Dimanche 28 juin 2009
Voici le (long) rapport que j'ai présenté au Conseil Départemental de la fédération du Puy-de-Dôme. Analyse des élections et réflexions pour l'avenir...



Bilan des élections européennes
Après avoir menée campagne pendant près de 4 mois, nous devons maintenant nous livrer à l’exercice quelque peu fastidieux mais instructif de l’analyse des résultats.
Si nous avons débuté notre campagne dès le début de l’année, cela n’a pas été le cas des principales forces politiques qui ont, pour leur part, démarré un peu moins d’un mois avant la date du scrutin. L’UMP a volontairement évité de faire campagne pour ne pas subir le vote sanction. Cette situation convenait au Parti Socialiste, embourbé dans ses querelles internes et qui pensait recueillir mécaniquement les fruits de la colère sociale. Les 2 redoutaient également avec la même appréhension la réédition du débat citoyen de 2005. Mais le choix de la protestation a massivement été l’abstention. Celle-ci atteint un niveau record de 60% au niveau national et 57% au niveau européen. Le manque de lisibilité de l’Europe, cette courte campagne, l’absence de relais des médias, le déficit démocratique de l’Union Européenne ont été des éléments favorisant fortement l’abstention. Le vote du traité de Lisbonne au Congrès a certainement été un élément déterminant dans le choix de s’abstenir pour nombres de personnes. Le sentiment que « voter ne sert à rien » était en quelque sorte validé par la façon dont le président de la République, avec le soutien du PS, avait décidé de faire adopter le traité de Lisbonne.

Cette abstention nous interpelle car ce sont les personnes les plus menacées par la crise qui ne se sont pas déplacés pour aller voter. C’est chez les jeunes et dans l’électorat populaire que l’on trouve le plus d’abstentionnistes : 69% des ouvriers et 66% des employés n’ont pas voté tandis que le taux d’abstention atteint 70% chez les 18-24 ans et 72% pour les 25-34 ans. Selon un sondage, c’est le mécontentement à l’égard des partis politiques qui a le plus motivé d’abstentionnistes avant même la défiance vis-à-vis de l’actuelle construction européenne. L’abstention revêt donc un caractère d’expression politique qu’il ne faut pas négliger même si celle-ci a été immédiatement écartée des débats télévisés le soir du 7 juin. D’ailleurs, il faut souligner la responsabilité particulière des médias dans la désaffection des électeurs. Au contraire des élections présidentielles ou du référendum de 2005, les médias notamment télévisuels n’ont pas joué leur rôle. Ils n’ont à aucun moment donné les enjeux de cette élection, ils n’ont pas expliqué le rôle du Parlement, le fonctionnement de l’Union Européenne, tout ce qu’ils avaient fait en 2005 pour nous expliquer à quel point l’Europe était fabuleuse et pourquoi il fallait voter le TCE.

Pour seul débat, nous avons eu droit à une caricature avec l’émission d’Arlette Chabot faisant la part belle à l’UMP et le PS et mettant les « petits » candidats en opposition les uns aux autres, pervertissant ainsi profondément le sens même de ce qu’est une élection. Je le dis avec gravité : le traitement médiatique de ces élections n’est pas digne de ce que l’on est en droit d’attendre dans une démocratie. La dérive partisane et soumise d’une majorité de médias depuis 2005 revêt de plus en plus un caractère anti-démocratique. Les citoyens n’en sont pas dupes. Nous ne pourrons pas faire l’économie d’une réflexion tant au niveau national qu’au niveau local sur cette partialité des médias et ce qu’elle entraîne.

Cette abstention a plus touché la gauche que la droite. Sarkozy a d’ailleurs envoyé des signes à son électorat quelques jours avant le vote : mesures sécuritaires, travail du dimanche, etc…

- L’UMP
L’électorat de droite s’est donc beaucoup plus mobilisé et les listes UMP arrivent partout en tête. Avec 27,87% des voix, le parti au pouvoir réalise une victoire historique : c’est d’abord le meilleur score d’un parti de droite au pouvoir depuis 30 ans mais c’est aussi l’une des rares fois où un gouvernement n’est pas sanctionné lors d’élections intermédiaires. Notre pays ne fait pas exception en Europe puisque la droite arrive en tête dans 20 des 27 pays.
Cependant, à la différence des autres pays, l’extrême-droite est en recul en France, confirmant le déclin amorcé à la présidentielle. Toutefois, s’il y a lieu de se réjouir du reflux du Front National, on sait que Sarkozy a repris à son compte un certain nombre de thèmes portés et défendus par le FN. La cannibalisation du vote d’extrême-droite par l’UMP produit des effets électoraux mais perpétue ce que, en son temps, nous appelions la Lepénisation des esprits. C’est aussi ce renfort de droite qui permet aussi à l’UMP d’afficher un si bon score.
L’antisarkozysme n’a donc pas marché et le PS qui avait basé l’essentiel de sa campagne sur ce rejet du pouvoir en est pour ses frais. Il semble même qu’une prime à l’ordre et à la stabilité face à la crise ait été donnée à la droite. Dit plus crûment, la crise économique a profité à la droite. L’agitation autour du G20, les promesses de libéralisation du capitalisme ont, semble-t-il, fait illusion sur une partie de l’électorat. Ce résultat nous pose tout de même question au moment où le monde vit une crise historique du capitalisme et où dans notre pays, le mouvement social est sur le devant de la scène depuis le mois de janvier. J’y reviendrais.

- Le PS
Le PS subit une lourde défaite avec 16,48% en recul de près de 10 points par rapport à 2004. C’est la même chose presque partout en Europe ce qui conduit le PSE à perdre plus de 50 sièges. Ce résultat sanctionne l'ambiguïté fondamentale des orientations du PS, prétendant s'opposer à Sarkozy ici et composer avec le libéralisme à Bruxelles.
Depuis 2002, le PS n’arrive plus à se reconstruire et devient incapable de gagner une élection nationale. Il est toujours en butte aux luttes internes entre ceux qui voudraient un ancrage plus à gauche et ceux qui souhaiteraient se débarrasser définitivement des oripeaux socialistes. Le Congrès du Mans en a été l’illustration la plus symbolique.
Nous avons besoin d’analyser avec lucidité et en profondeur ce qu’est le PS aujourd’hui. Il me semble qu’une distorsion est en train de se produire entre ce qu’est le PS nationalement et ce qu’il est ou ce qu’il représente localement. Nationalement, le PS pense trouver son salut du côté de l’alliance avec le Modem alors que localement il a toujours besoin d’un affichage de gauche même si les tentations droitières sont extrêmement présentes. Elles sont d’ailleurs revenues sur le devant de la scène quelques heures seulement après la fin du vote avec les appels du pied plus que pressant à la liste Europe Ecologie. Mais ce que sait le mieux faire le PS, c’est de se déchirer. Cela n’a pas tardé puisque dans une discussion assez indigne dans les circonstances, autocentrée sur eux-mêmes, les ténors du PS se sont tantôt institués rénovateur en chef du Parti, tantôt candidat à la candidature se rejetant les uns sur les autres la responsabilité de l’échec. Pitoyable spectacle qui a continué dans les jours suivants où pour certains la réponse à la crise politique est de faire des primaires de la gauche pour savoir qui sera candidat à la présidentielle de 2012.

