Mardi 25 novembre 2008

Je copie-colle cet article.


Google n’aide pas le PCF à sortir de la crise

par Erwan Cario

tags : politique , blog , google , censure

Accueil du site sortirdelacrise.tv, hébergé par Google - DR

Une fois l’adresse entrée, la page ne ressemble pas vraiment à ce qui était prévu. « Ce blog est actuellement en cours d’évaluation en raison d’éventuelles violations des Conditions d’utilisation de Blogger. » Pourtant, on ne voulait pas accéder à un site de partage de mp3 ou à une page sulfureuse. On voulait juste voir à quoi ressemblait www.sortirdelacrise.tv, un blog humoristique lancé par le Parti Communiste Français qui parodie les positions de l’UMP (qui devient le PUM pour l’occasion).

Un clic plus tard, sur le bouton « Traiter », et on y accède. Mais on sent bien que cette page d’avertissement n’est pas du goût des créateurs du site. « Mais pourquoi donc ?, s’interrogent-ils. Pour le moment mystère. Nous attendons d’en savoir plus avant de prendre d’autres dispositions pour héberger les vidéos de cette indispensable campagne du PUM. » Frank Mouly, en charge du blog, raconte : « On a essayé de contacter Google, mais c’est très dur. Les gens à Paris sont principalement des commerciaux qui ne peuvent rien faire. On a donc dû se contenter de la procédure automatique de Blogger qui consiste à appuyer sur un bouton pour signaler qu’on existe. Mais depuis vendredi, aucune nouvelle, et on ne sait toujours pas ce qu’on nous reproche. » Effectivement, on voit mal ce site violer une des règles d’utilisation de Blogger, propriété de Google. Même si, souvent, les voies du géant de Mountain View sont impénétrables.

En effet, cette « affaire » n’est pas sans rappeler une autre qui a eu lieu début juillet aux Etats-Unis. Plusieurs blogs hébergés sur Blogger, qui s’opposaient à la candidature de Barack Obama pour le parti démocrate, s’était alors vus interdits de mise à jour (lire l’article). Ils étaient suspectés par la plateforme d’hébergement d’être de vulgaires blogs de spam. Pour les blogs ainsi traités, il s’agissait d’une manœuvre des partisans d’Obama (il est possible de signaler les blogs suspects en cliquant sur un bouton) pour les réduire au silence. La blogueuse Carissa Snedeker de Blue Lyon avait alors regretté la politique « coupable jusqu’à preuve d’innocence » suivie par Blogger. Ce qui l’avait conduit à changer d’hébergeur.

En attendant une éventuelle réponse de Google, qu’il espère rapide, Frank Mouly prend son mal en patience : « Ca nous a quand même un peu déconcerté. C’est une campagne humoristique qui n’est pas trop dans nos habitudes. Et on était plutôt contents de nous. »

Par cyril - Publié dans : Actu
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Lundi 24 novembre 2008

Quand on pense que 20 régions sur 22  sont gérées par des présidents socialistes, qu'ils sont à la tête d'une mutitude de municipalités et quand on voit combien les socialistes ont du mal à compter, on ne peut être qu'inquiet.

Pour moi, une chose est sûr : aux prochaines élections, je ne laisse pas un socialiste compter les bulletins...

lol lollollollollollollollollollollollollollollollollollollollollollollollollollollollol

Par cyril - Publié dans : Débat à gauche
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Dimanche 23 novembre 2008


Les réactions des uns et des autres et l'interview de Manuel Valls, aujourd'hui, m'inspirent ce deuxième coup de griffe.



Les médias mentent. Depuis 18 mois, ils organisent une opération de désinformation à l'échelle de tout le pays. En fait, Ségolène Royal a été élue présidente de la République le 6 mai 2007 mais personne ne veut le reconnaître. C'est normal, la France entière la voulait comme présidente. Mais certains méchants ont voulu l'en empêcher en se présentant à la candidature.

C'est d'ailleurs la même chose pour le poste de 1er secrétaire du PS. Manuel Valls vient de nous annoncer que Ségolène Royal était élue et que là aussi il était évident que ce ne pouvait en être autrement puisque tous les socialistes n'aspiraient qu'à cette élection et que si cela est différent, c'est que certains l'en empêche.


Comment tordre la réalité pour la faire correspondre à ce que l'on souhaite....

Par cyril - Publié dans : Débat à gauche
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Samedi 22 novembre 2008

Quel triste spectacle que donne le Parti Socialiste...

