Vendredi 16 janvier 2009
Voici le rapport que j'ai présenté au 1er Conseil Départemental de l'année.




Je voudrais tout d’abord souhaiter la bienvenue aux camarades qui ont été élu à l’occasion de notre Conférence Départemental du mois dernier et leur dire qu’ils sont maintenant, au même titre que les plus anciens, des dirigeants et animateurs de la Fédération.
C’est avec plaisir que je me plie à la tradition pour vous présenter mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Vœux de santé, de bonheur pour vous et celles et ceux qui vous sont proches et vœux d’espoir quant à une marche du monde moins folle que celle que l’on connaît aujourd’hui.
Car ce qui se passe dans la bande de Gaza depuis 3 semaines pourrait nous faire penser que le monde a brusquement sombré dans la folie tant les réactions des gouvernements du monde entier ne semble pas au niveau de l’urgence humanitaire. En plein milieu des fêtes de fin d’année, le gouvernement israélien a décidé de bombarder la bande de Gaza pour y débusquer les combattants du Hamas.
Ce bout de terre s’étend sur un territoire de 363 km² où vit une population de plus d’1,5 millions de personnes. Pour donner une comparaison, le pays le plus densément peuplé d’Europe est la Hollande avec 452 habitants au km² ; dans la bande de Gaza, c’est une densité presque 10 fois supérieur puisqu’elle se situe à  4 166 personnes au km². Nous pouvons facilement imaginer combien cette guerre doit être « propre », combien les frappes doivent être  « chirurgicales » avec une densité de population aussi élevée. C’est en prenant prétexte d’une rupture de la trêve du Hamas par des tirs de roquettes qu’Israël a lancé son offensive meurtrière. Cette trêve, débutée en juin 2008, n’a jamais été véritablement respectée ni par le Hamas, ni par Israël, les uns répondant aux agressions des autres.
Ce conflit qui dure depuis 60 ans semble être entré dans une nouvelle phase, une phase mettant à mort la fragile idée du processus de paix. Pour bien comprendre la situation actuelle, il est nécessaire de revenir, à grands traits, sur ces 60 ans de conflits.

Le 29 novembre 1947, le plan de partage de la Palestine est approuvé par l'Assemblée Générale de l'ONU. Ce plan, destiné à résoudre le conflit entre Juifs et Arabes à propos du mandat britannique sur la Palestine, propose le partage de ce territoire entre deux États, l'un juif, l'autre arabe, avec Jérusalem sous contrôle international. Le refus de ce plan par les pays arabes conduit à la 1ère Guerre israélo-arabe de 1948.
Le14 mai 1948 Israël proclame son indépendance et le 30 mai 1964, l’OLP est créée.
En juin 1967, Israël provoque la guerre dite des Six Jours en s’emparant de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Il occupe ainsi la totalité de la Palestine et détient seul désormais la clef du problème palestinien.
Israël annexe dès juillet 1967 Jérusalem-Est et proclame la ville « réunifiée » capitale d’Israël. Cette décision viole toutes les résolutions de l’ONU notamment la résolution 242 adoptée par l’ONU suite au cessez-le-feu mettant fin à la guerre des Six jours et qui requiert entre autres le retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit.
La Résolution 338 de 1973 fait suite à la guerre  du Kippour et demande aux parties en cause de commencer immédiatement après le cessez-le-feu l’application de la Résolution 242 du Conseil de sécurité.
Face à l’impasse politique du conflit, les Palestiniens déclenchent l’intifada en décembre 1987.
En novembre 1988, le Conseil national palestinien d’Alger franchit un triple pas :
- il proclame l’État indépendant de Palestine ;
- il accepte comme bases de règlement les résolutions des Nations unies : la résolution 181 de l’Assemblée générale de 1947 (partage), la 242 du Conseil de sécurité de 1967 (échange de territoires contre la paix) et la 338 du Conseil de sécurité de 1973 qui actualise la précédente ;
- il condamne explicitement toute forme de terrorisme.
La reconnaissance d’Israël sera confirmée le 15 décembre 1988 par Yasser Arafat devant l’Assemblée générale des Nations unie.
Le 13 septembre 1993, l’accord d’Oslo est conclu. Pour la première fois, Israël et l’OLP se reconnaissent mutuellement et les deux signataires affirment vouloir mettre en place une autonomie palestinienne transitoire dans les Territoires occupés par Israël en 1967.
Tout le monde se souvient de l’émotion considérable soulevé à l’occasion de la célèbre  poignée de mains entre Itzhak Rabin et de Yasser Arafat, sous le regard de Bill Clinton, sur la pelouse de la Maison-Blanche.

Au terme d'un traité signé le 4 mai 1994, les Palestiniens bénéficièrent d'une forme limitée d'autonomie, et les Israéliens s'engageaient à retirer leurs forces armées de la bande de Gaza et de Jéricho.
 
Après les accords conclus à Taba et signés à Washington le 28 septembre 1995, l'armée israélienne évacue les principales villes de Cisjordanie. Yasser Arafat est élu démocratiquement président, à la tête d’un Conseil législatif qui est majoritairement acquis au Fatah. L’Autorité palestinienne se met en place.
Mais l'assassinat du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin en novembre 1995, puis la défaite électorale de Shimon Peres face au leader de la droite Benyamin Netanyahou, en mai 1996, ralentissent considérablement le déroulement du processus de paix. Celui-ci, après la reprise des implantations juives à Jérusalem-Est et des attentats des islamistes du Hamas, en juillet-août 1997, est bloqué.
Le 28 septembre 2000, Ariel Sharon, parlementaire et membre du Likoud (à l'époque dans l'opposition politique au gouvernement de Ehud Barak), fait une visite sous haute sécurité sur l'esplanade des mosquées/Mont du Temple à Jérusalem. Cette venue est interprétée comme une provocation par les Palestiniens et la population arabe. C’est le début de la seconde intifada.
Un mois plus tard, les violences de la seconde Intifada et le sentiment d'insécurité entraînent la victoire d’Ariel Sharon. Celui-ci exige alors un arrêt des attentats terroristes avant toute reprise du dialogue.
Cette nouvelle intifada va provoquer en l'espace de quatre ans la mort de plus de 2600 Palestiniens. Malgré l'adoption par l’ONU, en mars 2002, d'une résolution historique mentionnant pour la première fois « la vision d'une région dans laquelle deux États, Israël et Palestine, vivent côte à côte à l'intérieur de frontières reconnues et sûres », la situation de la population palestinienne demeure catastrophique.
Après cela, les initiatives pour sortir de l'impasse vont se multiplier sans aboutir.
Après la mort d’Arafat en 2004, Mahmoud Abbas est élu, en janvier 2005, à la présidence de l'Autorité palestinienne avec une large majorité des suffrages (66 %). Le 25 janvier 2006, le Hamas (parti islamiste qui ne reconnait pas Israël et appelle à sa destruction) remporte les élections législatives palestiniennes ce qui provoque des heurts violents entre le Fatah et le Hamas et le début du blocus économique de la bande de Gaza, les États-Unis décidant de stopper leurs versements financiers au gouvernement Palestinien tant que le Hamas n'aura pas reconnu Israël et qu'il n'aura pas renoncé à son projet de destruction totale de l'État Hébreu.

