1er Conseil Départemental de l'année

Publié le par cyril

Voici le rapport que j'ai présenté au 1er Conseil Départemental de l'année.




Je voudrais tout d’abord souhaiter la bienvenue aux camarades qui ont été élu à l’occasion de notre Conférence Départemental du mois dernier et leur dire qu’ils sont maintenant, au même titre que les plus anciens, des dirigeants et animateurs de la Fédération.
C’est avec plaisir que je me plie à la tradition pour vous présenter mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Vœux de santé, de bonheur pour vous et celles et ceux qui vous sont proches et vœux d’espoir quant à une marche du monde moins folle que celle que l’on connaît aujourd’hui.
Car ce qui se passe dans la bande de Gaza depuis 3 semaines pourrait nous faire penser que le monde a brusquement sombré dans la folie tant les réactions des gouvernements du monde entier ne semble pas au niveau de l’urgence humanitaire. En plein milieu des fêtes de fin d’année, le gouvernement israélien a décidé de bombarder la bande de Gaza pour y débusquer les combattants du Hamas.
Ce bout de terre s’étend sur un territoire de 363 km² où vit une population de plus d’1,5 millions de personnes. Pour donner une comparaison, le pays le plus densément peuplé d’Europe est la Hollande avec 452 habitants au km² ; dans la bande de Gaza, c’est une densité presque 10 fois supérieur puisqu’elle se situe à  4 166 personnes au km². Nous pouvons facilement imaginer combien cette guerre doit être « propre », combien les frappes doivent être  « chirurgicales » avec une densité de population aussi élevée. C’est en prenant prétexte d’une rupture de la trêve du Hamas par des tirs de roquettes qu’Israël a lancé son offensive meurtrière. Cette trêve, débutée en juin 2008, n’a jamais été véritablement respectée ni par le Hamas, ni par Israël, les uns répondant aux agressions des autres.
Ce conflit qui dure depuis 60 ans semble être entré dans une nouvelle phase, une phase mettant à mort la fragile idée du processus de paix. Pour bien comprendre la situation actuelle, il est nécessaire de revenir, à grands traits, sur ces 60 ans de conflits.

Le 29 novembre 1947, le plan de partage de la Palestine est approuvé par l'Assemblée Générale de l'ONU. Ce plan, destiné à résoudre le conflit entre Juifs et Arabes à propos du mandat britannique sur la Palestine, propose le partage de ce territoire entre deux États, l'un juif, l'autre arabe, avec Jérusalem sous contrôle international. Le refus de ce plan par les pays arabes conduit à la 1ère Guerre israélo-arabe de 1948.
Le14 mai 1948 Israël proclame son indépendance et le 30 mai 1964, l’OLP est créée.
En juin 1967, Israël provoque la guerre dite des Six Jours en s’emparant de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Il occupe ainsi la totalité de la Palestine et détient seul désormais la clef du problème palestinien.
Israël annexe dès juillet 1967 Jérusalem-Est et proclame la ville « réunifiée » capitale d’Israël. Cette décision viole toutes les résolutions de l’ONU notamment la résolution 242 adoptée par l’ONU suite au cessez-le-feu mettant fin à la guerre des Six jours et qui requiert entre autres le retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit.
La Résolution 338 de 1973 fait suite à la guerre  du Kippour et demande aux parties en cause de commencer immédiatement après le cessez-le-feu l’application de la Résolution 242 du Conseil de sécurité.
Face à l’impasse politique du conflit, les Palestiniens déclenchent l’intifada en décembre 1987.
En novembre 1988, le Conseil national palestinien d’Alger franchit un triple pas :
- il proclame l’État indépendant de Palestine ;
- il accepte comme bases de règlement les résolutions des Nations unies : la résolution 181 de l’Assemblée générale de 1947 (partage), la 242 du Conseil de sécurité de 1967 (échange de territoires contre la paix) et la 338 du Conseil de sécurité de 1973 qui actualise la précédente ;
- il condamne explicitement toute forme de terrorisme.
La reconnaissance d’Israël sera confirmée le 15 décembre 1988 par Yasser Arafat devant l’Assemblée générale des Nations unie.
Le 13 septembre 1993, l’accord d’Oslo est conclu. Pour la première fois, Israël et l’OLP se reconnaissent mutuellement et les deux signataires affirment vouloir mettre en place une autonomie palestinienne transitoire dans les Territoires occupés par Israël en 1967.
Tout le monde se souvient de l’émotion considérable soulevé à l’occasion de la célèbre  poignée de mains entre Itzhak Rabin et de Yasser Arafat, sous le regard de Bill Clinton, sur la pelouse de la Maison-Blanche.