- Europe Ecologie
L’effondrement du PS a profité à l’alliance hétéroclite d’Europe Ecologie qui recueil 16,28% et qui crée l’événement. Je tiens tout de suite à donner un élément qui permet de relativiser ce résultat. En 1999, Daniel Cohn Bendit conduisait  la liste des Verts et recueillait déjà 10%. Si le score d’Europe Ecologie est si mis en lumière, c’est aussi par la débâcle du PS. Il faut donc relativiser ce résultat, le mettre en perspective pour l’éclairer mais en prenant bien soin de ne pas sous-estimer les motivations des électeurs.
Europe Ecologie a siphonné une partie de l’électorat PS et une partie de celui du Modem. Sa campagne résolument européenne a justement permis d’attirer à lui celles et ceux qui ne se retrouvaient pas dans l’antisarkozysme déployé aussi bien par le PS que par François Bayrou. Les questions environnementales, le développement durable, l’avenir de la planète sont devenus des questions incontournables du débat politique. Là aussi, il ne faut pas sous-estimer l’attente de la population sur ces questions. Mais il faut aussi avoir un langage de vérité : il n’y aura pas d’avenir durable sans transformation sociale, il n’y aura pas d’environnement préservé sans rupture avec un système économique qui sacrifie hommes et territoires pour le profit. Nous devons également combattre cette idée de « capitalisme vert ». La loi du profit sera toujours plus importante que tous les impératifs écologiques. Il faudra d’ailleurs être très attentif aux votes des députés européens d’Europe Ecologie sur les directives de libéralisation notamment en matière de transport ou d’énergie.
La force des ces listes est aussi venu du rassemblement. Ce qui nous apparaissait et qui nous apparaît encore d’ailleurs comme une alliance contre-nature entre ceux qui avaient fait campagne pour le NON et ceux qui défendaient le OUI est, au contraire, apparu comme la capacité de dépasser des différences pour se rassembler sur l’essentiel. C’est, pour nous, un élément intéressant de réflexion. Cette image d’unité a évidemment été renforcée par l’image d’un PS explosé, morcelé, encore confronté à la lutte entre Martine Aubry et Ségolène Royal. Europe Ecologie a pu apparaître à certains électeurs comme un « anti-PS positif » et attirer à lui des électeurs socialistes lassés des divisions de leur camp.
Néanmoins certains députés seront obligés de faire fi de leurs convictions lorsqu’il faudra voter au Parlement européen. Nous verrons alors la solidité de cette alliance et la fermeté des convictions des uns et des autres.
Un dernier mot sur ce résultat d’Europe Ecologie. Il faut aussi constater la persistance d'un flottement massif dans l'électorat qui débouche alternativement ou conjointement, soit sur des poussées abstentionnistes massives, soit sur des votes « surprises » aux contours flous. Ce fut le cas du Modem à la présidentielle, cette fois d'Europe écologie. Il y a des points communs à ces poussées électorales mais aussi des différences d'expression à ne pas négliger. Les électeurs cherchent à chaque fois des réponses nouvelles.
Ces phénomènes politiques instables, qui cristallisent très rapidement des nombres  importants  d'électeurs indécis, changent de nature d'une élection à l'autre, sans qu'on sache s'ils vont perdurer, mais notons qu'ils sont maintenant récurrents.
Ils sont avec l'abstention, la marque d'une insatisfaction très profonde et persistante à l'égard de l'offre politique, la recherche de solutions neuves et atteignables (ce qui n'évite pas toujours les raccourcis trompeurs) face aux crises qui angoissent  notre peuple, crise du système capitaliste, crise démocratique, crise écologique...
Dans cette élection, la « surprise » est venue des listes Europe écologie, tandis que le Modem mordait la poussière. Autant il serait naïf de ne rien voir des manipulations politiques et médiatiques qui nourrissent ces brusques mouvements électoraux, autant il serait inconséquent d'ignorer le sens que tentent d'y mettre les électeurs. Et cela d'autant plus que la motivation écologique qui anime cette fois bon nombre des électeurs d'Europe écologie nous paraît à nous aussi essentielle.

- le NPA
La stratégie d’Olivier Besancenot et des dirigeants du NPA  se solde par un échec. Ils voulaient préempter la gauche du PS pour apparaître comme les seuls opposants à Sarkozy. Ils en sont pour leurs frais. Ce qui coûte le plus cher au NPA, c’est son refus du rassemblement, faisant prévaloir les intérêts boutiquiers sur les intérêts des salariés et de la gauche. Cette ligne politique n’a pas servi le NPA électoralement parlant et a conduit Christian Piquet et ses amis à quitter le NPA et à rejoindre le Front de Gauche.

- Le Front de Gauche
J’en viens maintenant aux résultats des listes du Front de Gauche. Avec 6,5 % et 5 élus, nous pouvons dire que nous avons réussi notre pari. Avant d’analyser plus précisément ce résultat, je souhaite féliciter nos 2 candidates puy-de-dômoise et plus particulièrement notre camarade Yvette Mercier qui a été une excellente candidate, disponible, sérieuse aussi à l’aise derrière un micro que devant les portes des boîtes. Je souhaite également au nom du Conseil Départemental saluer l’immense travail militant qui a été réalisé. C’est grâce à lui que nous réalisons ce score car nous n’avons pu compter que sur nous-mêmes durant la majeure partie de la séquence électorale, les médias ne s’intéressant au Front de Gauche qu’en fin de campagne.
Je disais pari réussi donc, salué comme tel par la presse. Nous pouvons effectivement être satisfaits de nos résultats dans le contexte d’abstention massive que nous avons connu.
Réussite tout d’abord par notre capacité commune avec le Parti de Gauche à se hisser au niveau des enjeux et à travailler pour l’intérêt commun. Réussite, je l’ai dit, en terme militant. Réussite également sur l’élargissement du Front de Gauche qui a été rejoint par la Gauche unitaire puis par République et Socialisme issu du MRC de Chevènement. Nous pouvons également nous prévaloir du soutien d’intellectuels, d’économistes et de nombreux syndicalistes, séduits par cette démarche unitaire. Réussite enfin sur que nous avons semé en terme de dynamique, d’intérêt qui ne demandent plus qu’à germer.
Il est intéressant de se pencher sur les inégalités de résultats en termes de tranches d'âge et de catégories sociales et sociologiques. Selon un sondage CSA sortie des urnes réalisé le jour du vote, 20% des électeurs Front de gauche ont moins de 30 ans, 22% de 30 à 49 ans, 58% ont plus de 50 ans. Les catégories moyennes ou supérieures du salariat, les diplômés bac+2 et plus, sont mieux représentés que les ouvriers et les employés, les diplômés CAP-BEP. En termes de comportements politiques, 72% de nos électeurs déclarent avoir voté non en 2005, 18% avoir voté oui et 10% s’être abstenus. 47% se déclarent proches du PCF, 18% de l'extrême-gauche dont 11% qui déclarent avoir voté Besancenot, 23% proches du Parti socialiste.

Concernant notre circonscription, nous obtenons un résultat de 8,1% en augmentation de 1,9% par rapport à 2004 avec un gain tout de même non négligeable de 20 660 voix. Dans le même temps, le PS perd plus de 200 000 voix. Dans le Puy-de-Dôme, nous nous situons à 8,5% des suffrages avec une progression de 2,9 %, ce qui en fait la plus importante progression à l’échelon départemental de France. Nous gagnons 4 833 voix avec un total de 15 357. Nous sommes devant le FN et le NPA et nous occupons la 5° position. Le PS perd plus de 30 000 voix tandis que l’UMP en gagne près de 6 500.
Nous avons mené une belle campagne avec 2 meetings réussis et plus de 45 réunions dans tout le département. Notre meeting de Polydome a marqué par la qualité des intervenants, l’accueil chaleureux et fraternel de la salle, le parterre de syndicalistes sur la tribune et a convaincu plusieurs de ses spectateurs de voter Front de Gauche. Il est un peu le symbole de notre campagne.
Alors qu’en 2004, 19 cantons sur 61 se trouvaient sous la barre des 5%, ce ne sont plus que 3 cantons Ardes, Rochefort Montagne et Chamalières aujourd’hui. La plus grosse progression que nous enregistrons se situe sur la 5° circonscription avec + 5,37%, la plus faible sur la 6° mais avec tout de même une progression de 1,99%. Pour finir, il est à noter que nous dépassons les 10% dans 142 communes avec des scores allant au-delà de 15% dans 60 communes. Dernier élément de satisfaction, c’est que le Front de Gauche arrive devant le NPA sur Clermont même là où la LCR conduite par Alain Laffont, candidat du NPA aux européennes,  réalisait plus de 15% aux dernières municipales. Ce refus de s’inscrire dans la démarche unitaire a, là aussi, coûté électoralement parlant mais a aussi conduit des militants du NPA à rejoindre le Front de Gauche et a créer il y a quelques jours la Gauche Unitaire sur le département.

