
Rapport Introductif
11 mai 2009
- Triste anniversaire : les 2 ans de Nicolas Sarkozy
Je souhaiterai commencer cette introduction à nos débats par le rappel d’un bien triste anniversaire puisque cela fait maintenant 2 ans que Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République. Pourquoi rappeler cet événement ? Parce qu’en 2 ans la droite au pouvoir a profondément remodelé la société française pour l’aligner sur le modèle libéral anglo-saxon.
Le gouvernement Fillon, avec la RGPP, a mis en place ou tente de le faire les réformes de l’Hôpital public, des Universités, de la Justice, de la Fonction Publique ou encore des institutions. Ces réformes sont conduites avec 2 objectifs principaux : réduire la dépense publique, celle mise au service du peuple, pour ouvrir de nouveaux secteurs d’activité et de rentabilité au capital. Même si leur accumulation, l’impression de passer d’un sujet à l’autre, celle de répondre à l’actualité plutôt qu’à une ligne politique peut donner une impression de désorganisation, la politique gouvernementale est conduite de façon cohérente avec l’objectif de transformer notre pays sur le mode libéral. Denis Kessler, ex vice-président du medef l’expliquait déjà en 2007 : « Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. (…) Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses.
Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! ».
C’est ce à quoi s’emploie avec constance le gouvernement Fillon depuis 2 ans malgré des résistances fortes. Mais celles-ci n’ont réellement pu peser que lorsque la supercherie du président du pouvoir d’achat a été démasqué et que les illusions de la campagne présidentielle se sont envolées.
Les attaques coordonnées du gouvernement cumulées avec une insatisfaction grandissante sur le pouvoir d’achat, sur la redistribution des richesses ont aggloméré mécontentement et inquiétudes et ont débouché sur un mouvement social historique avec une plate-forme unitaire inédite depuis 1966. Le 29 janvier et le 19 mars furent 2 journées de mobilisation massive. Les manifestations du 1er mai n’ont pas eu la même ampleur mais ce fut tout de même un 1er mai historique tant sur l’unité syndicale que sur le nombre de manifestants en France pour un 1er mai. D’ailleurs qui peut croire que la colère, les inquiétudes, les résistances seraient moins fortes après 4 mois d’un mouvement social profond parce que les manifestations étaient moins fournies à l’occasion de ce « pont ».
La pertinence de la stratégie adoptée par les syndicats, l’unité des organisations syndicales comme socle incontournable du mouvement peut légitimement interroger. Mais malgré des records d’impopularité et la désapprobation d’une majorité de gens sur la politique du gouvernement, on sent bien la difficulté à aller plus loin et par exemple à passer à une journée de grève interprofessionnelle. Il est clair que le mouvement social souffre de l’absence d’une perspective politique claire, rassembleuse capable d’offrir un débouché politique aux luttes et surtout capable d’opposer à la cohérence des attaques gouvernementales la cohérence d’un contre projet. Je le dis peut-être avec beaucoup d’immodestie mais aujourd’hui le PCF est la seule organisation politique à apporter une réponse globale face à la cohérence de la politique gouvernementale.
Cette réponse globale répond également à la crise du capitalisme.
- La politique du gouvernement nous a désarmé face à la crise.
Le triste bilan des 2 années de présidence de Sarkozy se juge aussi sur la capacité de notre pays à résister à la crise. Dire que le pays a été mal préparé est un euphémisme. La destruction consciencieuse de l’architecture sociale de notre République depuis quelques années déjà, les transferts de compétences sans compensation financière aux collectivités territoriales, la fragilisation ou la mise à mort des services publics, le bouclier fiscal etc… ont considérablement diminué les capacités de résistance de notre pays face à la crise.
Celle-ci poursuit ses ravages : chômage partiel, fermetures d’entreprise, licenciements. En un an, le chômage a augmenté de 16 % dans notre pays avec en moyenne 80 000 chômeurs de plus par mois depuis janvier. Cela fait près de 3000 chômeurs supplémentaires par jour.