Au terme d'un traité signé le 4 mai 1994, les Palestiniens bénéficièrent d'une forme limitée d'autonomie, et les Israéliens s'engageaient à retirer leurs forces armées de la bande de Gaza et de Jéricho.
 
Après les accords conclus à Taba et signés à Washington le 28 septembre 1995, l'armée israélienne évacue les principales villes de Cisjordanie. Yasser Arafat est élu démocratiquement président, à la tête d’un Conseil législatif qui est majoritairement acquis au Fatah. L’Autorité palestinienne se met en place.
Mais l'assassinat du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin en novembre 1995, puis la défaite électorale de Shimon Peres face au leader de la droite Benyamin Netanyahou, en mai 1996, ralentissent considérablement le déroulement du processus de paix. Celui-ci, après la reprise des implantations juives à Jérusalem-Est et des attentats des islamistes du Hamas, en juillet-août 1997, est bloqué.
Le 28 septembre 2000, Ariel Sharon, parlementaire et membre du Likoud (à l'époque dans l'opposition politique au gouvernement de Ehud Barak), fait une visite sous haute sécurité sur l'esplanade des mosquées/Mont du Temple à Jérusalem. Cette venue est interprétée comme une provocation par les Palestiniens et la population arabe. C’est le début de la seconde intifada.
Un mois plus tard, les violences de la seconde Intifada et le sentiment d'insécurité entraînent la victoire d’Ariel Sharon. Celui-ci exige alors un arrêt des attentats terroristes avant toute reprise du dialogue.
Cette nouvelle intifada va provoquer en l'espace de quatre ans la mort de plus de 2600 Palestiniens. Malgré l'adoption par l’ONU, en mars 2002, d'une résolution historique mentionnant pour la première fois « la vision d'une région dans laquelle deux États, Israël et Palestine, vivent côte à côte à l'intérieur de frontières reconnues et sûres », la situation de la population palestinienne demeure catastrophique.
Après cela, les initiatives pour sortir de l'impasse vont se multiplier sans aboutir.
Après la mort d’Arafat en 2004, Mahmoud Abbas est élu, en janvier 2005, à la présidence de l'Autorité palestinienne avec une large majorité des suffrages (66 %). Le 25 janvier 2006, le Hamas (parti islamiste qui ne reconnait pas Israël et appelle à sa destruction) remporte les élections législatives palestiniennes ce qui provoque des heurts violents entre le Fatah et le Hamas et le début du blocus économique de la bande de Gaza, les États-Unis décidant de stopper leurs versements financiers au gouvernement Palestinien tant que le Hamas n'aura pas reconnu Israël et qu'il n'aura pas renoncé à son projet de destruction totale de l'État Hébreu.