Les résultats des différentes forces politiques doivent évidemment être appréciés à l'aune du niveau record d'abstention. Il est difficile de dire dans ces conditions si les tendances observées parmi ceux qui ont voté seraient confirmées, infirmées ou sensiblement modifiées en cas de vote plus massif. Cela vaut pour nos propres résultats. Cela n'enlève rien aux points marqués par notre campagne, mais cela signifie également que la dynamique réellement populaire que nous visons reste à créer. Une dynamique est bel et bien née mais il est évident que l'ambition est qu'elle change d'échelle dans le peuple si nous voulons qu'elle pèse durablement sur le cours des évènements.

Contexte économique et social
Ces élections se sont déroulées dans un contexte économique et social toujours dominé par la crise du capitalisme. Les destructions d’emplois succèdent aux annonces de licenciement. Au premier trimestre 2009, ce sont 187 000 emplois nets détruits et l’UNEDIC prévoit près de 600 000 chômeurs supplémentaires en 2009. En cette période estivale de préparation des départs en congés, il n’est pas inutile de rappeler qu’à chaque fois qu’il y a un chômeur de plus, ce sont 6 personnes de son entourage qui réduisent leur budget vacances.
On annonce déjà que la situation va empirer à l’automne. On l’a vu, cette crise n’a pas desservi la droite, au contraire.
Nous devons continuer à expliquer les causes de la crise et surtout dépasser la simple protestation. Il faut pouvoir proposer tout à la fois des mesures concrètes et immédiates comme les propositions de loi qu’ont défendu les députés communistes le 28 mai et donner à voir un projet de société différent de celui dans lequel nous évoluons. Il ne faut pas abandonner ce travail d’explications et de propositions car soyons-sûr que nous participerons à la maturation d’une conscience différente de l’avant-crise. Je ne souhaite pas faire des comparatifs exagérés mais la période 1929-1936 nous montre aussi que le temps économique n’est pas forcément le temps politique.
La droite prend prétexte du scrutin du 7 juin pour annoncer un 2° round de réformes antisociales qui va continuer à détricoter l’architecture sociale et solidaire de notre République en mettant à mal, une fois de plus, les services publics, les collectivités locales, l’emploi public et condamnant les salariés à payer la crise des capitalistes et à être toujours plus la variable d’ajustement des profits.
Il va nous falloir redoubler d’activité sur cette question de l’emploi et être au côté des salariés comme nous avons été ce midi au côté des ouvriers Michelin. Rollier, PDG du groupe, a annoncé la semaine dernière une restructuration pour améliorer la compétitivité. C’est vrai qu’avec 357 millions d’euros de bénéfices pour l’an dernier et plus d’un milliard d’euros versés aux actionnaires sur les 5 dernières années, on peut comprendre les problèmes de trésorerie de Michelin. En réalité, c’est l’augmentation des profits au détriment des salariés qui motive Michelin. La crise est le bon moment pour agir.
La réaction du gouvernement a surtout été pour se faire le relais des explications de Michelin et notamment pour signaler que ce n’était pas des licenciements sec et que c’était là l’essentiel. Quant au PS, même si Martine Aubry a donné de la voix, localement celui-ci s’est lui félicité que les usines Clermontoises ne soient pas touchées. Pour notre part, nous avons dès la semaine dernière rédigé un communiqué de presse qui n’est paru qu’aujourd’hui et de manière tronqué et nous avons distribué un tract aujourd’hui aux salariés rassemblés devant l’usine.
Je le redis avec solennité : nous devons être aux côtés des salariés. Pas seulement pour apporter notre soutien, faire vivre en acte la solidarité, même si c’est important, mais aussi pour faire vivre l’espoir de solutions alternatives.
Nous devons nous préparer et anticiper sur la prochaine période car nous sommes à peu près sûrs malheureusement d’être confrontés à une augmentation des destructions d’emplois.
Nous devrons aussi faire le bilan d’un mouvement social historique dans notre pays mais dont les résultats apparaissent bien minces. Il faut également nous arrêter sur cette donnée : ce sont celles et ceux qui étaient dans la rue qui se sont majoritairement abstenus. Or, nous ne construirons rien sans celles et ceux qui se battent. Trouver un terrain commun de dialogue avec les syndicalistes, les interpeller sur la construction d’une perspective politique, leur redonner confiance dans la politique, voilà quelques uns des tâches qui nous attendent dès la rentrée.

L’avenir du Front de Gauche et la rentrée
Celle-ci sera marqué traditionnellement par la Fête de l’Huma. A ce propos, je lance un appel à toutes les bonnes volontés pour d’ores et déjà s’inscrire à la tenue du stand des 3 bougnats et vous informe qu’une réunion se tiendra le 9 juillet. Cette Fête sera l’occasion de poser en grand le débat de l’alternative à la droite, du rassemblement et des élections régionales.
Le Conseil National s’est réuni le week-end dernier et propose d’amplifier les mobilisations contre la politique Sarkozy, de  poursuivre et d’élargir la démarche engagée avec le Front de gauche, de lancer la bataille des élections régionales avec l'ambition de construire des majorités régionales de gauche sur des projets ambitieux de lutte contre la crise et enfin de franchir un cap dans les transformations du Parti pour le rendre plus efficace et plus utile à nos combats.
Nous avions annoncé lors de la constitution du Front de Gauche vouloir un rassemblement populaire. Force est de constater que nous ne sommes pas parvenus à créer la dynamique citoyenne et populaire dont nous rêvions, même s’il ne faut pas sous-estimer la réelle dynamique militante qui a eu lieu. C’est pourquoi le CN propose de lancer un appel à nos concitoyens, un appel à construire publiquement le projet du Front de Gauche. Le projet, c'est à dire les contenus, les objectifs  et les moyens que nous nous donnons pour y parvenir. Nous ne figeons pas la frontière de nos appels au rassemblement sur les consignes de telle ou telle direction de parti. Tout peut bouger en faisant appel aux acteurs des mouvements sociaux, aux électrices et électeurs de gauche dans leur diversité, électeurs du NPA, électeurs socialistes ou écologistes. S'adresser à toutes et tous sans exclusive sur une démarche exigeante peut créer des dynamiques plus fortes que les frontières que certains veulent ériger et rendre infranchissables.
Cette façon de poursuivre le Front de Gauche de manière transparente et publique, sur des contenus de transformations va nous permettre d’aborder les élections régionales de façon dynamique. Celles-ci seront importantes. Les ambitions de l'UMP sont déjà fixées : reconquérir entre quatre et dix régions sur les 20 détenues par la gauche. Le monsieur Elections de l'UMP distingue quatre régions « gagnables » et six régions « jouables ». La région Auvergne n’est pas citée mais rien n’est joué d’avance. Le CN fixe 3 enjeux à ces élections, je vous les livre :

- ne pas laisser la droite reconquérir les positions perdues en 2004, pour faire des régions des relais redoutables de la mise en œuvre des politiques du pouvoir.
- créer les conditions de majorités politiques régionales clairement ancrées à gauche, et portant, dans l'intérêt des populations  des projets nettement plus combatifs que ceux mis en œuvre depuis six ans. Nous ne confondons pas le bilan de ces régions avec ce qui se passerait si la droite revenait aux manettes. Mais nous voulons, face à la crise,  des ruptures pour faire des régions de gauche des points d'appui beaucoup plus solides contre les politiques patronales et de droite de restructuration et d'éclatement des territoires, et beaucoup plus engagés dans la réduction des inégalités sociales et territoriales.
- renforcer dans ces conseils régionaux le poids des élus communistes (nous en avons 185 actuellement dans vingt régions)  et de tous ceux qui combattront sans concession pour de tels projets.