C’est dans cette situation qu’Israël débute son attaque aérienne et le pilonnage d’artillerie le 27 décembre dernier avant de passer à une offensive terrestre le 3 janvier. Nous en sommes aujourd’hui à plus de 1000 morts et près de 4500 blessés dont 50% de femmes et d’enfants. Car les premières victimes de ce carnage sont des civils. L’objectif de démantèlement du dispositif militaire du Hamas semble difficile à atteindre et c’est la population civile qui paye le plus lourd tribut à cette guerre.
On peut légitimement s’interroger sur les buts véritables de l’attaque israélienne. Il semble que des considérations de politique intérieure aient pesé dans le choix du conflit puisque des élections législatives sont prévues en février et que le parti au pouvoir en Israël ne partait pas favori, à l’inverse d’autres mouvements de droite faisant de leur intransigeance avec les palestiniens leur fond de commerce. Il apparaît vraisemblable que la carence de pouvoir aux Etats-Unis en attendant l’investiture d’Obama ait été jugé favorablement par les dirigeants israéliens, le nouveau président des Etats-Unis ayant montré durant la campagne qu’il souhaitait peut-être rééquilibrer les relations des Etats-Unis entre Israël et l’Autorité Palestinienne. Ceci étant, le silence assourdissant d’Obama est révélateur de la continuité politique des Etats-Unis sur le soutien à Israël.
Cette situation permet au gouvernement israélien d’attiser le feu de la division palestinienne entre la Cisjordanie aux mains du Fatah et l’Autorité palestinienne et Gaza aux mains du Hamas. Israël a également tout intérêt à redorer le blason de son armée après sa désastreuse campagne au Liban tout en veillant à garder un interlocuteur qualifié de terroriste. On peut d’ailleurs supposer que cette attaque, loin de faire reculer la popularité du Hamas, risque, bien au contraire, de la renforcer ; celui-ci étant vu comme le seul mouvement de résistance aux israéliens.
La volonté  des dirigeants israéliens n’est-elle pas de repousser à jamais la création d’un véritable Etat palestinien en approfondissant le fossé géographique et politique entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, entre le Hamas et le Fatah.
Cela nous interroge donc sur la réelle volonté d’Israël de faire la paix et conséquemment sur le rôle que les puissances occidentales doivent jouer dans ce conflit.
Les Etats-Unis se sont montrés des soutiens inconditionnels de la politique israélienne, notamment durant les 2 mandats du Président Bush. La thématique de lutte contre le terrorisme développée par le gouvernement israélien dans son action militaire contre les palestiniens complétant parfaitement la théorie du choc des civilisations entre l’Occident et le monde musulman en vogue à la maison blanche. Nous en avons eu une nouvelle preuve lors du vote de la résolution de l’ONU appelant à cessez-le-feu où les Etats-Unis se sont abstenus.
Faisant contrepoids à cet alignement pro-israélien des Etats-Unis, l’Europe, avec l’appui de la France, aurait pu jouer un rôle non négligeable dans ce conflit. Mais c’est sous la présidence de l’Union Européenne de Sarkozy qu’Israël a vu sont statut être rehausser contre l’avis même du parlement européen donnant ainsi le message au gouvernement israélien qu’il pouvait agir en toute impunité, ceci quelques semaines avant le déclenchement des opérations militaires. Comment d’ailleurs ne pas y voir une relation de cause à effets. Enfin, il faut noter que notre omni-président, et d’autres avec lui, ne se sont pas autant agité qu’au moment du conflit en Géorgie ou des événements au Tibet.

Pourtant, la pression et la diplomatie internationale sont indispensables pour exiger immédiatement un cessez-le-feu, car l’urgence absolue est de faire taire les armes de façon durable en faisant appel à une force d’interposition internationale et surtout d’ imposer une paix juste avec l’existence d’un Etat Israélien et d’un Etat Palestinien dans les frontières de 1967 vivant en sécurité et en coopération.
Face à l’exigence d’une mobilisation populaire rapide et nombreuse et devant l’ignominie perpétrée par l’armée israélienne, nous avons été des premiers à intervenir et à nous engager dans le collectif local pour une paix juste et durable. C’est Boris qui y représente le Parti. Nous avons participé au rassemblement du 30 décembre et aux 2 manifestations des 3 et 10 janvier.
Notre Parti a une voix originale à porter dans ce conflit, celle de la paix, celle de la justice pour le peuple palestinien, de la sécurité pour les 2 peuples mais surtout celle d’un règlement pacifique et politique de ce conflit avec la nécessité vitale d’une coexistence de 2 Etats. En faisant grandir la mobilisation, nous intervenons tout à la fois en solidarité avec le peuple palestinien, lui redonnant de l’espoir et lui montrant qu’il n’est pas seul abandonné face aux bouchers mais nous mettons aussi la pression sur le gouvernement français et sur l’Union Européenne qui doivent user de leur influence pour arrêter le conflit. Je termine sur ce sujet en vous informant que samedi après-midi prochain aura lieu, place de Jaude, une distribution de tracts, signature de pétition pour sensibiliser les citoyens sur le drame du peuple palestinien.

L’autre actualité internationale, c’est la persistance, voire l’aggravation de la crise systémique du capitalisme. 3 mois après le krach financier, nous sommes aux portes d’une récession mondiale. 25 millions de chômeurs supplémentaires dans le monde à l’horizon 2010 avec un minimum de 400 000 chômeurs supplémentaires dès 2009 en France où les perspectives de croissance et de chômage sont alarmantes. La crise a déjà frappé les intérimaires. Durant les fêtes, ce sont les salariés de l’automobile qui ont subit le chômage technique. C’est le cas des salariés de Michelin dans notre département. Les plans sociaux s’annoncent et de très nombreuses PME confrontées au rationnement du crédit  sont contraintes de déposer le bilan.
Les mesures prises, notamment les 428 milliards d’euros dégagés par le gouvernement pour enrayer la crise n’ont fait, en réalité, qu’alimenter la spéculation. Le plan de relance du gouvernement fait l’impasse sur la relance du pouvoir d’achat et de la consommation. Mais comme le titre un de nos tract, « ce n’est pas la crise pour tout le monde ». 2008 a été une année des profits records. Il est bon de rappeler, comme le faisait la revue « Capital » de novembre dernier, que les grands patrons ont touché ces derniers mois un véritable « jackpot ».
Le PDG de Suez qui vient de fusionner avec GDF, a empoché 12 millions d'euros grâce à ses stock-options. Vincent Bolloré a touché 20 millions d'euros. François Pinault se classe second avec 259 millions d'euros derrière Bernard Arnault (PDG et actionnaire principal de LVMH) qui arrive bon premier avec 376 millions d'euros.
Et que dire des firmes du CAC 40 qui ont engrangé en 2008 des bénéfices record. Elles ont fini l'année avec des résultats supérieurs en moyenne de 12% par rapport à 2007 et des profits en hausse sur 2007 de 2,2 milliards d'euros.

C’est dans ce contexte que la proposition de loi d’Alain Bocquet prend tout son sens. Celui-ci a déposé une proposition de loi visant à affecter les dividendes des entreprises à la garantie de l’intégralité des salaires des salariés subissant des périodes de chômage partiel. En prenant l’exemple de Renault, il montre comment cette entreprise pourrait maintenir le salaire de 20 000 employés concernés par le chômage technique avec 1% seulement des dividendes des actionnaires. En donnant la priorité aux salariés plutôt qu’aux actionnaires, cette proposition de loi met en lumière la responsabilité des actionnaires dans le déclenchement de la crise financière et en même temps vise la sécurisation des revenus des salariés qui ne peuvent pas être la variable d’ajustement d’un capitalisme exclusivement soucieux de ses intérêts propres et de ses profits.

