Partager l'article ! Les vrais responsables de la crise: Ce matin, mercredi 16 novembre, une quarantaine de militants du Front de Gauche (PCF, PG, GU) ont investi une ...
Rejoignez le comité de soutien de
Cyril CINEUX, candidat PCF-Front de gauche
sur la 1ere circonscription du Puy-de-Dôme
Ce matin, mercredi 16 novembre, une quarantaine de militants du Front de Gauche (PCF, PG, GU) ont investi une agence du Crédit Agricole. Pancartes, banderoles et slogans
dénonçaient les marchés financiers, vampires des plus petits, agresseurs des Etats, engraisseurs d’actionnaires capables de spéculer et de jouer sur l’effondrement des bourses pour
gagner encore plus de dividendes.
Les passants étonnés se sont arrêtés pour scander avec nous : Non ;Non ; Non aux marchés financiers, notre règle d’or,
l’humain d’abord !
Voici l’intervention que j'y ai faite :
"Nous avons décidé ce matin de crier notre indignation et notre révolte face à une crise financière dont on veut faire payer les conséquences aux peuples européens.
Nous voulons aussi exprimer notre solidarité avec le peuple grec qui est victime de plans d'austérité digne d'un Etat en
guerre.
Le chômage explose et la précarité grandit partout en Europe. Dans le même temps, les investisseurs, les actionnaires, les
spéculateurs continuent d'accumuler des sommes d’argent toujours plus grandes.
La dette est un prétexte pour baisser les salaires et détruire les protections sociales, les retraites et les services
publics.
La crise actuelle n’est pas une catastrophe naturelle. C'est une crise du capitalisme.
Nous avons choisi de tenir cette initiative devant une agence du Crédit Agricole qui détenait fin 2010, 600 millions de
titres de dette souveraine Grecque.
Contrairement aux affirmations des économistes de salon et des pseudos experts télévisés, les banques sont bien les
responsables de la crise actuelle.
En 2008, l’Union européenne et l’ensemble des Etats sont venus au secours du système bancaire. Près de 1000 milliards d'€ ont
été jeté par la fenêtre pour aider les banques à s’en « sortir ».
Ce n'est pas étonnant ensuite de voir la dette publique s’envoler à des niveaux jamais atteints.
Mais à qui profite donc cette dette si ce n’est aux marchés financiers ?
En France, sur 1600 milliards de dette publique cumulée, 1200 milliards d’euros servent à rembourser les seuls intérêts de la
dette.
Et les agences de notation ne sont ni plus ni moins que les bras armés de ces marchés financiers. Elles veillent au grain en poussant quotidiennement les gouvernements,
complices, à appliquer à la lettre toutes les recommandations du FMI ou de la BCE. Leurs mitraillettes financières sont dirigées contre les peuples, condamnés à payer, par de très lourds
sacrifices, les conséquences de la crise du capitalisme.
Mais la dette, contrairement à ce que l'on veut nous faire croire, c'est aussi une insuffisance de recettes !
En France, depuis 10 ans, l’UMP a multiplié les cadeaux aux plus riches, les avantages fiscaux pour les grandes entreprises
pour mieux abaisser le coût du travail. Chaque année, ce sont 140 milliards d'euros de niches fiscales et sociales qui bénéficient aux puissances de l'argent.
Nicolas Sarkozy a asséché les finances publiques pour enrichir toujours plus les privilégiés du CAC 40 et pour satisfaire les
marchés financiers.
Ces mêmes marchés financiers qui sont en train de réaliser de véritables coups d’Etat technocratiques. La dictature de la
finance tente chaque jour d’aller plus loin pour enfoncer les peuples sous la terre.
Il y a deux semaines les marchés financiers et les gouvernements de ce monde ont tremblé au son des mots référendum et
consultation populaire. Comme l’a justement déclaré Jean Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche, « la démocratie fait peur aux marchés financiers ».
Le capitalisme ne répond pas aux besoins et aux aspirations des peuples à vivre dignement.
Le Front de Gauche porte d’autres logiques que celles de la rigueur et de l’austérité.
Face au pouvoir de la finance, il ne suffira pas de lutter contre « les abus » du libéralisme ou d’instituer une taxe sur les
transactions financières.
Nous ne voulons pas donner du sens à la rigueur mais la combattre. Nous voulons reprendre le pouvoir aux banques et aux
marchés financiers. Car pour nous, la seule règle d'or, c'est l'humain d'abord.
Le Front de Gauche propose la mise en place d’un pôle public financier, qui regrouperait notamment la Caisse des dépôts et
consignations, les Caisses d'Epargne, l'établissement public Oséo, la Banque Postale… Nous avons besoin de banques tournées vers un autre modèle de développement, donnant la priorité au
financement d’investissements créateurs d’emplois et favorisant une croissance de qualité respectueuse de l’environnement.
Pour sortir de la crise et relancer la croissance, il faut relancer la consommation.
Il faut de toute urgence partager les richesses autrement. Pour cela nous proposons une augmentation générale des salaires,
des pensions et des retraites. Nous voulons un SMIC à 1700 euros brut tout de suite.
Pour relancer la consommation, il faut s'attaquer au chômage en arrêtant les suppressions massives de postes dans la fonction
publique, en appliquant réellement les 35h, sans annualisation ni perte de salaire et en rétablissant la retraite à 60 ans et à taux plein pour permettre aux jeunes de trouver du
boulot.
Nous l'affirmons, oui, il y a d'autres solutions que la rigueur !
Ce sont des choix politique qui nous ont amené dans cette situation, ce sont des choix politique qui peuvent nous en sortir
!
Si eux ne peuvent pas, nous, on peut ! "
Commentaires Récents