C’est dans cette situation qu’Israël débute son attaque aérienne et le pilonnage d’artillerie le 27 décembre dernier avant de passer à une offensive terrestre le 3 janvier. Nous en sommes aujourd’hui à plus de 1000 morts et près de 4500 blessés dont 50% de femmes et d’enfants. Car les premières victimes de ce carnage sont des civils. L’objectif de démantèlement du dispositif militaire du Hamas semble difficile à atteindre et c’est la population civile qui paye le plus lourd tribut à cette guerre.
On peut légitimement s’interroger sur les buts véritables de l’attaque israélienne. Il semble que des considérations de politique intérieure aient pesé dans le choix du conflit puisque des élections législatives sont prévues en février et que le parti au pouvoir en Israël ne partait pas favori, à l’inverse d’autres mouvements de droite faisant de leur intransigeance avec les palestiniens leur fond de commerce. Il apparaît vraisemblable que la carence de pouvoir aux Etats-Unis en attendant l’investiture d’Obama ait été jugé favorablement par les dirigeants israéliens, le nouveau président des Etats-Unis ayant montré durant la campagne qu’il souhaitait peut-être rééquilibrer les relations des Etats-Unis entre Israël et l’Autorité Palestinienne. Ceci étant, le silence assourdissant d’Obama est révélateur de la continuité politique des Etats-Unis sur le soutien à Israël.
Cette situation permet au gouvernement israélien d’attiser le feu de la division palestinienne entre la Cisjordanie aux mains du Fatah et l’Autorité palestinienne et Gaza aux mains du Hamas. Israël a également tout intérêt à redorer le blason de son armée après sa désastreuse campagne au Liban tout en veillant à garder un interlocuteur qualifié de terroriste. On peut d’ailleurs supposer que cette attaque, loin de faire reculer la popularité du Hamas, risque, bien au contraire, de la renforcer ; celui-ci étant vu comme le seul mouvement de résistance aux israéliens.
La volonté  des dirigeants israéliens n’est-elle pas de repousser à jamais la création d’un véritable Etat palestinien en approfondissant le fossé géographique et politique entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, entre le Hamas et le Fatah.
Cela nous interroge donc sur la réelle volonté d’Israël de faire la paix et conséquemment sur le rôle que les puissances occidentales doivent jouer dans ce conflit.
Les Etats-Unis se sont montrés des soutiens inconditionnels de la politique israélienne, notamment durant les 2 mandats du Président Bush. La thématique de lutte contre le terrorisme développée par le gouvernement israélien dans son action militaire contre les palestiniens complétant parfaitement la théorie du choc des civilisations entre l’Occident et le monde musulman en vogue à la maison blanche. Nous en avons eu une nouvelle preuve lors du vote de la résolution de l’ONU appelant à cessez-le-feu où les Etats-Unis se sont abstenus.
Faisant contrepoids à cet alignement pro-israélien des Etats-Unis, l’Europe, avec l’appui de la France, aurait pu jouer un rôle non négligeable dans ce conflit. Mais c’est sous la présidence de l’Union Européenne de Sarkozy qu’Israël a vu sont statut être rehausser contre l’avis même du parlement européen donnant ainsi le message au gouvernement israélien qu’il pouvait agir en toute impunité, ceci quelques semaines avant le déclenchement des opérations militaires. Comment d’ailleurs ne pas y voir une relation de cause à effets. Enfin, il faut noter que notre omni-président, et d’autres avec lui, ne se sont pas autant agité qu’au moment du conflit en Géorgie ou des événements au Tibet.

