Emission démago

Publié le par cyril

Dimanche soir, après avoir passé une partie de l’après-midi au banquet républicain d’André Chassiagne, député communiste du Puy-de-Dôme, j’allume la télé et je tombe sur « Combien ça coûte ? » en plein reportage sur les députés. Le commentaire du film nous fait rentrer dans la sphère d’une entreprise n’ayant pour but que de voler l’argent des Français : l’Assemblée Nationale. Car les députés disposent d’ « avantages » et de « privilèges » : des moyens financiers pour prendre l’avion et ainsi de leur circonscription se rendre à Paris, des moyens pour payer des collaborateurs qui vont les aider à accomplir leur tâche et bien sûr une indemnité, horreur, pour les rémunérer de leur travail. Et l’on nous explique que tout ceci ressort du privilège, de l’avantage ?! Mais qui a envie de monter à Paris 2 jours par semaine, qui a envie de passer ces nuits à discuter de textes de lois, qui a envie de ne plus avoir de soirée à soi, ni de week-ends, qui a envie de passer des heures interminables en réunion… Qui ?
Et qui peut perdre son boulot après avoir pendant 5 ans bosser pour la République ?
De plus, le reportage ne met jamais en parallèle les moyens financiers et le travail du député et de ses assistants. Mais le commentaire insiste bien sur le fait qu’un député absent touche tout de même son indemnité. C’est un reportage aberrant, démago et populiste qui ne fait pas honneur à ceux qui l’ont fait, présenté et commenté !!! Il n’explique pas du tout le fonctionnement de l’Assemblée, de chaque groupe, des commissions qui ont lieu jour et nuit. Il n’explique pas non plus qu’un député ne passe que quelques jours à Paris par semaine et que le reste du temps, il est sur sa circonscription. Mais ce qui est plus grave pour moi, c’est surtout qu’il induit que les députés seraient des gens qui s’enrichiraient grâce à leur mandat et que, par conséquent, il faudrait supprimer un certain nombre de moyens financiers qui leur sont accordés. Ce qui revient à laisser le peuple n’être représenter que par des citoyens ayant les ressources personnels ou un parti suffisamment riche pour assurer leur mandat. Cela a déjà existé sous la monarchie avec l’aristocratie ou dans la République censitaire. Cela évite que le peuple ne se mêle de ces affaires. Enfin, une dernière chose, moins les gens sont citoyens, plus il faut de moyens pour faire vivre la démocratie…

Publié dans Actu

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