Pour notre département, la caractéristique principale, c’est l’explosion du chômage partiel. Alors que celui-ci ne concernait que 163 entreprises et 2934 salariés sur l’année 2008 entière, il y a déjà, au 17 mars 2009, 261 entreprises touchées et 5741 salariés dont près de la moitié sur le seul territoire de Clermont. Quant aux nombres de licenciements, toujours au 17 mars, nous en sommes déjà à 40 % du total des licenciements 2008. Enfin, les offres d’emploi ont reculé suivant les catégories A, B ou C entre 36% et 48% entre le mois de février 2008 et le mois de février 2009. Le nombre de chômeurs étaient de 21 813 en janvier ce qui donne une augmentation de +20,8% sur un an. C’est le secteur de Thiers qui est le plus touché avec une hausse de 32,8% du nombre de chômeurs sur un an.
Ces quelques chiffres montrent que l’emploi est véritablement la première victime, la première variable d’ajustement de la crise et que ce sont les salariés qui sont en première ligne pour payer la crise des capitalistes.
Celle-ci risque de se poursuivre encore de nombreux mois même si les économistes libéraux, les gouvernements et les médias tentent de faire croire à la reprise à la fin de l’année ou au début de l’année prochaine. En réalité, ils n’en savent rien et les moyens mis pour lutter contre la crise sont clairement insuffisants.
- Les réponses du gouvernement à la crise
Après avoir distribué des millions aux banques, le gouvernement tente d’étouffer les résistances et joue la provocation policière et la répression du mouvement social. On a pu voir à l’occasion des manifestations contre l’OTAN les CRS jetaient des cailloux sur les manifestants et récemment le Canard Enchaîné dévoilait que des policiers en civil ont volontairement provoqué les gendarmes mobiles chargés de disperser la fin du cortège du 1er Mai à Paris, place de la Bastille. Les étudiants et les profs rassemblés depuis plusieurs semaines pour obtenir le retrait de la loi LRU, les agents d’EDF et tant d’autres ont aussi subit les provocations et la répression.
Ces provocations policières ne font qu’écho aux provocations politiques du gouvernement et du Medef. On se souvient des déclarations de Laurence Parisot le 19 mars accusant la CGT de « provoquer des destructions d’emplois » et « jugeant la grève catastrophique pour la réputation de la France ». C’est aussi les déclarations des porte-flingue de l’UMP sur les séquestrations de patrons ou sur les débordements des salariés de continental alors qu’ils venaient d’apprendre le rejet de leur demande de suspension ou d'annulation de la procédure de fermeture de l'usine de Clairoix.
Le gouvernement n’entend pas dévier de sa route et poursuit sa politique au service de la finance. D’ailleurs, Sarkozy l’a déclaré lors d’un de ses innombrables discours : « Nous devons profiter de la crise pour accélérer les changements structurels ». Il ne fait que suivre les patrons qui ne voient dans la crise qu’une aubaine, une chance pour restructurer leurs entreprises et améliorer leurs profits en se servant de la variable d’ajustement dont je parlais tout à l’heure : l’emploi.
- Nos réponses face à la crise.
Cette destruction de l’emploi se fait d’ailleurs très discrètement dans la plupart des cas. Ce sont des entreprises comme Trelleborg qui licencie tous les mois moins de neuf salariés pour ne pas avoir à mettre en place de plan social, qui mettent les salariés au chômage partiel avec la complicité de l’Etat puisque je rappelle que c’est lui via le préfet qui autorise le chômage partiel. D’ailleurs, le nombre d’heures autorisées dans le Puy-de-Dôme est passé de 255 418 en 2008 à 974 351 au 17 mars 2009.