Pourtant, la pression et la diplomatie internationale sont indispensables pour exiger immédiatement un cessez-le-feu, car l’urgence absolue est de faire taire les armes de façon durable en faisant appel à une force d’interposition internationale et surtout d’ imposer une paix juste avec l’existence d’un Etat Israélien et d’un Etat Palestinien dans les frontières de 1967 vivant en sécurité et en coopération.
Face à l’exigence d’une mobilisation populaire rapide et nombreuse et devant l’ignominie perpétrée par l’armée israélienne, nous avons été des premiers à intervenir et à nous engager dans le collectif local pour une paix juste et durable. C’est Boris qui y représente le Parti. Nous avons participé au rassemblement du 30 décembre et aux 2 manifestations des 3 et 10 janvier.
Notre Parti a une voix originale à porter dans ce conflit, celle de la paix, celle de la justice pour le peuple palestinien, de la sécurité pour les 2 peuples mais surtout celle d’un règlement pacifique et politique de ce conflit avec la nécessité vitale d’une coexistence de 2 Etats. En faisant grandir la mobilisation, nous intervenons tout à la fois en solidarité avec le peuple palestinien, lui redonnant de l’espoir et lui montrant qu’il n’est pas seul abandonné face aux bouchers mais nous mettons aussi la pression sur le gouvernement français et sur l’Union Européenne qui doivent user de leur influence pour arrêter le conflit. Je termine sur ce sujet en vous informant que samedi après-midi prochain aura lieu, place de Jaude, une distribution de tracts, signature de pétition pour sensibiliser les citoyens sur le drame du peuple palestinien.

L’autre actualité internationale, c’est la persistance, voire l’aggravation de la crise systémique du capitalisme. 3 mois après le krach financier, nous sommes aux portes d’une récession mondiale. 25 millions de chômeurs supplémentaires dans le monde à l’horizon 2010 avec un minimum de 400 000 chômeurs supplémentaires dès 2009 en France où les perspectives de croissance et de chômage sont alarmantes. La crise a déjà frappé les intérimaires. Durant les fêtes, ce sont les salariés de l’automobile qui ont subit le chômage technique. C’est le cas des salariés de Michelin dans notre département. Les plans sociaux s’annoncent et de très nombreuses PME confrontées au rationnement du crédit  sont contraintes de déposer le bilan.
Les mesures prises, notamment les 428 milliards d’euros dégagés par le gouvernement pour enrayer la crise n’ont fait, en réalité, qu’alimenter la spéculation. Le plan de relance du gouvernement fait l’impasse sur la relance du pouvoir d’achat et de la consommation. Mais comme le titre un de nos tract, « ce n’est pas la crise pour tout le monde ». 2008 a été une année des profits records. Il est bon de rappeler, comme le faisait la revue « Capital » de novembre dernier, que les grands patrons ont touché ces derniers mois un véritable « jackpot ».
Le PDG de Suez qui vient de fusionner avec GDF, a empoché 12 millions d'euros grâce à ses stock-options. Vincent Bolloré a touché 20 millions d'euros. François Pinault se classe second avec 259 millions d'euros derrière Bernard Arnault (PDG et actionnaire principal de LVMH) qui arrive bon premier avec 376 millions d'euros.
Et que dire des firmes du CAC 40 qui ont engrangé en 2008 des bénéfices record. Elles ont fini l'année avec des résultats supérieurs en moyenne de 12% par rapport à 2007 et des profits en hausse sur 2007 de 2,2 milliards d'euros.

C’est dans ce contexte que la proposition de loi d’Alain Bocquet prend tout son sens. Celui-ci a déposé une proposition de loi visant à affecter les dividendes des entreprises à la garantie de l’intégralité des salaires des salariés subissant des périodes de chômage partiel. En prenant l’exemple de Renault, il montre comment cette entreprise pourrait maintenir le salaire de 20 000 employés concernés par le chômage technique avec 1% seulement des dividendes des actionnaires. En donnant la priorité aux salariés plutôt qu’aux actionnaires, cette proposition de loi met en lumière la responsabilité des actionnaires dans le déclenchement de la crise financière et en même temps vise la sécurisation des revenus des salariés qui ne peuvent pas être la variable d’ajustement d’un capitalisme exclusivement soucieux de ses intérêts propres et de ses profits.