Ségolène Royal, après avoir été battu à la présidentielle, après n'avoir regroupé que 29% des adhérents socialistes sur sa motion, vient de se faire battre pour le poste de secrétaire du PS.

Effectivement, comme elle l'avait promis au soir du 2° tour, elle a conduit ses troupes à d'autres victoires....... lol lollollollollollollollollol

Par cyril - Publié dans : Débat à gauche
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Mercredi 19 novembre 2008
Le  groupe communiste de Clermont-Ferrand se félicite de la décision de la municipalité clermontoise de ne pas mettre en place le Service Minimum d’Accueil dans les écoles.  Celui-ci ne vise qu’à affaiblir le mouvement social et diviser le personnel de l’Education Nationale et les parents d’élèves. De plus, il est techniquement impossible d’assurer la sécurité des enfants dans les conditions prévues par la loi. Plutôt que de décider de telles mesures démagogiques, le gouvernement doit entendre et répondre aux revendications des personnels de l’Education Nationale. Ceux-ci manifestent pour dénoncer la politique éducative du gouvernement, notamment les suppressions de postes, réclamer le  maintien des postes de Rased (postes des maîtres des Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté) et exiger un véritable dialogue social. Ils ont le soutien des élus communistes de Clermont-Ferrand qui appellent la population à venir manifester jeudi 20 novembre à 10 h 00, avenue de la République.
Par cyril - Publié dans : Clermont-Ferrand
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Dimanche 9 novembre 2008
Voici l'intervention que j'ai prononcé vendredi soir au Conseil Municipal de Clermont-ferrand.


Ce débat d’orientation budgétaire a lieu alors que l’économie mondiale vit l’une des plus importantes crises de son histoire. Chaque jour qui passe confirme la gravité de cette crise due, en grande part, à une politique de modération salariale aussi bien suivie aux Etats-Unis qu’en Europe obligeant les ménages à recourir de plus en plus au crédit pour maintenir leur niveau de vie.
Mais cette crise n’est pas seulement une crise financière. C’est la crise du système capitaliste dans son ensemble. La recherche effrénée, frénétique du profit, la volonté de faire de l’argent à n’importe quel prix, quelles qu’en soit les conséquences sur les territoires ou sur les hommes conduit l’Humanité dans le mur et aujourd’hui l’économie mondiale dans la faillite. Cette situation appelle de la part de la gauche à être offensif et audacieux pour apporter des réponses nouvelles à la hauteur de la gravité de la crise que nous traversons.
 
Cette crise va inévitablement avoir des conséquences sur les collectivités locales qui vont être confrontée à d’énormes difficultés financières. Les milliards que vient de débourser le gouvernement pour sauver les banques seront en partie ponctionnés sur les crédits que l'Etat doit aux collectivités locales. La dégradation de la situation économique va très sérieusement handicapée les budgets des collectivités et par conséquent nos capacités à répondre aux besoins des populations elles-mêmes touchées de plein fouet par cette crise.
Certes, le gouvernement a annoncé le déblocage de cinq millards d’euros aux collectivités, mais faute d’une réforme en profondeur du crédit, les problèmes vont demeurer dans les années à venir. Ils risquent même de s’aggraver compte tenu de la multiplication des prêts sophistiqués et extrêmement risqués accordés aux collectivités par des banques, notamment DEXIA.
A ce propos, les trois milliards d’euros que le gouvernement a décidé d’injecté pour sauver DEXIA ne peuvent pas l’être sans contreparties. Il n'est pas acceptable que l'Etat vienne au secours d'un établissement financier comme DEXIA sans maîtriser effectivement sa stratégie et sa gestion, et la compensation de l'aide apportée doit pouvoir s'accompagner d'une nationalisation durable des actifs sains de ces établissements. DEXIA doit remplir sa mission au service des collectivités territoriales notamment en accordant des emprunts à taux privilégiés pour garantir les investissements publics en contrepartie du refinancement public dont elle a bénéficié.
 
Beaucoup de collectivités sont allés chercher ces emprunts à hauts risques, jouant le jeu de la finance internationale et alimentant le brasier spéculatif. Certaines s’en mordent les doigts aujourd’hui, d’autres ont manœuvré plus finement et sont à l’abri pour l’instant. Mais pour combien de temps ?
Ces prêts à taux variables, ces produits structurés ne peuvent pas résulter que d’une question économique. C’est aussi un choix politique qui nous appartient. Ne pas jouer en bourse n’est pas qu’une question financière, c’est un problème d’éthique et de responsabilité. La gauche a un devoir d’exemplarité particulièrement en matière de gestion.
Nous proposons donc que le Conseil Municipal s’engage aujourd’hui à stopper progressivement toute gestion financière et spéculative. Cela sera aussi notre contribution au nécessaire combat politique contre le capitalisme.
 