Nous ne devons pas relâcher la pression dans la bataille sur les responsabilités de cette crise structurelle du capitalisme, à l’image du débat qui s’est tenu hier à Riom à l’initiative de la section, car cette lutte en rejoint une autre qui est celle de la moralisation ou du dépassement du système. Selon que les responsabilités de la situation actuelle sont des mauvais patrons, quelques traders indélicats ou bien le système lui-même, les réponses divergent fortement. Sarkozy, qui a bien compris le danger, a, depuis le début, décidé de sauver le soldat capitalisme appelant à sa moralisation ; autant apprendre à un requin à devenir végétarien. Pour notre part, c’est bien l’exigence, la nécessité et la possibilité d’un dépassement du système que nous voulons mettre au cœur du débat politique et qui peut et doit entrer en résonnance avec ce qui monte avec plus d’acuité dans la société depuis le déclenchement de la crise, c’est-à-dire une nouvelle contestation de la domination du marché.

Et même si le gouvernement entend garder son cap antisocial et poursuivre ses réformes liberticides, il a été bousculé par la jeunesse et contraint de reculer sur la réforme des lycées. L’exemple grec a dû compter dans ce recul. Il a dû également ajourner son projet de loi sur le travail du dimanche devant le tollé que cela provoquait y compris dans ses propres rangs. A propos de travail du dimanche, je tiens à souligner ce qu’a réalisé notre camarade Christian Sinsard en refusant l’autorisation d’ouvrir le dimanche à de nombreux magasins et en organisant en ce moment même un débat sur cette question. Un camarade de la CGT me précisait récemment que ce genre d’action donnait du souffle aux syndicalistes sur le terrain. L’engagement communiste d’un élu ne passe pas inaperçu aux yeux des travailleurs.

Une étape décisive de la riposte au gouvernement va avoir lieu le 29 janvier avec l’appel de toutes les organisations syndicales à une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle. Nous avons un rôle déterminant à jouer pour la mobilisation. Nous avons besoin de politiser les luttes et ainsi d’aider à leur convergence en montrant le fil conducteur de toute l’action gouvernementale.
La direction nationale propose d’ailleurs que nous fassions des 22, 23 et 24 janvier, 3 grandes journées d’initiatives et de rassemblement sur tous les sites de production touchés par la crise, les sites industriels, les banques pour donner un message simple : « il n’y a pas de fatalité à la crise ». Nous avons commandé 30 000 journaux pour bien préparer cette journée d’action. Il nous appartiendra ce soir de décider de quelques lieux de distribution symbolique où nous pourrions nous retrouver militants communistes, syndicalistes et élus. J’attire votre attention également sur le besoin d’une présence visible du Parti sur la manif elle-même avec tracts, autocollants et drapeaux. J’insiste sur la responsabilité particulière des membres du Conseil Départemental sur ce sujet.
La préparation et la manif elle-même seront l’occasion de mettre en débat six grandes séries de propositions en faveur de ce qui pourrait être une véritable relance sociale en France et en Europe, un véritable plan de bataille contre la crise et ses conséquences. Je ne les reprends pas, elles ont été détaillé dans l’Huma de mardi. Vous pouvez les retrouver : ici.

Notre Congrès doit nous encourager à aller de l’avant. Nous avons, au terme d’un long débat, choisit de garder notre organisation, le PCF, tout en le transformant pour qu’il réponde mieux aux défis de ce début de siècle et aux besoins des communistes. Ce fut un congrès serein malgré ou peut-être à cause de l’importance des enjeux. Nous avons eu des délégués responsables, attentifs, ouverts et fraternels. La presse qui pariait lors de notre début de congrès sur l’éclatement du Parti en a été pour ses frais et a été obligé de se rabattre et de se focaliser sur la présence de listes alternatives qui n’ont pas suscité de crispation.
Nous avons donc maintenant à mener le débat sur les transformations nécessaires de notre Parti mais le choix du PCF fait au congrès nous permet de le faire dans un cadre déterminé en commun.
Les délégués du Puy-de-Dôme ont déjà commencé, dans leur section ou cellule, leur compte-rendu du congrès. La délégation étant limité à 8, toutes les sections n’ont pu envoyer un délégué au congrès. Il faut ce soir que nous regardions comment faire pour que chaque section puisse accueillir lors d’une prochaine réunion un ou plusieurs congressistes.

Notre Conférence Fédérale a, elle, dégagé 4 priorités. Je les rappelle brièvement : la jeunesse et la formation sous la responsabilité de Boris, l’activité communiste à l’entreprise sous la responsabilité de Jacques,  l’ambition de renforcer le Parti et de redonner une vie démocratique et active à toutes nos sections sous la responsabilité de Roger.  Nous avons besoin de travailler plus et mieux sur notre organisation. (…)
Concernant l’activité communiste à l’entreprise, Jacques est en train de travailler  avec Yvette à construire un véritable secteur entreprise qui permette tout à la fois de pérenniser et développer nos cellules d’entreprise là où elles existent et de faire vivre le PCF aux portes des entreprises où les communistes n’y sont pas suffisamment nombreux pour y faire vivre des structures propres.
Nous vous proposons d’ailleurs qu’il y ait une mutualisation des moyens financiers pour que le secteur entreprise ait les moyens de son ambition. Cette mutualisation consisterait, si vous en êtes d’accord, à ce que chaque section de l’agglomération clermontoise, dans un premier temps, reverse au secteur d’entreprise 20% du retour des cotisations. Je ne redis pas l’importance d’avoir une activité politique dans les boîtes mais je souhaiterai insister sur un point. La crise actuelle va multiplier les conflits sur les lieux de travail. Nous devons être présents, militants et élus, aux côtés des salariés pour soutenir, aider et politiser les résistances. C’est en étant au cœur des luttes que nous pourrons faire vivre nos propositions.

Bien entendu, ces 2 priorités ne doivent pas reposer que sur un camarade du secrétariat, il va falloir des équipes pour construire et animer.

Notre Congrès a également validé la démarche qu’avait proposée le Conseil National sur les élections européennes qui auront lieu le 7 juin. Cette démarche consiste en la construction d’un Front progressiste européen avec celles et ceux qui partagent notre volonté de réorienter la construction européenne sur des bases sociales et démocratiques nouvelles. Nous nous adressons à toutes les forces politiques et sociales, en France mais aussi en Europe, intéressées à faire converger les efforts pour changer l’Europe, à toutes les personnes qui se reconnaissent dans ces courants progressistes, au mouvement syndical et associatif.
D’ores et déjà, le Parti de Gauche a répondu positivement à cet appel. Dans notre département, il semble que la LCR soit elle aussi favorable à cette construction politique, à l’inverse semble-t-il de leur direction nationale.
Nous allons donc être amener à rencontrer tous ces partenaires éventuels sachant que les listes se construisent au niveau des grandes circonscriptions avec une cohérence nationale. Pour ce qui nous concerne, nous faisons partie de la circonscription qui regroupe les régions Auvergne, Limousin et Centre.
Il nous faut discuter de la meilleure manière de créer ce rassemblement populaire, la façon dont nous allons montrer notre volonté de rupture avec l’orientation actuelle de l’Europe sur la forme et sur le fond. Nous devons donc dès aujourd’hui travailler à la constitution de notre liste et du rassemblement politique qui en sera porteur. Je rappelle que les députés sont élus au scrutin proportionnel à un tour par circonscription, le seuil de répartition des sièges étant de 5 % des suffrages exprimés. Dans la plupart des circonscriptions, un siège représente toutefois environ 10% des suffrages exprimés de la circonscription. Pour notre circonscription, la liste comprend 6 candidats à parité. Il y a demain une réunion de tous les secrétaires fédéraux de notre circonscription qui va déclencher les choses sérieuses, si je puis dire.
Pour finir, les communistes seront consultés sur la composition des listes au mois de mars.
Chers camarades, nous avons du pain sur la planche, notre parti doit se montrer à la hauteur de la situation.


