Après
bien d’autres, le Groupe Michelin s’appuie sur la crise pour diminuer les effectifs et augmenter la productivité et les profits. Après le licenciement des intérimaires et des salariés en CDD,
après les congés et RTT imposés, après les mesures de chômage partiel et une politique salariale désastreuse, les dirigeants de l’entreprise passent à la vitesse supérieure avec l’annonce d’un
plan massif de suppressions d’emplois. Celui-ci concernerait 1093 personnes et la fermeture de l’usine de Noyelles-lès-Seclin. Nous tenons à exprimer notre plus vive indignation face à ces
licenciements déguisés. Alors que Michelin réalise 357 millions d’euros de bénéfices pour l’année 2008 et que près d’un milliard d’euros ont été distribués aux actionnaires ces 5 dernières
années, Michel Rollier, PDG de l’entreprise, qui a touché quant à lui 5,3 millions d’euros en 2008, annonce vouloir « restaurer la compétitivité de l’entreprise ». En fait, cette annonce vise à
maintenir une rentabilité financière à 2 chiffres afin de satisfaire les actionnaires. Derrière les mots savamment utilisés : « mobilité », « restructuration », « compétitivité », « mesures d’âge
», « solutions attractives » se cache une réalité plus concrète. Pour des centaines de familles, c’est l’angoisse de l’avenir, les difficultés financières, des vies bouleversées. Qui peut croire
que les mesures de reclassement interne représentent une solution alternative pour des salariés et leurs familles ?
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