Car si l'on veut s'attaquer efficacement à cette crise, il faut s'en prendre aux causes profondes et réorienter l'argent vers l’économie réelle et les besoins sociaux, augmenter les salaires, les retraites, développer les services publics, financer l’éducation, la recherche et les investissements utiles.
Il est absolument nécessaire de contrôler les mouvements de capitaux. Il faut revenir sur l’aberrante liberté de circulation des capitaux qui alimente l’incendie financier. Dans le même sens, il faut engager une lutte acharnée contre les paradis fiscaux, dont l’existence, au sein même de l’Europe, permet à des capitaux considérables d’échapper à tout contrôle.
 
Les élus communistes préconisent notamment la création d’un pôle bancaire public pour favoriser la lutte contre la spéculation et répondre aux besoins sociaux de notre société. Nous avons besoin de banques tournées vers un autre modèle de développement, donnant la priorité au financement d’investissements créateurs d’emplois favorisant une croissance de qualité respectueuse de l’environnement. Ce pôle financier public interviendrait dans les domaines du développement des PME, du financement du logement social, de la politique de la ville et des transports, de la politique industrielle et de l’aide à l’innovation.
 
Dans le projet de loi de finance 2009, les collectivités locales sont particulièrement maltraitées. Avec la mise à mort du « contrat de croissance et de solidarité », nous sommes passés désormais dans l’ère du « contrat unilatéral de décroissance et d’instabilité ». En effet, les dotations de l’Etat ne progresseront que bien en dessous de l’inflation réelle, notamment bien en dessous de celle du  panier du maire avec plus 3,6%. Cependant les collectivités sont davantage victimes de l’inflation, leur pouvoir d’achat va donc reculer.
Dans la dotation globale de fonctionnement (DGF), la dotation de solidarité urbaine (DSU) devait être vidée de son critère de logement social. Conséquence : près de 240 communes de plus de 10 000 habitants dont Clermont-Ferrand devaient être éjectées de son bénéfice. Devant le tollé des élus et de leurs associations, dont l’ANECR, le gouvernement a été contraint d’en atténuer cette année la mise en œuvre, mais rien n’est réglé.
En décidant de transférer des charges sans moyens réels, de baisser les dotations d’Etat, de plafonner les recettes de la taxe professionnelle, le gouvernement instaure un grave déséquilibre et accentue l’étranglement financier des collectivités. Quant à la taxe professionnelle (TP), son arrêt de mort apparaît comme signé. A entendre Nicolas SARKOZY, sa marche à la guillotine démarre en janvier 2009. La suppression de la part salaires et le plafonnement à 3,5 % de la valeur ajoutée l'avaient saigné à blanc. Avec l'hypothèse de sortir de ses bases les investissements réalisés (soit près de 80 % des bases), la mort de la taxe professionnelle serait acquise. Il y a quelques jours, le président de la République a commencé la mise en œuvre de cette disparition de fait de la TP, en annonçant que tous les nouveaux investissements industriels réalisés en France seront exonérés à 100% de taxe professionnelle jusqu'au 1er janvier 2010. Or, depuis la révolution industrielle, l’essor et le développement des collectivités sont intimement liés à l’existence d’un tel impôt économique leur permettant d’assurer 70% du montant total des investissements civils dans ce pays.
Plus que jamais, il faut une réforme de la fiscalité locale qui apporterait durablement aux collectivités les moyens de développer les services publics et financer les investissements utiles à leurs habitants. Tout d’abord, en supprimant le bouclier fiscal, les cadeaux fiscaux et les exonérations de charges qui alimentent les opérations financières et plombent les comptes publics. Ensuite, en instaurantimmédiatement une contribution des grandes fortunes.
 
Depuis longtemps, les élus communistes  préconisent  de faire de la taxe professionnelle un impôt dont l'assiette serait élargie à tous les actifs matériels et financiers des entreprises. A hauteur de 0,5 %, cette contribution augmenterait les ressources des collectivités locales tout en évitant de pénaliser les investissements en faveur de l'emploi. C’est la seule façon de permettre l’autonomie financière des collectivités.
 
