paru qu’aujourd’hui et de manière tronqué et nous avons distribué un tract aujourd’hui aux salariés rassemblés devant l’usine.
Je le redis avec solennité : nous devons être aux côtés des salariés. Pas seulement pour apporter notre soutien, faire vivre en acte la solidarité, même si c’est important, mais aussi pour faire vivre l’espoir de solutions alternatives.
Nous devons nous préparer et anticiper sur la prochaine période car nous sommes à peu près sûrs malheureusement d’être confrontés à une augmentation des destructions d’emplois.
Nous devrons aussi faire le bilan d’un mouvement social historique dans notre pays mais dont les résultats apparaissent bien minces. Il faut également nous arrêter sur cette donnée : ce sont celles et ceux qui étaient dans la rue qui se sont majoritairement abstenus. Or, nous ne construirons rien sans celles et ceux qui se battent. Trouver un terrain commun de dialogue avec les syndicalistes, les interpeller sur la construction d’une perspective politique, leur redonner confiance dans la politique, voilà quelques uns des tâches qui nous attendent dès la rentrée.

L’avenir du Front de Gauche et la rentrée
Celle-ci sera marqué traditionnellement par la Fête de l’Huma. A ce propos, je lance un appel à toutes les bonnes volontés pour d’ores et déjà s’inscrire à la tenue du stand des 3 bougnats et vous informe qu’une réunion se tiendra le 9 juillet. Cette Fête sera l’occasion de poser en grand le débat de l’alternative à la droite, du rassemblement et des élections régionales.
Le Conseil National s’est réuni le week-end dernier et propose d’amplifier les mobilisations contre la politique Sarkozy, de  poursuivre et d’élargir la démarche engagée avec le Front de gauche, de lancer la bataille des élections régionales avec l'ambition de construire des majorités régionales de gauche sur des projets ambitieux de lutte contre la crise et enfin de franchir un cap dans les transformations du Parti pour le rendre plus efficace et plus utile à nos combats.
Nous avions annoncé lors de la constitution du Front de Gauche vouloir un rassemblement populaire. Force est de constater que nous ne sommes pas parvenus à créer la dynamique citoyenne et populaire dont nous rêvions, même s’il ne faut pas sous-estimer la réelle dynamique militante qui a eu lieu. C’est pourquoi le CN propose de lancer un appel à nos concitoyens, un appel à construire publiquement le projet du Front de Gauche. Le projet, c'est à dire les contenus, les objectifs  et les moyens que nous nous donnons pour y parvenir. Nous ne figeons pas la frontière de nos appels au rassemblement sur les consignes de telle ou telle direction de parti. Tout peut bouger en faisant appel aux acteurs des mouvements sociaux, aux électrices et électeurs de gauche dans leur diversité, électeurs du NPA, électeurs socialistes ou écologistes. S'adresser à toutes et tous sans exclusive sur une démarche exigeante peut créer des dynamiques plus fortes que les frontières que certains veulent ériger et rendre infranchissables.
Cette façon de poursuivre le Front de Gauche de manière transparente et publique, sur des contenus de transformations va nous permettre d’aborder les élections régionales de façon dynamique. Celles-ci seront importantes. Les ambitions de l'UMP sont déjà fixées : reconquérir entre quatre et dix régions sur les 20 détenues par la gauche. Le monsieur Elections de l'UMP distingue quatre régions « gagnables » et six régions « jouables ». La région Auvergne n’est pas citée mais rien n’est joué d’avance. Le CN fixe 3 enjeux à ces élections, je vous les livre :

- ne pas laisser la droite reconquérir les positions perdues en 2004, pour faire des régions des relais redoutables de la mise en œuvre des politiques du pouvoir.
- créer les conditions de majorités politiques régionales clairement ancrées à gauche, et portant, dans l'intérêt des populations  des projets nettement plus combatifs que ceux mis en œuvre depuis six ans. Nous ne confondons pas le bilan de ces régions avec ce qui se passerait si la droite revenait aux manettes. Mais nous voulons, face à la crise,  des ruptures pour faire des régions de gauche des points d'appui beaucoup plus solides contre les politiques patronales et de droite de restructuration et d'éclatement des territoires, et beaucoup plus engagés dans la réduction des inégalités sociales et territoriales.
- renforcer dans ces conseils régionaux le poids des élus communistes (nous en avons 185 actuellement dans vingt régions)  et de tous ceux qui combattront sans concession pour de tels projets.