Par cyril - Publié dans : Actu
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Lundi 12 janvier 2009
Par cyril - Publié dans : Internationale
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Dimanche 11 janvier 2009
Par cyril - Publié dans : Actu
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Vendredi 9 janvier 2009
Appel au rassemblement samedi 10 janvier,
15 h 30, place de Jaude

« Pour donner sa chance à la paix, et dire stop à l’horreur à Gaza ! », la fédération du Puy-de-Dôme du Parti Communiste Français, partie prenante du Collectif Clermontois pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, appelle tous celles et ceux qui veulent œuvrer pour la paix au Proche-Orient à se joindre à la manifestation clermontoise de ce samedi 10 janvier 2009 à 15 h 30, place de Jaude. Pour mettre fin à l’escalade militaire et à l’engrenage sans issue de la guerre, les citoyens doivent pousser Nicolas Sarkozy à exiger l’arrêt immédiat de l’offensive terrestre, le retrait des troupes israéliennes de Gaza, la cessation des bombardements, le respect du droit international et l’initiative d’une force de protection internationale.
Par cyril - Publié dans : Internationale
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Jeudi 8 janvier 2009
L'horreur...

Par cyril - Publié dans : Internationale
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Mercredi 31 décembre 2008
Je mets en ligne la déclaration que j'ai faite au nom du groupe communiste au Conseil Municipal du 18 décembre sur le vote du budget.



La décision du gouvernement d’intégrer dans le périmètre des dotations le remboursement de la TVA payée par les collectivités fait qu’en réalité les contributions de l’Etat ne progresseront que de 0,8 %, et non de 2% comme annoncé.

Depuis plus de trente ans, le remboursement de la TVA a permis de redonner de la capacité d’investissement aux communes. Le gouvernement la remet en cause, en considérant cette somme comme une dotation comme les autres. Elle est ainsi vidée de son sens premier. Mais surtout, c’est une remise en cause de la libre administration des communes. Le gouvernement revient sur ce principe, en considérant que le remboursement de la TVA est une dotation et qu’il lui appartient de déterminer comment la cibler.

Le désengagement de l’Etat est de plus en plus lourd. La baisse des dotations de l’Etat et le plafonnement de la Taxe Professionnelle asphyxient les collectivités locales. Et cela ne va pas s’arranger avec la mise à mort de la TP avec l’exonération à 100 % des nouveaux investissements industriels de la TP jusqu’au 1er janvier 2010.

La droite veut le beurre et l’argent du beurre : notre collègue Brenas nous vante la politique de réduction des dépenses de l’Etat tout en se déclarant favorable au maintien du niveau de la fiscalité locale et du niveau des investissements. La variable d’ajustement dans cette affaire, ce sont les actrices et les acteurs du Service Public. Ce sont les fonctionnaires, ceux, qui dimanche dernier, ont permis un déneigement rapide et efficace.

Pour notre part, nous pensons qu’il y a d’autres solutions. Nous pensons qu’il faut une réforme fiscale qui intégrérerait dans l’assiette de la TP les actifs matériels et financiers des entreprises. En appliquant un taux modeste de 0,5 %, ce serait 15 à 18 milliards d’euros de recettes supplémentaires. Il faut supprimer le plafonnement de la TP et surtout rendre juste l’impôt local pour qu’il intègre la situation financière de ceux qui doivent payer.


La crise va être extrêmement dure. Face à la détérioration de la situation sociale, nous avons besoin de services publics répondant aux besoins des populations. Je dirais même que nous en avons encore plus besoin.


Le groupe communiste votera donc ce budget avec l’augmentation de 2 %. Il serait démago de ne pas augmenter de la hauteur de l’inflation.
Mais nous ne pourrons pas continuer longtemps sur la même voie. On est au taquet.
Dans les années à venir, nous risquons d’avoir dans le même temps une réduction du périmètre public et une augmentation des impôts. Et ce seront ceux qui vont subir de plein fouet les effets de la crise qui subiront de nouveau la réduction des Services Publics.
Il va falloir mener la bataille politique pour aller chercher d’autres sources de financements. Nous allons avoir besoin de créer des rapports de force dans lesquels les élus doivent être fer de lance. Nous devons sortir du bocal et aller interpeller nos concitoyens sur les responsabilités de l’Etat et sur la nécessité d’une réforme de la fiscalité locale.
Ne pas mener la bataille politique sur le financement des services publics, c’est à terme laisser au gouvernement les mains libres pour privatiser car les besoins des population ne vont pas disparaître.


En Conclusion je dirais :
Oui au budget et oui à la bataille politique pour exiger une vraie réforme de la fiscalité.
Par cyril - Publié dans : Clermont-Ferrand
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Mardi 30 décembre 2008
Enfin un peu de temps pour écrire sur ce blog. Après la Conférence Départementale du Puy-de-Dôme, il a fallu enchaîner avec le congrès national.
4 jours à la Défense à débattre de nos choix d’orientation, du Parti, de notre ambition. 4 jours à déjouer les pronostics des journalistes – heu, par respect pour les vrais journalistes, je ne crois pas que l’on puisse qualifier ces gens-là de journalistes - qui annonçaient la mort, la scission, l’éclatement, l’implosion du PCF. Tout ça parce qu’un certain Robert Hue venait d’annoncer son départ du Conseil National du PCF, annonce d’un non-événement puisque Robert Hue ne participait plus déjà depuis longtemps aux travaux du CN. Mais cette annonce ajoutée à certaines déclarations d’anciens responsables du Parti permettaient à ces « journaleux » d’en déduire l’éclatement du PCF. He bien, nous avons eu des congressistes responsables, tolérants, studieux, ouverts qui se sont mis d’accord à une très large majorité sur le texte d’orientation faisant le choix du PCF et de sa profonde transformation. Nous sortons donc de ce congrès avec une volonté et une ambition commune. Nous y avons mis le temps. Oui ! Mais nous y avons mis les formes aussi. Nous n’avons pas fait de congrès de Reims bis. Nous n’avons pas donné de spectacle pitoyable de la politique. Nous avons fait preuve de responsabilités. Et ça, cette constatation, cet état de fait, pas un de ces journaleux ne l’a relevé.
Cela veut-il dire pour autant que tout est réglé et que les problèmes n’existent plus. Bien sûr que non. Mais, au moins, nous avons franchi une étape dans notre nécessaire débat interne.
Il nous faut maintenant aborder ce début d’année avec une combativité renforcée. La grève interprofessionnelle du 29 janvier à l’appel de toutes les organisations syndicales doit être un temps fort de ce début d’année.
Par cyril - Publié dans : Débat à gauche
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Mardi 2 décembre 2008

Je mets en ligne ce (long) rapport introductif aux travaux de notre conférence fédérale




Rapport Introductif Conférence Fédérale

Nous arrivons à la fin d’un long processus, d’un long débat qui a débuté au lendemain de l’élection présidentielle. Cette élection qui a vu notre candidate recueillir le plus bas score de l’histoire de notre parti. Lors de notre dernier congrès, nous avions décidé d’expérimenter une nouvelle forme de rassemblement. Celle-ci devait nous permettre de prolonger le rassemblement des forces du non de gauche réalisé lors du débat sur le TCE. Nous avons travaillé à rendre ce rassemblement populaire en participant à la création de collectifs antilibéraux locaux. Mais l’adhésion à cette ambition, l’implication populaire dans la construction de ce rassemblement a été insuffisante et a laissé aux seules forces politiques la gestion de ce rassemblement. Malgré une capacité à se mettre d’accord sur un socle commun de propositions, ce rassemblement s’est brisé sur l’écueil de la désignation du candidat à la présidentielle. Cette question de forme recoupait en réalité des différences de fond plus importantes.