Pour l’instant, l’Etat nous doit de l’argent. Si la situation en restait là, ce seront les Clermontoises et les Clermontois qui auront à supporter le désengagement financier de l’Etat. Il nous faut mener la bataille politique pour que l’Etat verse à la ville ce qu’il lui doit. Repoussons le vote du budget au mois de mars pour nous permettre de mener cette bataille avec les Clermontois non pas de manière défensive mais bien de manière offensive pour obliger l’Etat à honorer se parole.  Cela nous permettra peut-être d’y voir plus clair sur la situation économique internationale et surtout de poser sur la place publique les problèmes de désengagement de l’Etat. Nous sommes dans une situation inédite qui exige des actes inédits. Dans cette période qui s’annonce difficile pour nos concitoyens, nous devons tout faire pour nous opposer à toute réduction du périmètre publique.



Les socialistes ont refusé nos 2 propositions mais ont quand même accepté d'adopter un voeu demandant une réforme de la fiscalité locale. Le voici :

Refuser l'asphyxie financière des collectivités locales, dégager de nouvelles ressources financières par une réforme audacieuse de la fiscalité permettant de réalimenter la dépense publique, moteur important des investissements dans notre société et de répondre aux besoins sociaux.
 
Les collectivités territoriales sont confrontées à des besoins sans cesse croissants. Or, le désengagement de l'Etat et les transferts de compétences non accompagnés de moyens pérennes et évolutifs, s'ajoutant à des ressources stagnantes, voire en diminution, aboutissent à une asphyxie rapide et programmée des collectivités locales.
 
L'autonomie financière de gestion est mise en cause, en contradiction avec la libre administration des collectivités territoriales.
 
En remettant en cause unilatéralement le contrat de solidarité et de croissance, l'Etat revoit aussi à la baisse l'enveloppe des dotations faites aux collectivités alors que les dépenses de ces dernières sont en forte augmentation, du fait notamment de hausses généralisées et des transferts de compétences de l'Etat qui ont eu lieu et qui n'ont pas été accompagnées des financements correspondants.
 
A terme, les conséquences de cette politique seront catastrophiques pour les citoyens et conduiront les collectivités à freiner tout effort en direction des habitants et de prendre des dispositions favorables à l'intérêt des populations. Cette situation ne peut perdurer.
 
Le Conseil Municipal de Clermont-Ferrand demande au Gouvernement une réforme de la fiscalité locale garantissant l'autonomie financière aux collectivités territoriales qui leur permettra d'assurer toutes leurs compétences.
 
Il demande notamment que l'assiette de la taxe professionnelle soit élargie en intégrant la taxation des actifs financiers, qui ne participent pas actuellement au développement des territoires et à la satisfaction des besoins sociaux.
 
En appliquant un taux modeste de 0,5% sur les actifs financiers, 15 milliards d'euros seraient disponibles pour les collectivités locales.
 
Ce serait une première étape dans la refonte de la fiscalité locale et dans la construction d'une plus grande justice sociale.



Par cyril - Publié dans : Clermont-Ferrand
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Mercredi 5 novembre 2008

La victoire de Barack Obama est historique. Les Etats-Unis, après avoir pratiqué l’esclavage, et la ségrégation, ont élu un président noir. Même si les problèmes inter-ethniques ne sont pas réglés pour autant, on peut espérer qu’un président afro-américain dans le fauteuil de la maison blanche améliorera la condition des noirs américains faisant souvent partie des classes sociales les plus défavorisées. Nous pouvons également espérer que ce nouveau président ne sera pas comme son prédécesseur un religieux illuminé convaincu de mener une guerre sainte et donc que les Etats-Unis adopteront une autre politique internationale. Afghanistan, Irak, Iran, Corée du Nord…, la liste est longue des pays qui sont en butte à une diplomatie américaine arrogante et belliciste.

Mais si cet événement est historique, il faut savoir raison garder et analyser à froid les propositions du candidat Obama. Par exemple, si celui-ci a annoncé qu’il retirerait les troupes américaines d’Irak en 16 mois et que ce retrait commencerait dès sa prise de fonction, il s’est également prononcé pour que Jérusalem soit la capitale indivisible d’Israël, ne permettant pas une sortie pacifique et rapide du conflit israëlo-palestinien. Il s’est aussi prononcé pour la peine de mort et pour le port d’armes. Restant dans les clous d’un libéralisme bon teint, Obama diverge peu sur les questions économiques de son rival républicain. Sachant qu’Obama est le candidat à l’élection présidentielle qui a dépensé le plus d’argent pour sa campagne (605 millions de dollars), on ne peut qu’être inquiet de ses rapports avec les milieux d’affaires et des non-évolutions que cela va engendrer sur la politique économique des Etats-Unis, notamment dans la situation de crise financière et économique internationale que nous connaissons.