Nous ne devons pas relâcher la pression dans la bataille sur les responsabilités de cette crise structurelle du capitalisme, à l’image du débat qui s’est tenu hier à Riom à l’initiative de la section, car cette lutte en rejoint une autre qui est celle de la moralisation ou du dépassement du système. Selon que les responsabilités de la situation actuelle sont des mauvais patrons, quelques traders indélicats ou bien le système lui-même, les réponses divergent fortement. Sarkozy, qui a bien compris le danger, a, depuis le début, décidé de sauver le soldat capitalisme appelant à sa moralisation ; autant apprendre à un requin à devenir végétarien. Pour notre part, c’est bien l’exigence, la nécessité et la possibilité d’un dépassement du système que nous voulons mettre au cœur du débat politique et qui peut et doit entrer en résonnance avec ce qui monte avec plus d’acuité dans la société depuis le déclenchement de la crise, c’est-à-dire une nouvelle contestation de la domination du marché.

Et même si le gouvernement entend garder son cap antisocial et poursuivre ses réformes liberticides, il a été bousculé par la jeunesse et contraint de reculer sur la réforme des lycées. L’exemple grec a dû compter dans ce recul. Il a dû également ajourner son projet de loi sur le travail du dimanche devant le tollé que cela provoquait y compris dans ses propres rangs. A propos de travail du dimanche, je tiens à souligner ce qu’a réalisé notre camarade Christian Sinsard en refusant l’autorisation d’ouvrir le dimanche à de nombreux magasins et en organisant en ce moment même un débat sur cette question. Un camarade de la CGT me précisait récemment que ce genre d’action donnait du souffle aux syndicalistes sur le terrain. L’engagement communiste d’un élu ne passe pas inaperçu aux yeux des travailleurs.

Une étape décisive de la riposte au gouvernement va avoir lieu le 29 janvier avec l’appel de toutes les organisations syndicales à une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle. Nous avons un rôle déterminant à jouer pour la mobilisation. Nous avons besoin de politiser les luttes et ainsi d’aider à leur convergence en montrant le fil conducteur de toute l’action gouvernementale.
La direction nationale propose d’ailleurs que nous fassions des 22, 23 et 24 janvier, 3 grandes journées d’initiatives et de rassemblement sur tous les sites de production touchés par la crise, les sites industriels, les banques pour donner un message simple : « il n’y a pas de fatalité à la crise ». Nous avons commandé 30 000 journaux pour bien préparer cette journée d’action. Il nous appartiendra ce soir de décider de quelques lieux de distribution symbolique où nous pourrions nous retrouver militants communistes, syndicalistes et élus. J’attire votre attention également sur le besoin d’une présence visible du Parti sur la manif elle-même avec tracts, autocollants et drapeaux. J’insiste sur la responsabilité particulière des membres du Conseil Départemental sur ce sujet.
La préparation et la manif elle-même seront l’occasion de mettre en débat six grandes séries de propositions en faveur de ce qui pourrait être une véritable relance sociale en France et en Europe, un véritable plan de bataille contre la crise et ses conséquences. Je ne les reprends pas, elles ont été détaillé dans l’Huma de mardi. Vous pouvez les retrouver : ici.

Notre Congrès doit nous encourager à aller de l’avant. Nous avons, au terme d’un long débat, choisit de garder notre organisation, le PCF, tout en le transformant pour qu’il réponde mieux aux défis de ce début de siècle et aux besoins des communistes. Ce fut un congrès serein malgré ou peut-être à cause de l’importance des enjeux. Nous avons eu des délégués responsables, attentifs, ouverts et fraternels. La presse qui pariait lors de notre début de congrès sur l’éclatement du Parti en a été pour ses frais et a été obligé de se rabattre et de se focaliser sur la présence de listes alternatives qui n’ont pas suscité de crispation.
Nous avons donc maintenant à mener le débat sur les transformations nécessaires de notre Parti mais le choix du PCF fait au congrès nous permet de le faire dans un cadre déterminé en commun.
Les délégués du Puy-de-Dôme ont déjà commencé, dans leur section ou cellule, leur compte-rendu du congrès. La délégation étant limité à 8, toutes les sections n’ont pu envoyer un délégué au congrès. Il faut ce soir que nous regardions comment faire pour que chaque section puisse accueillir lors d’une prochaine réunion un ou plusieurs congressistes.