Voilà pourquoi nous réclamons depuis maintenant plusieurs mois que la situation de l’emploi, du crédit, des fonds publiques soient mise sur la place publique. Nous avons envoyé plusieurs courriers au Préfet à ce sujet. Il vient enfin de nous répondre ; enfin répondre est une façon de parler puisque son courrier ressemble plus à de la provocation et à une vulgaire campagne de pub pour le plan de relance du gouvernement. Surtout, il n’accède pas à notre demande de table ronde. Nous continuons donc de réclamer que les élus avec les organisations syndicales soient partie prenante de la commission de suivi du financement de l’économie. La cellule de veille a réalisé pour cela une carte pétition où nous faisons figurer des premiers signataires dont, je tiens à le souligner, les 1ers responsables départementaux de la CGT et de la CFDT.
Cette bataille pour la transparence, pour l’information de nos concitoyens et pour un débat public est essentielle. Face au laisser-faire gouvernemental, il est indispensable de montrer et de démontrer que d’autres solutions existent. C’est dans ce cadre que nous inscrivons nos propositions pour lutter contre la crise : la création d’un pôle public financier, des droits nouveaux pour les salariés pour imposer des critères d’efficacité sociale plutôt que des critères de rentabilité, des fonds régionaux pour l’emploi et la formation, la sélectivité du crédit en fonction de l’investissement en emploi et en formation et enfin la mise en place d’une sécurité d’emploi et de formation. Nous proposons de créer sur le même modèle une autre carte pétition sur la proposition de loi d’Alain Bocquet visant à affecter les dividendes des entreprises à la garantie de l’intégralité des salaires des salariés subissant des périodes de chômage partiel.
Développer nos propositions, faire connaître les propositions de lois des députés communistes comme celle d’Alain Bocquet ou celle de Marie-George Buffet visant à interdire les licenciements dès lors qu’une entreprise verse des dividendes, mener la bataille pour désigner les responsables de la crise ne peut qu’aider le mouvement social et favoriser l’unification des luttes.
A l’occasion des élections européennes, nous devons aider plus que jamais à transformer la colère en volonté de changement. Ces élections sont l’occasion pour le mouvement social de renforcer de manière décisive le rapport de forces. Les manifestations du 13 juin n’auront pas la même ampleur en fonction du résultat du 7. Imaginons que les listes UMP prennent une claque et que le Front de Gauche soit au-dessus de 10% : quel renfort de poids pour les manifestations du 13 juin !!
- La campagne des élections européennes
La campagne des élections européennes commence à peine minée qu’elle a été par le silence médiatique et par la volonté des 2 grands partis d’occulter complètement le débat de fond sur l’avenir de l’Europe. Ils ont si bien réussi que, selon les sondages, 60% des personnes interrogés ne connaîtraient pas la date des prochaines élections. Pour notre part, nous avons commencé notre campagne depuis près de 2 mois et demi. Après la réussite de notre premier meeting, nous avons programmé avec le Parti de Gauche des réunions publiques dans quasiment tous les cantons du département. Nous constatons d’ailleurs le bon accueil qui est fait à notre proposition de Front de Gauche. Le cadre unitaire que nous proposons correspond à une attente mais nous nous heurtons tout de même à une difficulté majeure : c’est le déficit de notoriété du Front de Gauche, même si notre campagne l’a fait reculer.
Il nous reste 4 semaines de campagne. Nous avons besoin d’un militantisme audacieux et imaginatif pour faire connaître le Front de Gauche et nos propositions. Pourquoi par exemple ne pas coupler nos distributions de tracts sur les marchés avec l’installation de la sono pour interpeller les gens sur les élections européennes ? Dans la même veine, avant une réunion publique, pourquoi ne pas sillonner le quartier ou le village avec la sono dans la voiture pour inviter les gens à venir participer ? Nous avons commandé 3 séries d’affiches appelant à voter le 7 juin pour le Front de Gauche. Nous sommes en capacité, si nous le décidons, de faire une campagne d’affichage massive et de couvrir le département d’affiches du Front de Gauche.