Il nous appartient maintenant de débattre de ces questions. Le calendrier de travail a été donné : les 26 et 27 septembre, un Conseil National se réunira pour proposer une orientation nationale à la discussion des communistes. Il se nourrira du débat des communistes, c’est pourquoi avant même ce Conseil Départemental, nous avons invité les sections à se réunir. Des Conférences régionales se tiendront les 10.11 et 17.18 octobre. Elles auront pour but d’élaborer nos programmes régionaux, de débattre de nos stratégies électorales et de désigner si c'est déjà possible nos chefs de file communistes. Un Conseil national conclusif sur notre offre politique se tiendrait dans la foulée le 24 ou 25 octobre. La ratification de nos listes de candidats devra se mener inévitablement plus tard, une fois la configuration des listes aboutie. Mais la réflexion sur nos candidats peut et doit être également engagée sans attendre, à condition qu'elle intègre que nous pouvons nous trouver dans plusieurs mois dans des configurations impossibles à arrêter aujourd'hui.

Nous sortons d’une élection et il faut déjà se mettre en situation d’aborder la suivante. La poursuite du Front de Gauche, son élargissement, l’approfondissement sur les contenus seront des tâches ardues mais également enthousiasmantes. Les prochains mois seront chargés avec les conséquences toujours plus graves de cette crise du capitalisme mais peuvent aussi nous permettre de passer une étape dans la nécessaire construction d’une alternative à la politique du gouvernement.

Par cyril - Publié dans : Actu
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Vendredi 19 juin 2009
Communiqué de presse de la Fédération du PCF du Puy-de-Dôme

Après bien d’autres, le Groupe Michelin s’appuie sur la crise pour diminuer les effectifs et augmenter la productivité et les profits. Après le licenciement des intérimaires et des salariés en CDD, après les congés et RTT imposés, après les mesures de chômage partiel et une politique salariale désastreuse, les dirigeants de l’entreprise passent à la vitesse supérieure avec l’annonce d’un plan massif de suppressions d’emplois. Celui-ci concernerait 1093 personnes et la fermeture de l’usine de Noyelles-lès-Seclin. Nous tenons à exprimer notre plus vive indignation face à ces licenciements déguisés. Alors que Michelin réalise 357 millions d’euros de bénéfices pour l’année 2008 et que près d’un milliard d’euros ont été distribués aux actionnaires ces 5 dernières années, Michel Rollier, PDG de l’entreprise, qui a touché quant à lui 5,3 millions d’euros en 2008, annonce vouloir « restaurer la compétitivité de l’entreprise ». En fait, cette annonce vise à maintenir une rentabilité financière à 2 chiffres afin de satisfaire les actionnaires. Derrière les mots savamment utilisés : « mobilité », « restructuration », « compétitivité », « mesures d’âge », « solutions attractives » se cache une réalité plus concrète. Pour des centaines de familles, c’est l’angoisse de l’avenir, les difficultés financières, des vies bouleversées. Qui peut croire que les mesures de reclassement interne représentent une solution alternative pour des salariés et leurs familles ?
Pour notre pays, c’est l’emploi industriel et les salariés qui paient la crise des capitalistes. Pour mémoire, les dividendes versés aux actionnaires des entreprises industrielles représentaient en 1985 moins de 5% de la valeur ajoutée des entreprises. En 2008, ils s’élevaient à 24%. En 1993, les revenus financiers des entreprises représentaient 34% des revenus issus de l’activité productive, en 2008 ils ont bondi à 76%. Ces quelques chiffres montrent la réalité du cancer financier.
Les communistes estiment qu’il faut une autre logique que celle de la rentabilité financière pour combattre la crise. Les députés communistes ont déposé plusieurs propositions de loi pour lutter contre la crise et notamment une visant à « modifier la définition du licenciement économique pour exclure notamment de ce champ les entreprises qui ont dégagé des bénéfices, constitué des réserves, distribué des dividendes ou reçu des aides publiques. »
Cyril CINEUX
Secrétaire Départemental PCF
Président du Groupe Communiste Clermont Ferrand
Par cyril - Publié dans : Actu
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Mardi 21 avril 2009
J'adore !!!!!!!!!!!

Par cyril - Publié dans : Actu
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Lundi 20 avril 2009
3 000 chômeurs de plus par jour et l'ex-candidate à l'élection présidentielle ne trouve rien de mieux que d'alimenter une polémique stérile sur des propos supposés de Sarkozy. Cette stratégie d'occupation des médias l'a conduit à dire n'importe quoi à n'importe quelle occasion.
Et pendant ce temps, la crise frappe les plus fragiles, la liste des chômeurs s'allonge et des familles souffrent.
Mme Royal navigue entre le ridicule et le sordide.

Rappelons-nous :




Par cyril - Publié dans : Actu
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Vendredi 10 avril 2009
Dernier relevé de temps de parole des partis politiques dans les journaux télévisés à partir des données du CSA.

  2008 TF1 France 2 France 3 Total
Gouvernement septembre 00 h 23 min 46 s 01 h 49 min 09 s 00 h 40 min 39 s 02 h 53 min 34 s
octobre 00 h 21 min 57 s 02 h 03 min 04 s 01 h 24 min 04 s 03 h 49 min 05 s
novembre 00 h 07 min 11 s 01 h 07 min 40 s 00 h 55 min 49 s 02 h 10 min 40 s
Total 00 h 52 min 54 s 04 h 59 min 53 s 03 h 00 min 32 s 08 h 53 min 19 s
Présidence septembre 00 h 07 min 21 s 00 h 45 min 08 s 00 h 21 min 15 s 01 h 13 min 44 s
octobre 00 h 14 min 31 s 00 h 31 min 14 s 00 h 25 min 43 s 01 h 11 min 28 s
novembre 00 h 08 min 10 s 00 h 28 min 41 s 00 h 25 min 43 s 01 h 02 min 34 s
Total 00 h 30 min 02 s 01 h 45 min 03 s 01 h 12 min 41 s 03 h 27 min 46 s
UMP septembre 00 h 04 min 18 s 00 h 40 min 14 s 00 h 49 min 52 s 01 h 34 min 24 s
octobre 00 h 04 min 36 s 00 h 52 min 54 s 00 h 29 min 59 s 01 h 27 min 29 s
novembre 00 h 01 min 26 s 00 h 28 min 36 s 00 h 34 min 46 s 01 h 04 min 48 s
Total 00 h 10 min 20 s 02 h 01 min 44 s 01 h 54 min 37 s 04 h 06 min 41 s
Modem septembre 00 h 01 min 53 s 00 h 25 min 49 s 00 h 16 min 20 s 00 h 44 min 02 s
octobre 00 h 00 min 11 s 00 h 10 min 23 s 00 h 07 min 10 s 00 h 17 min 44 s
novembre 00 h 00 min 24 s 00 h 00 min 29 s 00 h 01 min 33 s 00 h 02 min 26 s
Total 00 h 02 min 28 s 00 h 36 min 41 s 00 h 25 min 03 s 01 h 04 min 12 s
Parti Socialiste septembre 00 h 12 min 55 s 00 h 41 min 52 s 00 h 41 min 37 s 01 h 36 min 24 s
octobre 00 h 16 min 11 s 00 h 51 min 10 s 01 h 09 min 10 s 02 h 16 min 31 s
novembre 00 h 35 min 53 s 02 h 28 min 46 s 02 h 08 min 42 s 05 h 13 min 21 s
Total 01 h 04 min 59 s 04 h 01 min 48 s 03 h 59 min 29 s 09 h 06 min 16 s
PCF septembre 00 h 03 min 34 s 00 h 12 min 12 s 00 h 14 min 19 s 00 h 30 min 05 s
octobre 00 h 00 min 06 s 00 h 01 min 47 s 00 h 01 min 29 s 00 h 03 min 22 s
novembre 00 h 00 min 25 s 00 h 00 min 39 s 00 h 06 min 14 s 00 h 07 min 18 s
Total 00 h 04 min 05 s 00 h 14 min 38 s 00 h 22 min 02 s 00 h 40 min 45 s