Il nous appartient maintenant de débattre de ces questions. Le calendrier de travail a été donné : les 26 et 27 septembre, un Conseil National se réunira pour proposer une orientation nationale à la discussion des communistes. Il se nourrira du débat des communistes, c’est pourquoi avant même ce Conseil Départemental, nous avons invité les sections à se réunir. Des Conférences régionales se tiendront les 10.11 et 17.18 octobre. Elles auront pour but d’élaborer nos programmes régionaux, de débattre de nos stratégies électorales et de désigner si c'est déjà possible nos chefs de file communistes. Un Conseil national conclusif sur notre offre politique se tiendrait dans la foulée le 24 ou 25 octobre. La ratification de nos listes de candidats devra se mener inévitablement plus tard, une fois la configuration des listes aboutie. Mais la réflexion sur nos candidats peut et doit être également engagée sans attendre, à condition qu'elle intègre que nous pouvons nous trouver dans plusieurs mois dans des configurations impossibles à arrêter aujourd'hui.

Nous sortons d’une élection et il faut déjà se mettre en situation d’aborder la suivante. La poursuite du Front de Gauche, son élargissement, l’approfondissement sur les contenus seront des tâches ardues mais également enthousiasmantes. Les prochains mois seront chargés avec les conséquences toujours plus graves de cette crise du capitalisme mais peuvent aussi nous permettre de passer une étape dans la nécessaire construction d’une alternative à la politique du gouvernement.

Par cyril
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Vendredi 19 juin 2009
Communiqué de presse de la Fédération du PCF du Puy-de-Dôme

Après bien d’autres, le Groupe Michelin s’appuie sur la crise pour diminuer les effectifs et augmenter la productivité et les profits. Après le licenciement des intérimaires et des salariés en CDD, après les congés et RTT imposés, après les mesures de chômage partiel et une politique salariale désastreuse, les dirigeants de l’entreprise passent à la vitesse supérieure avec l’annonce d’un plan massif de suppressions d’emplois. Celui-ci concernerait 1093 personnes et la fermeture de l’usine de Noyelles-lès-Seclin. Nous tenons à exprimer notre plus vive indignation face à ces licenciements déguisés. Alors que Michelin réalise 357 millions d’euros de bénéfices pour l’année 2008 et que près d’un milliard d’euros ont été distribués aux actionnaires ces 5 dernières années, Michel Rollier, PDG de l’entreprise, qui a touché quant à lui 5,3 millions d’euros en 2008, annonce vouloir « restaurer la compétitivité de l’entreprise ». En fait, cette annonce vise à maintenir une rentabilité financière à 2 chiffres afin de satisfaire les actionnaires. Derrière les mots savamment utilisés : « mobilité », « restructuration », « compétitivité », « mesures d’âge », « solutions attractives » se cache une réalité plus concrète. Pour des centaines de familles, c’est l’angoisse de l’avenir, les difficultés financières, des vies bouleversées. Qui peut croire que les mesures de reclassement interne représentent une solution alternative pour des salariés et leurs familles ?
Pour notre pays, c’est l’emploi industriel et les salariés qui paient la crise des capitalistes. Pour mémoire, les dividendes versés aux actionnaires des entreprises industrielles représentaient en 1985 moins de 5% de la valeur ajoutée des entreprises. En 2008, ils s’élevaient à 24%. En 1993, les revenus financiers des entreprises représentaient 34% des revenus issus de l’activité productive, en 2008 ils ont bondi à 76%. Ces quelques chiffres montrent la réalité du cancer financier.
Les communistes estiment qu’il faut une autre logique que celle de la rentabilité financière pour combattre la crise. Les députés communistes ont déposé plusieurs propositions de loi pour lutter contre la crise et notamment une visant à « modifier la définition du licenciement économique pour exclure notamment de ce champ les entreprises qui ont dégagé des bénéfices, constitué des réserves, distribué des dividendes ou reçu des aides publiques. »
Cyril CINEUX
Secrétaire Départemental PCF
Président du Groupe Communiste Clermont Ferrand
Par cyril
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Mardi 21 avril 2009
J'adore !!!!!!!!!!!