Dans 15 jours aura lieu notre meeting de fin de campagne à Polydome. Nous devons faire mieux que le 2 avril au Galion avec l’objectif de réunir plus de 1000 personnes. Ce serait un moment décisif de notre campagne à 10 jours du vote. Nous aurons comme intervenants Francis Wurtz, Marie-France Beaufils, Marc Dolez qui devait représenter le parti de gauche ne pourra pas venir, le Parti de Gauche regarde pour le remplacer et enfin Christian Piquet qui représentera les militants du NPA ayant décidé de rejoindre le Front de Gauche. Pour l’instant, rien d’autre n’est prévu et nous pouvons ce soir regarder comment construire un meeting dynamique, enthousiasmant et motivant.
La campagne va sans nul doute s’intensifier dans les prochaines jours, l’UMP ayant rendue public ses listes et la campagne officielle débutant. Soyons prêts à mener le débat avec des arguments pertinents et percutants sur le Front de Gauche comme sur nos propositions sur l’Europe, n’hésitons pas à rappeler la bataille du Non et la forfaiture de la droite aidée en cela par le PS pour faire valider le Traité de Lisbonne par le Congrès, n’hésitons pas à montrer la façon dont le PPE et le PSE cogèrent le parlement européen et s’entendent sur la majeure partie des orientations libérales de l’Union. Quelques exemples peuvent nous y aider comme le vote récent sur la libéralisation de l’énergie ou sur le temps de travail ou encore la nocivité de la directive Bolkestein. Enfin, nous avons des propositions pour une Europe sociale, démocratique et solidaire, une Europe qui combat la crise pour le bien être des peuples et non une Europe du Capital vendue à la financiarisation.
Il nous reste 4 semaines. C’est peu et c’est beaucoup. Je suis persuadé que le travail militant que nous déployons depuis maintenant plus de 2 mois sur ces élections va payer. Mais il ne faut rien lâcher. Il nous faut poursuivre nos efforts, mobiliser les communistes, aller chercher les voix unes à unes. C’est ce que nous savons faire. C’est ce que nous allons faire.
Une fois n'est pas coutume, je poste ce communiqué de la CGT concernant les élections européennes. Il me semble qu'il est en même temps éclairant et insuffisant. Eclairant car il indique, sur le fond, ce que souhaite la CGT pour les travailleurs, insuffisant car la CGT reste spectatrice de ces élections.
Je ne crois pas qu'elle devrait appeler à voter pour telle ou telle liste mais je pense qu'elle devrait s'engager en tant qu'organisation syndicale soucieuse de l'avenir du pays et des salariés dans le débat sur l'avenir de l'Europe, le traité de Lisbonne, la stratégie de Lisbonne, la directive temps de travail etc...
Plus fondamentalement, je
crois que la politique, les organisations syndicales, le mouvement social ont besoin de trouver de nouvelles façons de se parler, de travailler ensemble, sans courroies de transmission mais sans
mur de parpaings non plus.
Elections européennes
Déclaration de la Commission Exécutive Confédérale
Le 7 juin 2009 auront lieu les élections européennes. 72 députés siégeront pour la France au Parlement Européen.
Cette élection concerne directement tous les salariés, tous les citoyens. Le Parlement Européen est la seule institution européenne élue au suffrage universel direct par les électeurs des 27
pays membres de l’Union. Il participe à l’élaboration et à l’adoption des directives et règlements européens qu’il peut agréer, modifier, voire rejeter. 70% de la production législative en
France découle des textes européens. Face à la Commission Européenne et au Conseil de l’Union Européenne, le Parlement est une instance décisive. C’est lui qui, sous la pression des
mobilisations syndicales d’Europe, a porté un coup à la directive Bolkestein sur les services, à la dérégulation du travail dans les ports et à la remise en cause de la directive sur le temps
de travail. Parce que nous voulons une Europe social, nous appelons les salariés à ne pas rester indifférents au Parlement qui sortira des urnes le 7 juin prochain. Or les dernières élections
européennes ont connu une abstention de 57% des inscrits, chiffre qui risque d’être dépassé en 2009 L’enjeu est donc d’élire le maximum d’élus soucieux des intérêts et des revendications des
salariés. La crise qui frappe durement les travailleurs nécessite plus que jamais de :
Renforcer la dimension sociale de l’Europe,
Mettre fin au dumping social et fiscal,
Mettre fin à la précarisation du travail,
Garantir que pour un même travail dans le même
pays, les travailleurs, quel que soit leur pays d’origine, aient le même salaire, la même protection sociale et les mêmes conditions de travail.