Sans commentaire
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Vendredi 20 mars 2009



Par cyril - Publié dans : Actu
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Mardi 27 janvier 2009
Dimanche soir, après avoir passé une partie de l’après-midi au banquet républicain d’André Chassiagne, député communiste du Puy-de-Dôme, j’allume la télé et je tombe sur « Combien ça coûte ? » en plein reportage sur les députés. Le commentaire du film nous fait rentrer dans la sphère d’une entreprise n’ayant pour but que de voler l’argent des Français : l’Assemblée Nationale. Car les députés disposent d’ « avantages » et de « privilèges » : des moyens financiers pour prendre l’avion et ainsi de leur circonscription se rendre à Paris, des moyens pour payer des collaborateurs qui vont les aider à accomplir leur tâche et bien sûr une indemnité, horreur, pour les rémunérer de leur travail. Et l’on nous explique que tout ceci ressort du privilège, de l’avantage ?! Mais qui a envie de monter à Paris 2 jours par semaine, qui a envie de passer ces nuits à discuter de textes de lois, qui a envie de ne plus avoir de soirée à soi, ni de week-ends, qui a envie de passer des heures interminables en réunion… Qui ?
Et qui peut perdre son boulot après avoir pendant 5 ans bosser pour la République ?
De plus, le reportage ne met jamais en parallèle les moyens financiers et le travail du député et de ses assistants. Mais le commentaire insiste bien sur le fait qu’un député absent touche tout de même son indemnité. C’est un reportage aberrant, démago et populiste qui ne fait pas honneur à ceux qui l’ont fait, présenté et commenté !!! Il n’explique pas du tout le fonctionnement de l’Assemblée, de chaque groupe, des commissions qui ont lieu jour et nuit. Il n’explique pas non plus qu’un député ne passe que quelques jours à Paris par semaine et que le reste du temps, il est sur sa circonscription. Mais ce qui est plus grave pour moi, c’est surtout qu’il induit que les députés seraient des gens qui s’enrichiraient grâce à leur mandat et que, par conséquent, il faudrait supprimer un certain nombre de moyens financiers qui leur sont accordés. Ce qui revient à laisser le peuple n’être représenter que par des citoyens ayant les ressources personnels ou un parti suffisamment riche pour assurer leur mandat. Cela a déjà existé sous la monarchie avec l’aristocratie ou dans la République censitaire. Cela évite que le peuple ne se mêle de ces affaires. Enfin, une dernière chose, moins les gens sont citoyens, plus il faut de moyens pour faire vivre la démocratie…
Par cyril - Publié dans : Actu
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Vendredi 16 janvier 2009
Voici le rapport que j'ai présenté au 1er Conseil Départemental de l'année.




Je voudrais tout d’abord souhaiter la bienvenue aux camarades qui ont été élu à l’occasion de notre Conférence Départemental du mois dernier et leur dire qu’ils sont maintenant, au même titre que les plus anciens, des dirigeants et animateurs de la Fédération.
C’est avec plaisir que je me plie à la tradition pour vous présenter mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Vœux de santé, de bonheur pour vous et celles et ceux qui vous sont proches et vœux d’espoir quant à une marche du monde moins folle que celle que l’on connaît aujourd’hui.
Car ce qui se passe dans la bande de Gaza depuis 3 semaines pourrait nous faire penser que le monde a brusquement sombré dans la folie tant les réactions des gouvernements du monde entier ne semble pas au niveau de l’urgence humanitaire. En plein milieu des fêtes de fin d’année, le gouvernement israélien a décidé de bombarder la bande de Gaza pour y débusquer les combattants du Hamas.
Ce bout de terre s’étend sur un territoire de 363 km² où vit une population de plus d’1,5 millions de personnes. Pour donner une comparaison, le pays le plus densément peuplé d’Europe est la Hollande avec 452 habitants au km² ; dans la bande de Gaza, c’est une densité presque 10 fois supérieur puisqu’elle se situe à  4 166 personnes au km². Nous pouvons facilement imaginer combien cette guerre doit être « propre », combien les frappes doivent être  « chirurgicales » avec une densité de population aussi élevée. C’est en prenant prétexte d’une rupture de la trêve du Hamas par des tirs de roquettes qu’Israël a lancé son offensive meurtrière. Cette trêve, débutée en juin 2008, n’a jamais été véritablement respectée ni par le Hamas, ni par Israël, les uns répondant aux agressions des autres.
Ce conflit qui dure depuis 60 ans semble être entré dans une nouvelle phase, une phase mettant à mort la fragile idée du processus de paix. Pour bien comprendre la situation actuelle, il est nécessaire de revenir, à grands traits, sur ces 60 ans de conflits.

Le 29 novembre 1947, le plan de partage de la Palestine est approuvé par l'Assemblée Générale de l'ONU. Ce plan, destiné à résoudre le conflit entre Juifs et Arabes à propos du mandat britannique sur la Palestine, propose le partage de ce territoire entre deux États, l'un juif, l'autre arabe, avec Jérusalem sous contrôle international. Le refus de ce plan par les pays arabes conduit à la 1ère Guerre israélo-arabe de 1948.
Le14 mai 1948 Israël proclame son indépendance et le 30 mai 1964, l’OLP est créée.
En juin 1967, Israël provoque la guerre dite des Six Jours en s’emparant de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Il occupe ainsi la totalité de la Palestine et détient seul désormais la clef du problème palestinien.
Israël annexe dès juillet 1967 Jérusalem-Est et proclame la ville « réunifiée » capitale d’Israël. Cette décision viole toutes les résolutions de l’ONU notamment la résolution 242 adoptée par l’ONU suite au cessez-le-feu mettant fin à la guerre des Six jours et qui requiert entre autres le retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit.
La Résolution 338 de 1973 fait suite à la guerre  du Kippour et demande aux parties en cause de commencer immédiatement après le cessez-le-feu l’application de la Résolution 242 du Conseil de sécurité.
Face à l’impasse politique du conflit, les Palestiniens déclenchent l’intifada en décembre 1987.
En novembre 1988, le Conseil national palestinien d’Alger franchit un triple pas :
- il proclame l’État indépendant de Palestine ;
- il accepte comme bases de règlement les résolutions des Nations unies : la résolution 181 de l’Assemblée générale de 1947 (partage), la 242 du Conseil de sécurité de 1967 (échange de territoires contre la paix) et la 338 du Conseil de sécurité de 1973 qui actualise la précédente ;
- il condamne explicitement toute forme de terrorisme.
La reconnaissance d’Israël sera confirmée le 15 décembre 1988 par Yasser Arafat devant l’Assemblée générale des Nations unie.
Le 13 septembre 1993, l’accord d’Oslo est conclu. Pour la première fois, Israël et l’OLP se reconnaissent mutuellement et les deux signataires affirment vouloir mettre en place une autonomie palestinienne transitoire dans les Territoires occupés par Israël en 1967.
Tout le monde se souvient de l’émotion considérable soulevé à l’occasion de la célèbre  poignée de mains entre Itzhak Rabin et de Yasser Arafat, sous le regard de Bill Clinton, sur la pelouse de la Maison-Blanche.