Par cyril
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Lundi 20 avril 2009
3 000 chômeurs de plus par jour et l'ex-candidate à l'élection présidentielle ne trouve rien de mieux que d'alimenter une polémique stérile sur des propos supposés de Sarkozy. Cette stratégie d'occupation des médias l'a conduit à dire n'importe quoi à n'importe quelle occasion.
Et pendant ce temps, la crise frappe les plus fragiles, la liste des chômeurs s'allonge et des familles souffrent.
Mme Royal navigue entre le ridicule et le sordide.

Rappelons-nous :




Par cyril
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Vendredi 10 avril 2009
Dernier relevé de temps de parole des partis politiques dans les journaux télévisés à partir des données du CSA.

  2008 TF1 France 2 France 3 Total
Gouvernement septembre 00 h 23 min 46 s 01 h 49 min 09 s 00 h 40 min 39 s 02 h 53 min 34 s
octobre 00 h 21 min 57 s 02 h 03 min 04 s 01 h 24 min 04 s 03 h 49 min 05 s
novembre 00 h 07 min 11 s 01 h 07 min 40 s 00 h 55 min 49 s 02 h 10 min 40 s
Total 00 h 52 min 54 s 04 h 59 min 53 s 03 h 00 min 32 s 08 h 53 min 19 s
Présidence septembre 00 h 07 min 21 s 00 h 45 min 08 s 00 h 21 min 15 s 01 h 13 min 44 s
octobre 00 h 14 min 31 s 00 h 31 min 14 s 00 h 25 min 43 s 01 h 11 min 28 s
novembre 00 h 08 min 10 s 00 h 28 min 41 s 00 h 25 min 43 s 01 h 02 min 34 s
Total 00 h 30 min 02 s 01 h 45 min 03 s 01 h 12 min 41 s 03 h 27 min 46 s
UMP septembre 00 h 04 min 18 s 00 h 40 min 14 s 00 h 49 min 52 s 01 h 34 min 24 s
octobre 00 h 04 min 36 s 00 h 52 min 54 s 00 h 29 min 59 s 01 h 27 min 29 s
novembre 00 h 01 min 26 s 00 h 28 min 36 s 00 h 34 min 46 s 01 h 04 min 48 s
Total 00 h 10 min 20 s 02 h 01 min 44 s 01 h 54 min 37 s 04 h 06 min 41 s
Modem septembre 00 h 01 min 53 s 00 h 25 min 49 s 00 h 16 min 20 s 00 h 44 min 02 s
octobre 00 h 00 min 11 s 00 h 10 min 23 s 00 h 07 min 10 s 00 h 17 min 44 s
novembre 00 h 00 min 24 s 00 h 00 min 29 s 00 h 01 min 33 s 00 h 02 min 26 s
Total 00 h 02 min 28 s 00 h 36 min 41 s 00 h 25 min 03 s 01 h 04 min 12 s
Parti Socialiste septembre 00 h 12 min 55 s 00 h 41 min 52 s 00 h 41 min 37 s 01 h 36 min 24 s
octobre 00 h 16 min 11 s 00 h 51 min 10 s 01 h 09 min 10 s 02 h 16 min 31 s
novembre 00 h 35 min 53 s 02 h 28 min 46 s 02 h 08 min 42 s 05 h 13 min 21 s
Total 01 h 04 min 59 s 04 h 01 min 48 s 03 h 59 min 29 s 09 h 06 min 16 s
PCF septembre 00 h 03 min 34 s 00 h 12 min 12 s 00 h 14 min 19 s 00 h 30 min 05 s
octobre 00 h 00 min 06 s 00 h 01 min 47 s 00 h 01 min 29 s 00 h 03 min 22 s
novembre 00 h 00 min 25 s 00 h 00 min 39 s 00 h 06 min 14 s 00 h 07 min 18 s
Total 00 h 04 min 05 s 00 h 14 min 38 s 00 h 22 min 02 s 00 h 40 min 45 s


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Par cyril
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Vendredi 20 mars 2009



Par cyril
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Citations

Le moyen le plus sûr de discréditer une nouvelle idée politique (et pas seulement politique) et de lui nuire, c'est de la défendre en la poussant à l'absurde. En effet, si on la rend « exorbitante », si on l’exagère, si on l'étend au-delà des limites de son application réelle, peut-être poussée à l'absurde, et, dans ces conditions, se change même infailliblement en absurdité. LENINE

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