Stopper la politique de privatisation des services
publics et sortir la réponse aux droits fondamentaux du champ de la concurrence, développer une politique industrielle européenne, de recherche et de d’innovation,
Garantir l’égalité de rémunérations des femmes et
des hommes, combattre les discriminations persistantes,
Conforter les systèmes de protection sociale
solidaire,
Mettre en œuvre de réelles protections et une
égalité de traitement entre les travailleurs migrants et l’ensemble des autres salariés,
Prendre des mesures fortes contre le racisme, le
nationalisme et la xénophobie.
La crise économique profonde qui affecte l’Europe comme l’ensemble de la planète nécessite de revenir sur le rôle de la Banque Centrale Européenne – entériné par le traité de Lisbonne – et plus largement sur les finalités des outils de politique économique de l’Europe, lesquelles doivent soutenir prioritairement le développement industriel et l’Emploi. La CGT avec la CES demande que soit adopté un protocole de progrès social pour que les droits fondamentaux des travailleurs priment sur « les libertés économiques » et sur la libre concurrence. Les salariés ont besoin d’une Europe démocratique, sociale, solidaire s’affirmant comme moyen de régulation et de réorientation de la mondialisation, une Europe prenant en compte les objectifs de développement durable, d’emplois décents pour tous, de développement des services publics de qualité.
La CGT appelle les salariés à voter pour des représentants à même de défendre les objectifs de progrès social au Parlement Européen.
Montreuil, le 28 avril 2009
Cette délibération nous pose plusieurs problèmes.
Tout d’abord, nous estimons que les cabines téléphoniques devraient être outil de service public à la disposition du plus grand nombre et en particulier (comme il est exposé dans la Convention) des « personnes à revenus modestes ».
Ensuite, au moment où le Conseil Municipal a décidé de mettre en place un nouveau régime de taxation de la publicité extérieure qui conduira, de fait, à moins d’affichage publicitaires, dans une ville où vous pouvez trouver l’autocollant « stop pub » à l’accueil de la mairie, on nous propose une convention avec France Telecom pour qu’il y ait plus d’affichages publicitaires dans la ville. Cela nous paraît contradictoire.
Selon un sondage Ipsos de novembre 2007, 79 % des français trouvent la publicité envahissante et 58% la trouvent agressive. Il y a bel et bien une agression visuelle imposée à tous avec ces panneaux d’affichages ; pour preuve, certains secteurs, notamment historiques, en sont exemptés.
Prétendre que c’est la publicité qui va permettre d’assurer la pérennité de cabines téléphoniques est faux puisque le coût d’un service financé par la pub est reporté sur les annonceurs qui eux-mêmes le reportent sur le prix que paye le consommateur.
Qu’est-ce donc que la publicité si ce n’est une façon, souvent pernicieuse, de pousser à l’hyperconsommation ? Dans le contexte que nous connaissons, celui de la crise et des dégâts économiques et sociaux qu’elle engendre tous les jours et qui n’épargnent pas les Clermontois, il nous semble indécent de participer à l’augmentation des incitations à toujours plus consommer.
A l’inverse, nous sommes favorables à l’installation de panneaux pour la communication de la ville. Plus généralement d’ailleurs, nous sommes favorables à l’installation de panneaux permettant à des associations à but non lucratif de s’exprimer. A ce propos, 72 panneaux existant de ce type pour une population de plus de 140 000 habitants, cela paraît tout de même insuffisant d’autant plus qu’ils sont généralement monopolisés illégalement par des entreprises à but lucratif.
Pour finir, le groupe communiste refuse donc ce faux choix : soit des cabines avec pubs, soit plus de cabines et propose que nous réfléchissions à une autre solution. En conséquence, nous voterons contre cette délibération.
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