Différence de fond sur l’objectif poursuivi entre ceux qui voulaient juste peser un peu plus à gauche et ceux qui voulaient s’adresser à toute la gauche en disputant l’hégémonie au social-libéralisme, différence de fond quant au devenir de ce rassemblement entre ceux qui y voyaient l’embryon d’une nouvelle force politique et ceux qui le considéraient comme une addition de forces avec le respect de l’identité de chacun, faisant des différences un atout ; différence de fond quant à la conception démocratique qui devait présider à ce rassemblement entre ceux qui respectaient les règles définies collectivement et ceux qui s’en affranchissaient.
Devant l’impossibilité de poursuivre ce rassemblement dans ses formes, les communistes ont pris leurs responsabilités et ont décidé de présenter Marie-George Buffet comme candidate d’un rassemblement intitulé « gauche populaire et antilibérale » permettant à des non-communistes d’être partie prenante dans cette campagne.

Les communistes, dans tout le pays, n’ont pas ménagé leurs efforts pour diffuser et porter les propositions de notre candidate. Nous n’avons pas été en reste sur ce département où nous avons réussi un très beau meeting avec Marie-George Buffet à la maison du peuple devant 1200 personnes. Nous avons mené une campagne militante, courageuse pris dans un étau médiatique sans précédent qui n’a laissé que les 2 candidats du second tour apparaître sur le devant de la scène. Absence de débats contradictoires entre les candidats, flots de sondages sur le 2° tour avant que le 1er n’ait lieu, manipulation médiatique à grande échelle, cette campagne présidentielle a favorisé la bipolarisation de la vie politique française nous rejetant aux marges de celle-ci. L’irruption orchestrée de Bayrou en 3° homme n’a rien changé sur le fond ; elle a juste permis un brouillage de cartes et de repères, notamment à gauche.

A l’occasion de cette élection, on a voulu transformer l’électeur en stratège politique. Il ne devait pas, il ne pouvait pas voter en fonction de ses convictions mais plutôt en fonction de qui serait présent au second tour, le vote pour des candidats ou candidates ne pouvant prétendre au second tour étant considérés comme inutile. Ce faisant, on l’a dépouillé de ses attributs de citoyen libre et responsable, de son droit le plus inaliénable : celui de choisir son avenir et non  pas celui d’éliminer tel ou tel candidat comme dans un jeu de télé-réalité. Cette campagne a également été marquée par une pipolisation extrême entretenu de façon conjointe par les 2 principaux candidats qui en ont fait l’un et l’autre des arguments de campagne.
Cette élection a réussi à mobiliser très largement l’électorat, plus de 80% de participation au 1er tour mais a peut-être été une des élections nationales les plus irrationnelles et les moins politisés.

Les résultats sont connus. La gauche réalise son plus mauvais score depuis 1969 avec moins de 40% des voix. Et nous, malgré toute l’énergie déployée dans cette campagne, nous n’arrivons à réunir qu’1,93% des suffrages.
C’est le plus mauvais résultat de notre parti enregistré à une élection nationale. Il vient après celui de 2002 qui nous avait déjà placés sous la barre des 5% à une élection présidentielle. Ce résultat pose alors la question de l’utilité de notre parti et sa pertinence dans le paysage politique. Devant la gravité de la situation, le Conseil National a décidé de convoquer un Congrès extraordinaire en 2007, étape préparatoire à notre congrès ordinaire de cette année.
Car même si les élections législatives ont redressé la barre du navire, notre résultat ne nous a pas permis d’avoir suffisamment de députés communistes pour constituer un groupe autonome. A ce propos, je tiens à remercier nos candidates et candidats qui ont, avec beaucoup de courage et d’abnégation, porté les couleurs de notre Parti durant cette élection et bien évidemment féliciter André Chassaigne pour sa brillante réélection.

Cette élection présidentielle a donc été remporté par Nicolas Sarkozy et les législatives, dans la logique de l’inversion du calendrier électoral et dans le cadre d’un régime de plus en plus présidentiel, ont donné une majorité au nouveau président.
Nouveau président, nouveau style tout droit importé des Etats-Unis avec jogging entouré de caméras, hystérie médiatique et un côté m’a-tu-vu dégradant pour la plus haute fonction de l’Etat. Mais c’est aussi un nouveau style sur le fond avec une droite qui s’assume, une droite décomplexée, une droite qui s’est entièrement donnée au libéralisme. Sarkozy a, dès le début de son mandat, donné le ton. Diner au Fouquet’s, séjour sur le yacht de Bolloré, vacances aux Etats-Unis, le président de la République a adressé un message très clair : malgré une campagne sur le pouvoir d’achat de « ceux qui se lèvent tôt », c’est une  politique au service du capital qui sera mise en œuvre.
Et pour faire une telle politique, il faut continuer l’œuvre de démolition sociale entamé déjà depuis quelques années. L’ancien vice-président du Medef Denis Kessler l’avouait d’ailleurs très tranquillement dans un éditorial du magazine Challenges, le 4 octobre 2007 : Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. (…) Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme…
A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !

C’est à cet objectif que s’est attelé le gouvernement Fillon avec les franchises médicales, le service minimum dans les transports, la liquidation des régimes spéciaux tout en distribuant des cadeaux à ses amis du patronat avec le paquet fiscal, la privatisation d’EDF-GDF, l’autonomie des Universités et toutes les mesures contenues dans le rapport Attali devenu le rapport Attila.
L’offensive est globale, notamment contre les services publics avec la RGPP, la révision générale des politiques publiques.
Sous prétexte de modernisation des politiques publiques, il s’agit d’un immense plan de restriction et de rationnement des services publics, de leurs moyens et surtout de leurs personnels. La RGPP, c’est d’abord une purge contre l’emploi : 35 000 emplois de fonctionnaires en moins en 2009, 105 000 sur les trois prochaines années.
Toutes les politiques publiques sont touchées : à commencer par l’éducation nationale avec 11.000 postes cette année et 20.000 prévus en 2009. Dans l’administration fiscale, ce sont plus de 50% des effectifs qui seront supprimés à terme alors que les moyens manquent déjà, notamment pour réduire la fraude fiscale et sociale.
Loin de permettre la modernisation des services publics, cette réforme organise leur impuissance et prépare de nouveaux transferts vers le privé dans des domaines comme l’éducation, la santé, la culture.
Partout, ce ne sont que restrictions, coupes sombres : 20 tribunaux de grande instance et 200 tribunaux d’instance sont supprimés, des hôpitaux et des maternités menacées de fermetures par dizaines, suppression d’un centre départemental de Météo France sur deux d’ici 2011...  Pour notre département, ce sont la maternité d’Ambert, des services de chirurgie et des tribunaux à Riom, Issoire et Ambert qui sont touchés.
C’est profondément un choix idéologique : celui du libéralisme contre l’efficacité économique et sociale à laquelle contribuent activement les services publics.
C’est profondément un choix de classe : celui du capital financier contre ce patrimoine commun que sont les services publics.
Et c’est surtout le pari perdu d’avance d’un Etat-manchot, sans capacité d’intervention et de contrôle. C’est le pari perdu d’avance d’un Etat paralysé au moment même où les ravages des politiques de déréglementation financière et de retrait de l’Etat de la sphère économique sautent aux yeux.