Au terme d'un traité signé le 4 mai 1994, les Palestiniens bénéficièrent d'une forme limitée d'autonomie, et les Israéliens s'engageaient à retirer leurs forces armées de la bande de Gaza et de Jéricho.
 
Après les accords conclus à Taba et signés à Washington le 28 septembre 1995, l'armée israélienne évacue les principales villes de Cisjordanie. Yasser Arafat est élu démocratiquement président, à la tête d’un Conseil législatif qui est majoritairement acquis au Fatah. L’Autorité palestinienne se met en place.
Mais l'assassinat du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin en novembre 1995, puis la défaite électorale de Shimon Peres face au leader de la droite Benyamin Netanyahou, en mai 1996, ralentissent considérablement le déroulement du processus de paix. Celui-ci, après la reprise des implantations juives à Jérusalem-Est et des attentats des islamistes du Hamas, en juillet-août 1997, est bloqué.
Le 28 septembre 2000, Ariel Sharon, parlementaire et membre du Likoud (à l'époque dans l'opposition politique au gouvernement de Ehud Barak), fait une visite sous haute sécurité sur l'esplanade des mosquées/Mont du Temple à Jérusalem. Cette venue est interprétée comme une provocation par les Palestiniens et la population arabe. C’est le début de la seconde intifada.
Un mois plus tard, les violences de la seconde Intifada et le sentiment d'insécurité entraînent la victoire d’Ariel Sharon. Celui-ci exige alors un arrêt des attentats terroristes avant toute reprise du dialogue.
Cette nouvelle intifada va provoquer en l'espace de quatre ans la mort de plus de 2600 Palestiniens. Malgré l'adoption par l’ONU, en mars 2002, d'une résolution historique mentionnant pour la première fois « la vision d'une région dans laquelle deux États, Israël et Palestine, vivent côte à côte à l'intérieur de frontières reconnues et sûres », la situation de la population palestinienne demeure catastrophique.
Après cela, les initiatives pour sortir de l'impasse vont se multiplier sans aboutir.
Après la mort d’Arafat en 2004, Mahmoud Abbas est élu, en janvier 2005, à la présidence de l'Autorité palestinienne avec une large majorité des suffrages (66 %). Le 25 janvier 2006, le Hamas (parti islamiste qui ne reconnait pas Israël et appelle à sa destruction) remporte les élections législatives palestiniennes ce qui provoque des heurts violents entre le Fatah et le Hamas et le début du blocus économique de la bande de Gaza, les États-Unis décidant de stopper leurs versements financiers au gouvernement Palestinien tant que le Hamas n'aura pas reconnu Israël et qu'il n'aura pas renoncé à son projet de destruction totale de l'État Hébreu.

C’est dans cette situation qu’Israël débute son attaque aérienne et le pilonnage d’artillerie le 27 décembre dernier avant de passer à une offensive terrestre le 3 janvier. Nous en sommes aujourd’hui à plus de 1000 morts et près de 4500 blessés dont 50% de femmes et d’enfants. Car les premières victimes de ce carnage sont des civils. L’objectif de démantèlement du dispositif militaire du Hamas semble difficile à atteindre et c’est la population civile qui paye le plus lourd tribut à cette guerre.
On peut légitimement s’interroger sur les buts véritables de l’attaque israélienne. Il semble que des considérations de politique intérieure aient pesé dans le choix du conflit puisque des élections législatives sont prévues en février et que le parti au pouvoir en Israël ne partait pas favori, à l’inverse d’autres mouvements de droite faisant de leur intransigeance avec les palestiniens leur fond de commerce. Il apparaît vraisemblable que la carence de pouvoir aux Etats-Unis en attendant l’investiture d’Obama ait été jugé favorablement par les dirigeants israéliens, le nouveau président des Etats-Unis ayant montré durant la campagne qu’il souhaitait peut-être rééquilibrer les relations des Etats-Unis entre Israël et l’Autorité Palestinienne. Ceci étant, le silence assourdissant d’Obama est révélateur de la continuité politique des Etats-Unis sur le soutien à Israël.
Cette situation permet au gouvernement israélien d’attiser le feu de la division palestinienne entre la Cisjordanie aux mains du Fatah et l’Autorité palestinienne et Gaza aux mains du Hamas. Israël a également tout intérêt à redorer le blason de son armée après sa désastreuse campagne au Liban tout en veillant à garder un interlocuteur qualifié de terroriste. On peut d’ailleurs supposer que cette attaque, loin de faire reculer la popularité du Hamas, risque, bien au contraire, de la renforcer ; celui-ci étant vu comme le seul mouvement de résistance aux israéliens.
La volonté  des dirigeants israéliens n’est-elle pas de repousser à jamais la création d’un véritable Etat palestinien en approfondissant le fossé géographique et politique entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, entre le Hamas et le Fatah.
Cela nous interroge donc sur la réelle volonté d’Israël de faire la paix et conséquemment sur le rôle que les puissances occidentales doivent jouer dans ce conflit.
Les Etats-Unis se sont montrés des soutiens inconditionnels de la politique israélienne, notamment durant les 2 mandats du Président Bush. La thématique de lutte contre le terrorisme développée par le gouvernement israélien dans son action militaire contre les palestiniens complétant parfaitement la théorie du choc des civilisations entre l’Occident et le monde musulman en vogue à la maison blanche. Nous en avons eu une nouvelle preuve lors du vote de la résolution de l’ONU appelant à cessez-le-feu où les Etats-Unis se sont abstenus.
Faisant contrepoids à cet alignement pro-israélien des Etats-Unis, l’Europe, avec l’appui de la France, aurait pu jouer un rôle non négligeable dans ce conflit. Mais c’est sous la présidence de l’Union Européenne de Sarkozy qu’Israël a vu sont statut être rehausser contre l’avis même du parlement européen donnant ainsi le message au gouvernement israélien qu’il pouvait agir en toute impunité, ceci quelques semaines avant le déclenchement des opérations militaires. Comment d’ailleurs ne pas y voir une relation de cause à effets. Enfin, il faut noter que notre omni-président, et d’autres avec lui, ne se sont pas autant agité qu’au moment du conflit en Géorgie ou des événements au Tibet.