Bref, c’est un moment historique qui ne demande qu’à entrer vraiment dans l’histoire en changeant le visage de l’Amérique du XXI° siècle.

En ce jour, nous pouvons avoir une pensée pour Martin Luther King…


Par cyril - Publié dans : Actu
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Lundi 27 octobre 2008
Pas mal, pas mal.....

Par cyril - Publié dans : Actu
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Mercredi 15 octobre 2008
Par cyril - Publié dans : Economie
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Mercredi 8 octobre 2008

La crise fait rage, des milliards de dollars ou d'euros partent en fumée tandis que les Etats jouent les pompiers pyromanes en injectant massivement des liquidités pour soutenir les marchés entraînant ainsi une surenchère spéculative pour récupérer les meilleurs parts de ce gâteau d'argent public. Face à cette crise d'une ampleur considérable, tous les moyens sont bons pour tenter de sauver le soldat "capitalisme". Celui-ci serait innocent ! Il ne s’agirait que de quelques "traders" fous, avides et cupides qui auraient entraîné un "bon" système dans ce trou noir.

On assiste à une opération de prestidigitation pour détourner les yeux du monde du seul coupable : le capitalisme. Car c'est bien ce système de captation de la plus-value, du profit, de l'exploitation et de la marchandisation qui est le vrai responsable.

Le PS, dans cette tourmente, retrouve quelques accents d'un temps passé et lointain où il critiquait encore le capitalisme. C'est  pourtant d'une voix bien timide qu'il s'élève contre la crise et ceux qui, il n'y a pas si longtemps encore, se vantaient d'être social et libéral se montrent moins diserts, tout à coup, sur les vertus supposées du libéralisme.

Il y a même des patrons de presse comme M. Joffrin qui n' a jamais été le dernier à donner des conseils à la gauche pour qu'elle se "modernise" (comprenez qu'elle se droitise ou se libéralise, au choix), he bien même des gens comme M Joffrin sont bien obligé de reconnaître que ceux qui, à gauche, prônaient, au minimum, plus de régulation et de contrôle n'étaient peut-être pas si archaïque que cela.

Ce matin, sur France Info, dans son duel hebdomadaire avec Sylvie Pierre-Brossolette du Point, M. Joffrin explique donc (tenez-vous bien !) qu'il vient d'écouter Benoît Hamon, député européen, représentant la ligne de "gauche" au Congrès du PS, parler de "pôle financier public" et de qualifier cette proposition de "pas idiot".

Cette proposition de "pôle financier public" est défendue par le Parti Communiste depuis les années 1990. Si M. Joffrin est honnête, il doit donc considérer que cette proposition défendue par le PCF n'est pas idiote. Il devrait dans le même temps se poser des questions sur ces qualités journalistiques. En effet, un journaliste présenté comme un journaliste de gauche ne devrait-il pas s'interroger quand, dans son domaine d'étude de prédilection, la gauche, il découvre une proposition défendue depuis plus de 10 ans par un de ces partis qu'il s'autorise pourtant à juger et à traiter d'archaïque, de passéiste etc... C'est faire bien mal son métier que de ne pas connaître les propositions des partis de gauche lorsqu'on est le patron de Libération.

Mais peut-être qu'il connaissait cette proposition et que ce n'est qu'à la lueur de la crise actuelle qu'elle lui est apparue pertinente ce qui serait extrémement gênant tout de même pour un rédac chef ou bien c'est que cette proposition est bien plus acceptable dans la bouche d'un Benoît Hamon que dans celle d'un Paul Boccara ou dans celle d'un Yves Dimicoli.

Avec sa suffisance et sa propension à distribuer bons et mauvais points, à donner des leçons sur ce que devrait être la gôche, M. Joffrin a depuis longtemps choisi le camp du capital !

A vomir !!

Quelques propositions pour sortir de la crise et dépasser le capitalisme :

(cliquez sur l'affiche...)

 

Par cyril - Publié dans : Economie
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Citations

Le moyen le plus sûr de discréditer une nouvelle idée politique (et pas seulement politique) et de lui nuire, c'est de la défendre en la poussant à l'absurde. En effet, si on la rend « exorbitante », si on l’exagère, si on l'étend au-delà des limites de son application réelle, peut-être poussée à l'absurde, et, dans ces conditions, se change même infailliblement en absurdité. LENINE

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