Notre résultat à l’élection présidentielle nous a donc conduits à proposer une construction inédite de notre congrès avec tout d’abord un Congrès extraordinaire qui deviendra une Assemblée Extraordinaire et un congrès ordinaire.
Après l’échec de notre stratégie de rassemblement au moment des présidentielles, il était nécessaire, vital de repenser notre projet et notre organisation pour retrouver une audience plus en adéquation avec nos ambitions. La discussion ouverte dès la fin des élections législatives a donné lieu à un intense débat d’idées. C’est plus de 90 communistes qui assistaient à notre Assemblée Départemental le 28 juin 2007. Les discussions montraient alors la lucidité des communistes sur l’état de leur Parti et en même temps une volonté de ne pas en rester là, une volonté de sortir de cette situation catastrophique pour la gauche et pour la France. Jusqu’au mois de décembre, les discussions se sont poursuivies, mettant toutes les options dans le débat. Il y a tout juste un an, nous tenions notre Assemblée Extraordinaire dans cette même salle. Elle fut l’occasion de faire le point des discussions, des questions, des exigences et des attentes des communistes de notre Fédération.
Malgré des différences d’approche quelques fois importantes, nous avons su, dans notre fédération, pratiquer un débat respectueux, fraternel et constructif. Je le dis avec d’autant plus de fierté que l’exemple n’est pas forcément venu de la direction national dans ce domaine.

Lors de notre Assemblée Extraordinaire, comme dans beaucoup d’autres réunions, il y a eu une quasi-unanimité pour déplorer le manque de formation. Dans un monde de plus en plus complexe, de plus de plus interconnecté et de plus en plus libéral, nous avons nécessairement besoin de comprendre ce monde pour pouvoir le transformer. Avoir des outils pour analyser la société, approfondir les propositions que nous défendons, s’en emparer pour, à son tour, en faire la promotion, voilà à quoi peut et doit servir la formation. Etre mieux armé dans le combat politique est une source de confiance en soi et d’efficacité. Mais la formation peut aussi porter sur des questions plus larges permettant de nous réinterroger sans cesse sur nos conceptions des mots et des choses. Elle peut également porter sur notre militantisme, sur l’organisation politique et sur son animation. Faire le constat que la formation est une nécessité ne produit pas automatiquement l’organisation humaine et matériel pour s’en occuper. Lors de cette Assemblée Départemental Extraordinaire, la direction fédérale avait pris l’engagement de travailler sur cette question. C’est pourquoi je vous propose aujourd’hui que nous fassions de la formation une priorité de notre Fédération. Bien entendu, il faudra constituer une équipe de camarades disponibles pour organiser au plus près des attentes des adhérents cette formation et il faudra aussi, si nous décidons d’en faire une priorité, que toutes les structures du parti s’en emparent.

La jeunesse en fait toujours partie. C’est une réussite depuis maintenant de nombreuses années avec une Jeunesse Communiste, active, qui se renouvelle et qui est de tous les combats. Elle est pourtant handicapée par une maladie typique de la jeunesse : la nécessité pour elles et eux d’aller poursuivre leurs études ailleurs ou d’aller chercher du travail hors de notre département. Les exemples ne manquent pas de jeunes camarades obligés de s’exiler et notamment les 1ers responsables de l’organisation. Et pourtant, malgré ce turn over important, nous avons toujours une JC aussi dynamique et aussi visible dans le paysage politique. Pour preuve, mercredi dernier, ils ont été un élément moteur d’un débat sur la crise financière coorganisé avec d’autres forces politiques de jeunesse. Elément moteur en termes d’organisation mais aussi en tant que force de propositions.
C’est un véritable atout que nous avons là avec ces jeunes camarades. Continuer à aider la JC à se développer, bien accueillir les jeunes qui adhérent au Parti, les accompagner dans leur prise de responsabilité, voilà quelques aspects sur lesquels nous devrons être particulièrement vigilants. Vous avez vu qu’un certain nombre d’entre eux sont proposés pour intégrer la direction départementale. Nous avons besoin de leur dynamisme, de leur ténacité, de leur originalité.
En retour, ceux-ci ont besoin de l’aide, du conseil des plus anciens. Ils ont besoin de communistes qui les appuient, de communistes indulgents et compréhensifs. Car ce n’est pas simple, ni facile que de prendre une responsabilité de dirigeants dans un parti comme le nôtre ; un parti chargé d’Histoire, un parti qui a l’ambition de changer le monde. Cela donne plus de poids aux responsabilités.
D’une façon générale, nous avons besoin dans des périodes difficiles comme celle que nous vivons aujourd’hui de nous serrer les coudes, de privilégier le dialogue, le débat, de resserrer les liens qui nous unissent. C’est pour cela que nous devons être plus attentifs à notre organisation. Nous pourrions en faire une priorité fédérale avec l’ambition de renforcer le Parti et de redonner une vie démocratique et active à toutes nos sections. C’est Lénine qui disait : « pour faire un parti révolutionnaire, il faut I de l’organisation, II de l’organisation, III de l’organisation. »

Une autre des priorités que nous avions fixées lors de notre dernière conférence départementale, c’était de construire ou de reconstruire une activité communiste à l’entreprise. Nous n’avons pas encore pu aboutir à la création d’un véritable secteur entreprise, il nous faut donc poursuivre le travail commencé. L’activité communiste à l’entreprise est essentielle pour nous car c’est là que se joue le cœur de l’affrontement capital/travail. Le monde du travail est l’un des principaux leviers de transformation de la société car il lie les questions du changement, de la transformation sociale avec la lutte de classes. Il y a besoin de refaire de la politique au sein des entreprises, de réinvestir les entreprises, de ne pas les laisser en dehors du débat politique et surtout de redonner une conscience de classe à toutes celles et ceux qui subissent peut-être le plus durement la loi du profit. Il y a besoin d’être aux côtés des salariés en lutte, notamment dans la période de crise qui s’ouvre. C’est ce qu’ont fait les militants et élus de Riom. La manufacture des tabacs (SEITA) a fusionné avec le groupe espagnol TABACERA pour créer ALTADIS qui vient d’être revendu à un groupe anglo-saxon IMPERIAL TOBACCO. Ce sont les financiers qui ont pillé une entreprise française florissante, en supprimant la moitié des emplois en France  et 179 à RIOM. L’objectif est de délocaliser la production en Pologne, en Espagne et aux Pays Bas.
Dès le début les élus communistes ont apporté leur soutien aux salariés, rencontrer l’intersyndical et participé à toutes les manifestations, y compris à Paris le 22 octobre. Notre journal Regards sur l’Auvergne a rendu compte de toutes ces actions, en particulier la manif de 500 personnes à RIOM en septembre.
L’action a permis de sauvegarder une production minimum et 14 emplois. Mais diviser reste le mot d’ordre patronal pour faire passer les mauvais coups de la délocalisation, des suppressions d’emplois, du pillage financier des entreprises par les actionnaires. Les élus comptent poursuivre la lutte pour exiger, comme le prévoit la loi et le « plan de sauvegarde de l’emploi » établit avec les syndicats, que les financiers prennent des mesures de revitalisation économique sur le territoire de RIOM COMMUNAUTE. C’est en étant aux côtés des salariés en lutte, porteurs de propositions alternatives locale et globale que nous montrerons l’utilité de notre parti et la pertinence de nos propositions. Cette présence aux côtés des salariés va être de plus en plus nécessaire avec la crise économique mondiale.

