Incendie (1).

Publié le par cyril

Je reviens sur ce blog pour donner quelques nouvelles et apporter quelques témoignages suite à une désagréable aventure.
Les nouvelles ne sont pas très bonnes puisque notre maison a subit un incendie. Le feu a fait peu de dégâts, il n’a sévit que (si l’on peut dire) dans l’entrée, consumant complètement le meuble à chaussures avec, évidemment, toutes les chaussures (dont les toutes neuves achetées la veille de notre départ), une armoire en pin, la livebox, quelques clés, bref, rien d’excessivement grave. Non, les plus gros dégâts ont été provoqués par  la suie et la fumée qui ont tout pénétré, oxydant les métaux.
Mais commençons par le commencement :
Vendredi 8 août. Ile d’Oléron chez des amis. 6h00 du matin. Le portable de ma femme sonne :
- (voix complétement ensommeillé) Allo…!!!
- Bonjour, Madame X ? C’est la police. Je vous appelle parce qu’un incendie a eu lieu dans votre maison.
- Hein ?!
- Oui, Oui, un incendie mais ne vous inquiétez pas, il n’y a eu des flammes que dans l’entrée, le reste de la maison n’a rien. (Nous apprendrons le soir même en découvrant les dégâts que cela se voulait rassurant pour que nous ne rentrions pas à toute vitesse).
Je vous passe les divers coups de téléphone donnés aux parents pour qu’ils se rendent sur les lieux puis qu’ils nous rappellent etc…

Nous partons le jour même, écourtant notre séjour chez nos amis. Arrivée à la maison, la première vision est celle de notre meuble à chaussures ou ce qu’il en reste : quelques morceaux noircis de ce qui fut du mélaminé et surnageant au milieu de cet amas noirci, une chaussure à moitié calciné. Nous entrons dans la maison et c’est le choc !


L’entrée est ravagée, tout est noir, le plafond est éventré (ce sont les pompiers qui l’ont troué pour voir si le feu avait atteint les poutres), le haut de l’armoire en pin est calciné. La livebox s’est muée en œuvre d’art contemporain sous l’effet de la chaleur.






Mais le plus grave nous attend dans le reste de la maison. A part notre chambre et celle de notre fils, tout a été contaminé par la suie et si, sur le moment, nous estimons avoir échappé au pire, c’est-à-dire à l’incendie total, nous déchanterons rapidement quand le responsable de la société de nettoyage nous apprendra que nous devons jeter une majorité de nos affaires trop contaminé par la suie et la fumée.
Nous repartons de la maison avec des sentiments mêlés. Voir son habitation dans cet état est traumatisant. Traumatisme accentué quand nous apprenons que l’incendie n’est pas dû au compteur électrique mais d’origine criminelle (j’y reviendrais). Nous devons donc déposer plainte contre X. La police a informé nos parents sur les lieux du sinistre que c’est la première démarche à faire sitôt rentré. Après avoir visité la maison, nous partons au commissariat. Nous patientons, crevé après plus de 7h de trajet dans les pattes et une angoisse logé au fond du ventre depuis que nous avons vu la maison. Le planton part, revient, repart pour finalement nous dire qu’il faut repasser le lendemain. Première déconvenue, premier agacement qui sera suivis de bien d’autres.

(la suite, plus tard).

Publié dans Divers

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