Notre Conférence Fédérale a, elle, dégagé 4 priorités. Je les rappelle brièvement : la jeunesse et la formation sous la responsabilité de Boris, l’activité communiste à l’entreprise sous la responsabilité de Jacques,  l’ambition de renforcer le Parti et de redonner une vie démocratique et active à toutes nos sections sous la responsabilité de Roger.  Nous avons besoin de travailler plus et mieux sur notre organisation. (…)
Concernant l’activité communiste à l’entreprise, Jacques est en train de travailler  avec Yvette à construire un véritable secteur entreprise qui permette tout à la fois de pérenniser et développer nos cellules d’entreprise là où elles existent et de faire vivre le PCF aux portes des entreprises où les communistes n’y sont pas suffisamment nombreux pour y faire vivre des structures propres.
Nous vous proposons d’ailleurs qu’il y ait une mutualisation des moyens financiers pour que le secteur entreprise ait les moyens de son ambition. Cette mutualisation consisterait, si vous en êtes d’accord, à ce que chaque section de l’agglomération clermontoise, dans un premier temps, reverse au secteur d’entreprise 20% du retour des cotisations. Je ne redis pas l’importance d’avoir une activité politique dans les boîtes mais je souhaiterai insister sur un point. La crise actuelle va multiplier les conflits sur les lieux de travail. Nous devons être présents, militants et élus, aux côtés des salariés pour soutenir, aider et politiser les résistances. C’est en étant au cœur des luttes que nous pourrons faire vivre nos propositions.

Bien entendu, ces 2 priorités ne doivent pas reposer que sur un camarade du secrétariat, il va falloir des équipes pour construire et animer.

Notre Congrès a également validé la démarche qu’avait proposée le Conseil National sur les élections européennes qui auront lieu le 7 juin. Cette démarche consiste en la construction d’un Front progressiste européen avec celles et ceux qui partagent notre volonté de réorienter la construction européenne sur des bases sociales et démocratiques nouvelles. Nous nous adressons à toutes les forces politiques et sociales, en France mais aussi en Europe, intéressées à faire converger les efforts pour changer l’Europe, à toutes les personnes qui se reconnaissent dans ces courants progressistes, au mouvement syndical et associatif.
D’ores et déjà, le Parti de Gauche a répondu positivement à cet appel. Dans notre département, il semble que la LCR soit elle aussi favorable à cette construction politique, à l’inverse semble-t-il de leur direction nationale.
Nous allons donc être amener à rencontrer tous ces partenaires éventuels sachant que les listes se construisent au niveau des grandes circonscriptions avec une cohérence nationale. Pour ce qui nous concerne, nous faisons partie de la circonscription qui regroupe les régions Auvergne, Limousin et Centre.
Il nous faut discuter de la meilleure manière de créer ce rassemblement populaire, la façon dont nous allons montrer notre volonté de rupture avec l’orientation actuelle de l’Europe sur la forme et sur le fond. Nous devons donc dès aujourd’hui travailler à la constitution de notre liste et du rassemblement politique qui en sera porteur. Je rappelle que les députés sont élus au scrutin proportionnel à un tour par circonscription, le seuil de répartition des sièges étant de 5 % des suffrages exprimés. Dans la plupart des circonscriptions, un siège représente toutefois environ 10% des suffrages exprimés de la circonscription. Pour notre circonscription, la liste comprend 6 candidats à parité. Il y a demain une réunion de tous les secrétaires fédéraux de notre circonscription qui va déclencher les choses sérieuses, si je puis dire.
Pour finir, les communistes seront consultés sur la composition des listes au mois de mars.
Chers camarades, nous avons du pain sur la planche, notre parti doit se montrer à la hauteur de la situation.


Publié dans Fédération PCF

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