Cette crise est née, vous le savez, de la crise des trop fameux subprimes ; ces crédits hypothécaires accordés aux Etats-Unis à des ménages modestes sans considération de leur capacité à rembourser. Tant que le secteur immobilier progressait, tout s’est bien passé, le crédit étant garanti par la valeur du logement. Tout cela a explosé quand les prix immobiliers, qui avaient énormément augmenté, se sont retournés et que les taux d’intérêt ont été relevés. L’éclatement de la bulle immobilière a jeté des centaines de milliers de familles à la rue et a provoqué par cascade une crise du système financier international. N’oublions pas que ce sont ces mêmes crédit hypothécaire que nous vantait, le 14 septembre 2006, celui qui n’était encore que candidat à la présidentielle, Nicolas Sarkozy.
Mais la raison de fond qui a déclenché cette crise sans précédent, c’est la modération salariale entretenue au profit de la spéculation financière. Pour augmenter le pouvoir d’achat des américains, le gouvernement a poussé les ménages à s’endetter. Résultat : la dette des ménages a explosé de 580 milliards en 2000 à 1250 milliards de dollars en 2005.
L’étincelle est donc partie des Etats-Unis. Mais le feu s’est rapidement propagé au monde entier, tant le terrain avait été rendu sec par des années de fuite en avant dans la spéculation financière. Ces subprimes ont été transformées en titres financiers échangeables en bourse et ont ainsi pu être disséminé sur toutes les places financières de la planète. Quand le marché s’est retourné, les banques toutes contaminées, ont refusé de se prêter les unes aux autres, entraînant les faillites d’établissements bancaires renommés aux Etats-Unis. La panique s’est alors répandue comme une traînée de poudre. Pour maintenir le système, les Banque Centrales, notamment la FED et la BCE, ont injecté des centaines de milliards de dollars qui ont servi, pour une part, à alimenter la spéculation et à développer cette crise. Cela a permis de sauver la mise des spéculateurs qui, s’étant brûlés les ailes sur l’immobilier, ont joué sur d’autres marchés rendus spéculatifs par une demande supérieure à l’offre : le pétrole, les matières premières, l’alimentation…

Pour la France, c’est 360 milliards de dollars trouvés alors même que l’on nous disait quelques mois plus tôt que les caisses étaient vides pour les salariés. « Ceux qui se lèvent tôt » aujourd’hui travaillent plus, gagnent moins mais participent à sauvegarder la richesse du capital et des spéculateurs. Ce sont encore les salariés qui doivent éponger les dettes de la finance. Ce sont eux aussi qui vont subir de plein fouet les conséquences économiques de la crise, transformant celle-ci en crise sociale. Cela a déjà démarré et la hausse continue du chômage ces derniers mois est malheureusement une musique qui risque de durer encore de nombreux mois. Selon les statistiques officielles, nous venons de dépasser les 2 millions de chômeurs, une situation inédite depuis 1993 et les prévisions sont des plus pessimistes pour l’année prochaine.

Notre proposition de sécurité d’emploi et de formation n’a jamais été autant d’actualité tout comme nos propositions concernant la réforme du crédit et la création d’un pôle financier public. Assurer à chacun un emploi ou une formation tout au long de la vie avec une sécurité de revenus n’est pas qu’une réponse à la crise sociale qui s’annonce, c’est aussi la solution pour commencer à dépasser la cadre contraignant du salariat. Et nos propositions sur les financements sont aussi plus pertinentes que jamais.
 Elles ont, elles aussi, vocation à aller au-delà de la crise actuelle pour montrer qu’un dépassement de ce système est plus que jamais nécessaire et possible. Car nous ne sommes pas en présence d’une « simple » crise financière mais bien plutôt en face d’une étape nouvelle de la crise systémique du capitalisme.
Je vous propose d’ailleurs que notre Conférence Départementale lance un appel à nos concitoyens donnant notre analyse de la crise et développant nos propositions pour en sortir et dépasser le capitalisme. Vous avez la proposition de texte dans la pochette.

Cette situation nous confère une responsabilité particulière, notamment quand on voit ce qui se passe à gauche.
Le PS n’est toujours pas sorti de son échec à la présidentielle, je pense même qu’il n’est toujours pas sorti de celui de 2002. La participation de certaines de ses figures les plus en vues au gouvernement de Fillon, la faible opposition dont il a  fait part, je pense notamment à la remise en cause des régimes spéciaux, son alignement sur le gouvernement concernant les mesures économiques pour faire face à la crise, n’ont pas contribué à redonner du crédit à la gauche.
Pourtant, c’est vers elle que se sont tournés les électeurs au moment des élections municipales et cantonales pour faire barrage à la droite. A cette occasion, nous avons pu mesurer une certaine stabilité de notre implantation locale et pour notre département conquérir une mairie de 10 000 habitants dans l’agglomération clermontoise. Je voudrais, comme je l’ai fait tout à l’heure, remercier tous les candidats présentés ou soutenus par le PCF qui ont permis à notre Parti de rester la 3° force politique en nombre d’élus.
L’actualité récente du PS a montré cependant que son élasticité idéologique, si elle permettait de réunir beaucoup de monde, leur posait quand même problème. Sortir d’un congrès sans ligne directrice, avec des divisions aussi grandes est la pire des choses pour une organisation politique.
Je ne reviendrai pas sur l’épisode complètement ubuesque de la désignation du premier secrétaire du Parti Socialiste mais il est l’effet pervers de la présidentialisation de ce parti. Il nous faut prendre le temps de bien analyser la séquence politique qui vient de se terminer au Parti Socialiste. Le parcours de Ségolène Royal dans la préparation de ce congrès, non pas en tant que personne mais pour ce qu’elle représente politiquement au sein de la gauche, est symbolique d’une dérive qui touche de plus en plus profondément le Parti Socialiste.
Cette dérive a d’ailleurs conduit le sénateur Jean-Luc Mélenchon et le député Marc Dolez  a quitté le PS et a fondé un nouveau Parti.
De son côté, la LCR est toute entière centrée sur elle-même, construisant ce nouveau parti anticapitaliste en opposition avec tout ce qui existe à gauche ne comptant que sur le charisme de son leader pour attirer à elle de nouveaux adhérents.

Je le disais tout à l’heure cette situation nous donne une responsabilité particulière et notre congrès devra se montrer à la hauteur de la situation.
Les communistes ont choisi leur base commune de discussion lors du vote des 29 et 30 novembre. Je rappelle les résultats nationaux :

Sur 134 000 adhérents dont 78779 inscrits (c.-à-d. cotisants) :
39692 votants, soit 50,38% de participation.
Blancs et nuls : 3659 voix (9,22%)
Exprimés 36033 voix (90,78 %)
Texte : Base commune adoptée par le CN « Vouloir un monde nouveau, le construire au quotidien » : 21946 voix (60,91%) ;
Texte alternatif 1 : « Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme » : 5419 voix (15,04%) ;
Texte alternatif 2 : « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps » : 8659 voix (24,03%).
Pour notre fédération :
605 inscrits (cotisants)
273 votants soit 45 % de participation ;
Blancs et nuls : 36 voix (13,18 %)
Exprimés : 237 voix (86,81%)
Texte : Base commune adoptée par le CN « Vouloir un monde nouveau, le construire au quotidien » : 137 voix (57,8%);
Texte alternatif 1 : « Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme » : 56 voix (23,62%) ;
Texte alternatif 2 : « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps » : 44 voix (18,56%).