Pourtant, la pression et la diplomatie internationale sont indispensables pour exiger immédiatement un cessez-le-feu, car l’urgence absolue est de faire taire les armes de façon durable en faisant appel à une force d’interposition internationale et surtout d’ imposer une paix juste avec l’existence d’un Etat Israélien et d’un Etat Palestinien dans les frontières de 1967 vivant en sécurité et en coopération.
Face à l’exigence d’une mobilisation populaire rapide et nombreuse et devant l’ignominie perpétrée par l’armée israélienne, nous avons été des premiers à intervenir et à nous engager dans le collectif local pour une paix juste et durable. C’est Boris qui y représente le Parti. Nous avons participé au rassemblement du 30 décembre et aux 2 manifestations des 3 et 10 janvier.
Notre Parti a une voix originale à porter dans ce conflit, celle de la paix, celle de la justice pour le peuple palestinien, de la sécurité pour les 2 peuples mais surtout celle d’un règlement pacifique et politique de ce conflit avec la nécessité vitale d’une coexistence de 2 Etats. En faisant grandir la mobilisation, nous intervenons tout à la fois en solidarité avec le peuple palestinien, lui redonnant de l’espoir et lui montrant qu’il n’est pas seul abandonné face aux bouchers mais nous mettons aussi la pression sur le gouvernement français et sur l’Union Européenne qui doivent user de leur influence pour arrêter le conflit. Je termine sur ce sujet en vous informant que samedi après-midi prochain aura lieu, place de Jaude, une distribution de tracts, signature de pétition pour sensibiliser les citoyens sur le drame du peuple palestinien.

L’autre actualité internationale, c’est la persistance, voire l’aggravation de la crise systémique du capitalisme. 3 mois après le krach financier, nous sommes aux portes d’une récession mondiale. 25 millions de chômeurs supplémentaires dans le monde à l’horizon 2010 avec un minimum de 400 000 chômeurs supplémentaires dès 2009 en France où les perspectives de croissance et de chômage sont alarmantes. La crise a déjà frappé les intérimaires. Durant les fêtes, ce sont les salariés de l’automobile qui ont subit le chômage technique. C’est le cas des salariés de Michelin dans notre département. Les plans sociaux s’annoncent et de très nombreuses PME confrontées au rationnement du crédit  sont contraintes de déposer le bilan.
Les mesures prises, notamment les 428 milliards d’euros dégagés par le gouvernement pour enrayer la crise n’ont fait, en réalité, qu’alimenter la spéculation. Le plan de relance du gouvernement fait l’impasse sur la relance du pouvoir d’achat et de la consommation. Mais comme le titre un de nos tract, « ce n’est pas la crise pour tout le monde ». 2008 a été une année des profits records. Il est bon de rappeler, comme le faisait la revue « Capital » de novembre dernier, que les grands patrons ont touché ces derniers mois un véritable « jackpot ».
Le PDG de Suez qui vient de fusionner avec GDF, a empoché 12 millions d'euros grâce à ses stock-options. Vincent Bolloré a touché 20 millions d'euros. François Pinault se classe second avec 259 millions d'euros derrière Bernard Arnault (PDG et actionnaire principal de LVMH) qui arrive bon premier avec 376 millions d'euros.
Et que dire des firmes du CAC 40 qui ont engrangé en 2008 des bénéfices record. Elles ont fini l'année avec des résultats supérieurs en moyenne de 12% par rapport à 2007 et des profits en hausse sur 2007 de 2,2 milliards d'euros.

C’est dans ce contexte que la proposition de loi d’Alain Bocquet prend tout son sens. Celui-ci a déposé une proposition de loi visant à affecter les dividendes des entreprises à la garantie de l’intégralité des salaires des salariés subissant des périodes de chômage partiel. En prenant l’exemple de Renault, il montre comment cette entreprise pourrait maintenir le salaire de 20 000 employés concernés par le chômage technique avec 1% seulement des dividendes des actionnaires. En donnant la priorité aux salariés plutôt qu’aux actionnaires, cette proposition de loi met en lumière la responsabilité des actionnaires dans le déclenchement de la crise financière et en même temps vise la sécurisation des revenus des salariés qui ne peuvent pas être la variable d’ajustement d’un capitalisme exclusivement soucieux de ses intérêts propres et de ses profits.

Nous ne devons pas relâcher la pression dans la bataille sur les responsabilités de cette crise structurelle du capitalisme, à l’image du débat qui s’est tenu hier à Riom à l’initiative de la section, car cette lutte en rejoint une autre qui est celle de la moralisation ou du dépassement du système. Selon que les responsabilités de la situation actuelle sont des mauvais patrons, quelques traders indélicats ou bien le système lui-même, les réponses divergent fortement. Sarkozy, qui a bien compris le danger, a, depuis le début, décidé de sauver le soldat capitalisme appelant à sa moralisation ; autant apprendre à un requin à devenir végétarien. Pour notre part, c’est bien l’exigence, la nécessité et la possibilité d’un dépassement du système que nous voulons mettre au cœur du débat politique et qui peut et doit entrer en résonnance avec ce qui monte avec plus d’acuité dans la société depuis le déclenchement de la crise, c’est-à-dire une nouvelle contestation de la domination du marché.

Et même si le gouvernement entend garder son cap antisocial et poursuivre ses réformes liberticides, il a été bousculé par la jeunesse et contraint de reculer sur la réforme des lycées. L’exemple grec a dû compter dans ce recul. Il a dû également ajourner son projet de loi sur le travail du dimanche devant le tollé que cela provoquait y compris dans ses propres rangs. A propos de travail du dimanche, je tiens à souligner ce qu’a réalisé notre camarade Christian Sinsard en refusant l’autorisation d’ouvrir le dimanche à de nombreux magasins et en organisant en ce moment même un débat sur cette question. Un camarade de la CGT me précisait récemment que ce genre d’action donnait du souffle aux syndicalistes sur le terrain. L’engagement communiste d’un élu ne passe pas inaperçu aux yeux des travailleurs.

Une étape décisive de la riposte au gouvernement va avoir lieu le 29 janvier avec l’appel de toutes les organisations syndicales à une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle. Nous avons un rôle déterminant à jouer pour la mobilisation. Nous avons besoin de politiser les luttes et ainsi d’aider à leur convergence en montrant le fil conducteur de toute l’action gouvernementale.
La direction nationale propose d’ailleurs que nous fassions des 22, 23 et 24 janvier, 3 grandes journées d’initiatives et de rassemblement sur tous les sites de production touchés par la crise, les sites industriels, les banques pour donner un message simple : « il n’y a pas de fatalité à la crise ». Nous avons commandé 30 000 journaux pour bien préparer cette journée d’action. Il nous appartiendra ce soir de décider de quelques lieux de distribution symbolique où nous pourrions nous retrouver militants communistes, syndicalistes et élus. J’attire votre attention également sur le besoin d’une présence visible du Parti sur la manif elle-même avec tracts, autocollants et drapeaux. J’insiste sur la responsabilité particulière des membres du Conseil Départemental sur ce sujet.
La préparation et la manif elle-même seront l’occasion de mettre en débat six grandes séries de propositions en faveur de ce qui pourrait être une véritable relance sociale en France et en Europe, un véritable plan de bataille contre la crise et ses conséquences. Je ne les reprends pas, elles ont été détaillé dans l’Huma de mardi. Vous pouvez les retrouver : ici.

Notre Congrès doit nous encourager à aller de l’avant. Nous avons, au terme d’un long débat, choisit de garder notre organisation, le PCF, tout en le transformant pour qu’il réponde mieux aux défis de ce début de siècle et aux besoins des communistes. Ce fut un congrès serein malgré ou peut-être à cause de l’importance des enjeux. Nous avons eu des délégués responsables, attentifs, ouverts et fraternels. La presse qui pariait lors de notre début de congrès sur l’éclatement du Parti en a été pour ses frais et a été obligé de se rabattre et de se focaliser sur la présence de listes alternatives qui n’ont pas suscité de crispation.
Nous avons donc maintenant à mener le débat sur les transformations nécessaires de notre Parti mais le choix du PCF fait au congrès nous permet de le faire dans un cadre déterminé en commun.
Les délégués du Puy-de-Dôme ont déjà commencé, dans leur section ou cellule, leur compte-rendu du congrès. La délégation étant limité à 8, toutes les sections n’ont pu envoyer un délégué au congrès. Il faut ce soir que nous regardions comment faire pour que chaque section puisse accueillir lors d’une prochaine réunion un ou plusieurs congressistes.

