Et maintenant, le changement !

Publié le par cyril

L'élection présidentielle vient de se terminer avec la défaite et le départ de Nicolas Sarkozy. Enfin ! Après cinq longues années de casse sociale, de gestion au service des plus riches, de culpabilisation des plus faibles, de stigmatisation de toute une catégorie de la population, de division des Français, nous avons, enfin, viré Sarkozy.

 

C'était le premier acte nécessaire pour permettre une reconstruction de notre pacte social. Il faut maintenant s'y atteler. C'est tout l'enjeu des élections législatives qui auront lieu les 10 et 17 juin prochain. La défaite de Nicolas Sarkozy et la victoire de François Hollande prouvent le besoin de changements dans le pays. Mais ces changements ne peuvent pas être à la marge. Il y a besoin de rupture profonde et radicale avec la politique conduite durant ces dernières décennies.  

 

Le changement, c’est affronter la logique du profit dans les entreprises, c’est interdire les licenciements, c’est repousser les logiques qui font des salariés de simples variables d’ajustement. La période qui arrive risque d’être terrible pour des millions de salariés.

 

LA RELANCE PAS LA FINANCE


Le changement, on doit le voir sur le partage des richesses avec l'augmentation des salaires et le SMIC à 1700 €. On doit le voir sur les services publics avec l'abrogation de la RGPP, le remplacement des postes supprimées et le développement de nouveaux services publics correspondant à de nouveaux besoins dans la société comme un service public national de l'habitat ou un service public de l'eau. Le changement, il doit aussi se voir en Europe. Il faut résister à la finance, aux marchés financiers.


L'exemple grec montre que les politiques de rigueur et d'austérité, qu'elles soient de droite ou de gauche, sont catastrophiques et plongent les économies dans la récession. Ces politiques-là ne servent  qu'à enrichir les marchés financiers en saignant les peuples. Cela doit donc changer en Europe. D'abord en soumettant à référendum le futur traité européen, c'est  une question démocratique incontournable. Il faut aussi revoir le statut de la BCE : il faut mettre fin à sa dépendance aux marchés financiers et à son indépendance envers les peuples. La BCE doit être un outil au service des peuples. Il faut arrêter cette logique mortifère où la BCE prête aux banques à 1% qui vont, elles, prêter à 3 ou 4% à des pays comme la France et à près de 20% à la Grèce. Résister à la finance passe aussi, dans notre pays, par une reconquête du pouvoir abandonné, par choix politiques, aux banques et aux marchés financiers. Le changement, il doit se voir avec la création d'un pôle public financier permettant une maîtrise publique du crédit et des politiques en faveur de l'emploi de la formation.


Il faut donc muscler la gauche et envoyer à l'assemblée nationale des députés qui se battront pour abroger tout de suite les mesures antisociales prises durant cette décennie et voter les lois qui constitueront de réelles conquêtes politiques, sociales et économiques en faveur des travailleurs sans lesquelles le changement ne sera rien.

 

affiche


Les députés Front de gauche seront celles et ceux qui ne lâcheront rien sur la justice sociale, celles et ceux qui se battront avec une seule boussole : l'Humain d'abord. C'est cette même volonté qui nous anime, avec ma suppléante, Maïté Ballais.


Nous voulons être des élus résistants, des élus relais des luttes, des élus qui n'ont pas peur d'affronter la finance.Mais nous voulons aussi innover, faire du neuf à gauche.


La politique ne peut plus se faire comme avant, le mandat d'élu ne peut plus se pratiquer à l'ancienne. Il faut arrêter cette délégation de pouvoir qui dépossède les citoyens, les habitants, les "bonnes volontés" de leurs possibilités de réflexions et d'actions. On ne peut pas gérer un territoire sans y associer les populations, sans leur permettre d'être acteurs des décisions les concernant.


Promouvoir une pratique politique nouvelle, faire du neuf à gauche, voilà ce qui guidera notre action, voilà l'ambition que nous nous fixons.


Après 17 années de présidence de droite, après 10 ans de gouvernement de droite dont 5 années de Sarkozysme, Il y a besoin de changement, d'un souffle nouveau dans le pays, il y a besoin de neuf à gauche !   

 

 

autocollant cineux


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