C’est ce texte que nous améliorerons demain en l’amendant. Mais la crise est venue bousculer ce texte écrit durant l’été. Un certain nombre de camarades ont jugé qu’il fallait faire un effort pour actualiser notre base commune de discussion. C’est un souci partagé par la Direction. Un Conseil National s’est réuni la semaine dernière avec 3 discussions à l’ordre du jour :

        - La crise avec l’idée de montrer que celle-ci résulte de choix politiques, que le système n’est pas pervertie, que c’est le résultat d’une logique, que c’est une crise inscrite dans la réalité même des structures capitalistes et appelant en conséquence à des réformes radicales en rupture avec les ressorts du système.

        - La question du rassemblement qui ne peut être abordé sans prendre en compte l’évolution récente du Parti Socialiste, avec l’idée que les types, les formes, les modalités des rassemblements à construire sont fonction de la nature des objectifs qu’ils visent et qu’il nous faut construire des cadres de débat, de travail et d’actions entre partis de gauche, forces sociales, militants et citoyens.

        - Enfin, la question du PCF et de sa profonde transformation avec plusieurs constats et plusieurs propositions. En préalable, l’accent a été mis sur le besoin d’une orientation politique claire et que c’est en fonction de celle-ci que doivent s’opérer les transformations dans le Parti. La question essentielle a été : comment permettre à notre organisation de franchir une nouvelle étape dans sa vie démocratique ? La question du pouvoir, de notre rapport à lui, de sa délégation dans le Parti et en dehors a été soulevé.
Je ne développe pas plus ces questions d’une part parce que le compte rendu du CN était dans l’Huma et d’autre part parce que je pense que ces thèmes seront au cœur de nos discussions d’aujourd’hui.

Un texte d’orientation n’est pas qu’un texte de référence, il est aussi la mise sur le papier d’une ambition politique, d’une volonté stratégique. Nous aurons rapidement l’occasion de le mettre en œuvre puisque les élections européennes  sont dans moins de 7 mois. D’ores et déjà, la direction nationale a proposé un cadre d’action en appelant tous ceux qui partagent notre volonté de réorienter la construction européenne à la création d’un front progressiste européen pour les élections. Vous le savez, le Parti de Gauche, le parti fondé par Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez dès leur sortie du PS, a déjà annoncé qu’il répondait à notre appel. Ces élections vont donc nous permettre d’expérimenter concrètement une démarche au cœur de notre base commune de discussion si celle-ci est validée par les communistes : ce cœur, c’est notre volonté de faire des citoyens des acteurs convaincus du changement. Je cite : « nous voulons mettre la démocratie, l’intervention et la participation active des citoyens au cœur de la construction du changement ».
Voilà les éléments que je souhaitais apporter dans le débat, pardonnez-moi d’avoir été long mais il me semblait important de redonner la chronologie des événements depuis notre dernier congrès, l’actualité de la crise ainsi que les différents sujets que je vous propose d’inscrire comme une priorité pour notre fédération.

Par cyril - Publié dans : Débat à gauche
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Lundi 1 décembre 2008

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Parti Unique de la Majorité

Par cyril - Publié dans : Sarko
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Jeudi 27 novembre 2008

Dimanche, 23 Novembre 2008


Lorsque la cacophonie s'accorde pour traîner dans la boue une poignée de jeunes emmurés, il est très difficile de trouver le ton juste qui fasse cesser le vacarme ; laisser place à plus de vérité.

Certains médias se sont empressés d'accréditer la thèse affirmée par la ministre de l'intérieur dans sa conférence de presse, alors que les perquisitions étaient en cours : les personnes arrêtées étaient d'emblée condamnées.


Personne n'aura pu rater l'épisode de "police-réalité" que nous avons tous subi la semaine passée. L'angoisse, la peur, les pleurs nous ont submergés et continuent à le faire. Mais ce qui nous a le plus blessés, le plus anéantis, ce sont les marées de mensonges déversées. Aujourd'hui ce sont nos enfants, demain ce pourraient être les vôtres.

Abasourdis, nous le sommes encore, paralysés nous ne le sommes plus. Les quelques évidences qui suivent tentent de rétablir la vérité et de faire taire la vindicte.


Les interpellés ont à l'évidence bénéficié d'un traitement spécial, enfermés pendant 96 heures, cela devait faire d'eux des personnes hors normes. La police les suspecte d'être trop organisés, de vouloir localement subvenir à leurs besoins élémentaires, d'avoir dans un village repris une épicerie qui fermait, d'avoir cultivé des terres abandonnées, d'avoir organisé le ravitaillement en nourriture des personnes agées des alentours. Nos enfants ont été qualifiés de radicaux. Radical, dans le dictionnaire, signifie prendre le problème à la racine. A Tarnac, ils plantaient des carottes sans chef ni leader. Ils pensent que la vie, l'intelligence et les décisions sont plus joyeuses lorsqu'elles sont collectives.


Nous sommes bien obligés de dire à Michelle Alliot Marie que si la simple lecture du livre "L'insurrection qui vient" du Comité Invisible fait d'une personne un terroriste, à force d'en parler elle risque de bientôt avoir à en dénombrer des milliers sur son territoire. Ce livre, pour qui prend le temps de le lire, n'est pas un "bréviaire terroriste", mais un essai politique qui tente d'ouvrir de nouvelles perspectives.


Aujourd'hui, des financiers responsables de la plus grosse crise économique mondiale de ces 80 dernières années gardent leur liberté de mouvement, ne manquant pas de plonger dans la misère des millions de personnes, alors que nos enfants, eux, uniquement soupçonnés d'avoir débranchés quelques trains, sont enfermés et encourent jusqu' à 20 ans de prison.


L'opération policière la plus impressionante n'aura pas été de braquer cagoulé un nourrisson de neuf mois en plein sommeil mais plutôt de parvenir à faire croire que la volonté de changer un monde si parfait ne pouvait émaner que de la tête de détraqués mentaux, assassins en puissance.


Lorsque les portes claquent, nous avons peur que ce soient les cagoules qui surgissent. Lorsque les portent s'ouvrent, nous rêvons de voir nos enfants revenir.


Que devient la présomption d'innocence?

Nous demandons qu'ils soient libérés durant le temps de l'enquête et que soient evidemment abandonnée toute qualification de terrorisme.





PS: Nous tenons à saluer et à remercier les habitants de Tarnac qui préfèrent croire ce qu'ils vivent que ce qu'ils voient à la télé.


Soutien aux inculpés du 11 novembre : ici.

Par cyril - Publié dans : Actu
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Citations

Le moyen le plus sûr de discréditer une nouvelle idée politique (et pas seulement politique) et de lui nuire, c'est de la défendre en la poussant à l'absurde. En effet, si on la rend « exorbitante », si on l’exagère, si on l'étend au-delà des limites de son application réelle, peut-être poussée à l'absurde, et, dans ces conditions, se change même infailliblement en absurdité. LENINE

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