Notre Conférence Fédérale a, elle, dégagé 4 priorités. Je les rappelle brièvement : la jeunesse et la formation sous la responsabilité de Boris, l’activité communiste à l’entreprise sous la responsabilité de Jacques,  l’ambition de renforcer le Parti et de redonner une vie démocratique et active à toutes nos sections sous la responsabilité de Roger.  Nous avons besoin de travailler plus et mieux sur notre organisation. (…)
Concernant l’activité communiste à l’entreprise, Jacques est en train de travailler  avec Yvette à construire un véritable secteur entreprise qui permette tout à la fois de pérenniser et développer nos cellules d’entreprise là où elles existent et de faire vivre le PCF aux portes des entreprises où les communistes n’y sont pas suffisamment nombreux pour y faire vivre des structures propres.
Nous vous proposons d’ailleurs qu’il y ait une mutualisation des moyens financiers pour que le secteur entreprise ait les moyens de son ambition. Cette mutualisation consisterait, si vous en êtes d’accord, à ce que chaque section de l’agglomération clermontoise, dans un premier temps, reverse au secteur d’entreprise 20% du retour des cotisations. Je ne redis pas l’importance d’avoir une activité politique dans les boîtes mais je souhaiterai insister sur un point. La crise actuelle va multiplier les conflits sur les lieux de travail. Nous devons être présents, militants et élus, aux côtés des salariés pour soutenir, aider et politiser les résistances. C’est en étant au cœur des luttes que nous pourrons faire vivre nos propositions.

Bien entendu, ces 2 priorités ne doivent pas reposer que sur un camarade du secrétariat, il va falloir des équipes pour construire et animer.

Notre Congrès a également validé la démarche qu’avait proposée le Conseil National sur les élections européennes qui auront lieu le 7 juin. Cette démarche consiste en la construction d’un Front progressiste européen avec celles et ceux qui partagent notre volonté de réorienter la construction européenne sur des bases sociales et démocratiques nouvelles. Nous nous adressons à toutes les forces politiques et sociales, en France mais aussi en Europe, intéressées à faire converger les efforts pour changer l’Europe, à toutes les personnes qui se reconnaissent dans ces courants progressistes, au mouvement syndical et associatif.
D’ores et déjà, le Parti de Gauche a répondu positivement à cet appel. Dans notre département, il semble que la LCR soit elle aussi favorable à cette construction politique, à l’inverse semble-t-il de leur direction nationale.
Nous allons donc être amener à rencontrer tous ces partenaires éventuels sachant que les listes se construisent au niveau des grandes circonscriptions avec une cohérence nationale. Pour ce qui nous concerne, nous faisons partie de la circonscription qui regroupe les régions Auvergne, Limousin et Centre.
Il nous faut discuter de la meilleure manière de créer ce rassemblement populaire, la façon dont nous allons montrer notre volonté de rupture avec l’orientation actuelle de l’Europe sur la forme et sur le fond. Nous devons donc dès aujourd’hui travailler à la constitution de notre liste et du rassemblement politique qui en sera porteur. Je rappelle que les députés sont élus au scrutin proportionnel à un tour par circonscription, le seuil de répartition des sièges étant de 5 % des suffrages exprimés. Dans la plupart des circonscriptions, un siège représente toutefois environ 10% des suffrages exprimés de la circonscription. Pour notre circonscription, la liste comprend 6 candidats à parité. Il y a demain une réunion de tous les secrétaires fédéraux de notre circonscription qui va déclencher les choses sérieuses, si je puis dire.
Pour finir, les communistes seront consultés sur la composition des listes au mois de mars.
Chers camarades, nous avons du pain sur la planche, notre parti doit se montrer à la hauteur de la situation.


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Dimanche 11 janvier 2009
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Jeudi 27 novembre 2008

Dimanche, 23 Novembre 2008


Lorsque la cacophonie s'accorde pour traîner dans la boue une poignée de jeunes emmurés, il est très difficile de trouver le ton juste qui fasse cesser le vacarme ; laisser place à plus de vérité.

Certains médias se sont empressés d'accréditer la thèse affirmée par la ministre de l'intérieur dans sa conférence de presse, alors que les perquisitions étaient en cours : les personnes arrêtées étaient d'emblée condamnées.


Personne n'aura pu rater l'épisode de "police-réalité" que nous avons tous subi la semaine passée. L'angoisse, la peur, les pleurs nous ont submergés et continuent à le faire. Mais ce qui nous a le plus blessés, le plus anéantis, ce sont les marées de mensonges déversées. Aujourd'hui ce sont nos enfants, demain ce pourraient être les vôtres.

Abasourdis, nous le sommes encore, paralysés nous ne le sommes plus. Les quelques évidences qui suivent tentent de rétablir la vérité et de faire taire la vindicte.


Les interpellés ont à l'évidence bénéficié d'un traitement spécial, enfermés pendant 96 heures, cela devait faire d'eux des personnes hors normes. La police les suspecte d'être trop organisés, de vouloir localement subvenir à leurs besoins élémentaires, d'avoir dans un village repris une épicerie qui fermait, d'avoir cultivé des terres abandonnées, d'avoir organisé le ravitaillement en nourriture des personnes agées des alentours. Nos enfants ont été qualifiés de radicaux. Radical, dans le dictionnaire, signifie prendre le problème à la racine. A Tarnac, ils plantaient des carottes sans chef ni leader. Ils pensent que la vie, l'intelligence et les décisions sont plus joyeuses lorsqu'elles sont collectives.


Nous sommes bien obligés de dire à Michelle Alliot Marie que si la simple lecture du livre "L'insurrection qui vient" du Comité Invisible fait d'une personne un terroriste, à force d'en parler elle risque de bientôt avoir à en dénombrer des milliers sur son territoire. Ce livre, pour qui prend le temps de le lire, n'est pas un "bréviaire terroriste", mais un essai politique qui tente d'ouvrir de nouvelles perspectives.


Aujourd'hui, des financiers responsables de la plus grosse crise économique mondiale de ces 80 dernières années gardent leur liberté de mouvement, ne manquant pas de plonger dans la misère des millions de personnes, alors que nos enfants, eux, uniquement soupçonnés d'avoir débranchés quelques trains, sont enfermés et encourent jusqu' à 20 ans de prison.


L'opération policière la plus impressionante n'aura pas été de braquer cagoulé un nourrisson de neuf mois en plein sommeil mais plutôt de parvenir à faire croire que la volonté de changer un monde si parfait ne pouvait émaner que de la tête de détraqués mentaux, assassins en puissance.


Lorsque les portes claquent, nous avons peur que ce soient les cagoules qui surgissent. Lorsque les portent s'ouvrent, nous rêvons de voir nos enfants revenir.


Que devient la présomption d'innocence?

Nous demandons qu'ils soient libérés durant le temps de l'enquête et que soient evidemment abandonnée toute qualification de terrorisme.





PS: Nous tenons à saluer et à remercier les habitants de Tarnac qui préfèrent croire ce qu'ils vivent que ce qu'ils voient à la télé.


Soutien aux inculpés du 11 novembre : ici.

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Citations

Le moyen le plus sûr de discréditer une nouvelle idée politique (et pas seulement politique) et de lui nuire, c'est de la défendre en la poussant à l'absurde. En effet, si on la rend « exorbitante », si on l’exagère, si on l'étend au-delà des limites de son application réelle, peut-être poussée à l'absurde, et, dans ces conditions, se change même infailliblement en absurdité. LENINE

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