Delanoë s’affirme donc socialiste et libéral. Cette affirmation crée la sensation, c’est l’info du moment, le « buzz » médiatique. Tous les médias en parlent. Enfin, enfin, un leader de la gauche ose transgresser les tabous. Il ose poser les principes d’une gauche moderne, une gauche courageuse qui ne se cache plus derrières les vieux schémas marxisants, une gauche ayant définitivement accepté l’économie de marché, le capitalisme, une gauche, en définitive, qui serait devenue…. de droite.
Et cela fait se pâmer de bonheur quelques commentateurs de la vie politique comme Christophe Barbier ou Laurent Joffrin, expert es gauche et plus particulièrement expert es PS. Ceux-là
mêmes que l’on invite dans les débats politiques pour soi-disant représenter la gauche et qui ont tant de mal à se différencier de la droite.
La gauche, pardon, une certaine gauche, souffre depuis longtemps d’un complexe d’infériorité sur les questions économiques. Cette gauche a toujours voulu prouver qu’elle était aussi compétente dans le domaine économique que la droite, qu’elle pouvait faire aussi bien que les tenants du libéralisme et qu’elle pouvait diriger le pays sans mettre l’économie en péril. Ce faisant, pour supporter la concurrence de la droite, cette gauche a toujours voulu se conformer aux critères d’efficacité du libéralisme. Elle adopte donc les mêmes moyens que la droite : réduction du périmètre public, réduction du nombre de fonctionnaires, cadeaux fiscaux aux entreprises sans effets sur l’emploi mais excellent pour la bourse, individualisation des situations etc…. C’est comme cela qu’une certaine gauche s’est retrouvée aux côtés de la droite pour défendre le traité de Maastricht avec ses 3% de déficits publics, machine à réduire le périmètre de l’action publique, ou plus récemment à défendre le TCE, incapable d’imaginer autre chose qu’une soumission servile au libéralisme pour les peuples européens.
En fait, ce glissement à droite est une tentation de la gauche, pardon encore, d’une certaine gauche depuis sa création. C’est en fait la tentation du renoncement, de la facilité, de l’abandon. C’est la tentation de l’obscurantisme contre les Lumières.
Il y a besoin de repenser la gauche, de refonder une politique de transformation sociale qui soit ambitieuse.
C'est le débat que nous voulons mener au Parti Communiste. Ce débat, il a besoin de l'énergie, de la réflexion et de l'imagination de
toutes celles et de tout ceux qui se battent pour un monde meilleur.
Ah oui…cette politique de transformtaion sociale, je crois qu’elle se passera de Bertrand Delanoë…..
:-))))

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