A l'occasion de la présentation de ses voeux, le Front de Gauche du Puy-de-Dôme a annoncé ses candidats aux élections législatives devant plus de 250 personnes dont de nombreux syndicalistes et salariés en lutte ces derniers mois.
La presse a rendu compte de cet événement de façon extrêmement limitée notamment en n'expliquant pas pourquoi nous étions candidats. En effet, nous ne sommes pas candidats par
plaisir, voire même par obligation mais bien pour porter des idées, un engagement, des propositions pour changer la vie de nos concitoyens. Augmentation des salaires, retraite à 60 ans et à taux
plein, reconquête du pouvoir sur la finance, développement des services publics, c'est un choix de société profondément différent du modèle libéral que nous proposons à nos concitoyens de
construire à l'occasion de l'élection présidentielle et des élections législatives.
Voilà pour ma part ce que j'ai déclaré lors de cette présentation et ce qui m'animera durant cette campagne.
Cher-e-s ami-e-s, cher-e-s camarades,
C'est un honneur d'être ici ce soir. C'est un honneur et une grande responsabilité que de porter nos couleurs, nos idées,
notre volonté de changement dans cette campagne législative. Avec Maïté, nous voulons être tout à la fois les portes paroles, les relais de notre candidat à l'élection présidentielle, Jean-Luc
Melenchon sur la 1ere circonscription et en même temps des candidats porteurs d'espoir.
Depuis une semaine, les experts, les libéraux, le patronat et le gouvernement déplorent la dégradation de la note de la
France. Ou du moins ils tentent de nous le faire croire. Car le verdict de l’agence de notation est du pain bénit pour imposer toujours plus de rigueur.
Quel crédit donné à ces agences de notation qui font la pluie, le beau temps et surtout la tempête ? Ces institutions
anti-démocratiques qui n'ont jamais prévu aucune crise, ni celle de 1929, ni celle des subprimes préconisent avant tout l’austérité et la guerre contre les peuples !
Les 35h, la protection sociale, les salaires, le code du travail, les congés payés sont dans le viseur, accusés d’être à
l’origine de la crise.
Une crise du capitalisme qui est l’aboutissement des politiques menées ces dernières années.
Dans quelques mois, les Français auront à faire un choix: la finance ou les peuples. Mais attention, c'est un choix de l'un
contre l'autre. Si c'est la finance, ce sera contre les peuples, si c'est les peuples, ce sera contre la finance ! Il faut reprendre le pouvoir aux marchés financiers en créant notamment un pôle
public bancaire.
En France, Nicolas Sarkozy nous promet une batterie de mesures, toutes plus anti-sociales les unes que les autres.
Dans la nouvelle régression annoncée, la TVA sociale est présentée comme le remède miracle anti-délocalisations. Baisser le
pouvoir d’achat des français, déjà bien entamé par la hausse des prix et la stagnation des salaires : voilà la brillante idée du gouvernement pour lutter contre les délocalisations !
Au cours de ces trente dernières années, les baisses et les exonérations de cotisations sociales ont servi à remplir les poches déjà
bien pleines des actionnaires. Ce sont 30 milliards d’euros qui partent chaque année en fumée. Le fameux trou de la sécu est d’environ 25 milliards d’euros. Cherchez l’erreur !
Les missiles que s’apprêtent à envoyer le gouvernement et le MEDEF contre le monde du travail vont faire très mal. Alors que
de plus en plus de salariés souffrent au travail, subissant les pressions et le harcèlement, Sarkozy et le patronat veulent augmenter la cadence des sacrifices. Pourtant, la flexibilité et la
précarisation du salariat n'ont jamais été source d’une croissance économique durable et n’ont jamais crée d’emplois.
Nous allons leur rappeler qu’ils sont nombreux les salariés pressés comme des citrons dans leurs entreprises avec des
minuteurs, des tableaux de croissance pour mieux les contrôler.
Tout au long de notre campagne et à l'Assemblée Nationale, avec Maïté, nous ferons entendre la voix des salariés d’ACTICALL fliqués à leur poste de travail et payés au lance pierre,
Celle des filles de LUMINOX à qui la direction vient d’offrir un voyage sans retour à Pôle Emploi
pour les remercier des sacrifices qu’elles avaient fait pour augmenter la productivité,
Nous ferons entendre la voix des salariés de Jacquet qui se sont dignement battus pour des augmentations de salaires au moment où Limagrain annonçait une
progression de son chiffre d'affaire de 15% à 1,6 milliards d'euros,
Nous ferons entendre la voix des salariés de la T2C qui se sont battus pour le service public et celle des salariés de Régional à qui on demande de faire dons de 3 jours de
congés payés.
Non, non et mille fois non. Ce n’est pas aux salariés de payer la crise des actionnaires, des banques et des fonds
d’investissements. Ca suffit, il y a trop d'injustices face à trop de profits !
Ce n'est pas avec quelques coups de pinceaux que nous allons sauver une maison ravagée par les flammes. Nous devons bâtir de
nouvelles fondations et changer de système.
Contrairement à certains, qui veulent donner du sens à la rigueur, nous, nous voulons la combattre.
Pour sortir de la crise, il faut relancer la consommation. Il faut augmenter les salaires et porter le SMIC à 1700 € brut. Il
faut des 35h sans perte de salaire et sans annualisation comme il faut revenir à la retraite à 60 ans et à taux plein comme l'ont demandé des millions de salariés.
10 ans de droite, ça suffit! C’est 10 ans de souffrances et de détérioration des conditions de vie. 10 ans d'une politique
qui monte les Français les uns contre les autres.
Nous l’avons douloureusement constaté en ce début d’année à Clermont-Ferrand avec le dramatique décès de Wissam dans le
quartier de la Gauthière.
Permettez-moi d’avoir ici une pensée particulière pour sa famille et ses proches et saluer le combat qu’ils ont engagé pour
connaître les circonstances exactes de cette terrible tragédie.
Samedi dernier, nous avons pu mesurer la responsabilité et la dignité du collectif « vérité et justice » lors de la marche
d’hommage au jeune Wissam. Quoiqu’il ait pu se passer durant la nuit du réveillon, rien ne peut justifier qu’une interpellation policière puisse déboucher sur un décès.
Ce drame a de nouveau mis en lumière la situation difficile de ces quartiers où domine la précarité, les discriminations, où
la jeunesse est stigmatisée, victime de contrôles au faciès. Des territoires où le gouvernement tente de faire régner les divisions et la peur.
Dans cette situation, il ne faut pas se défiler. Les calculs électoraux n'ont pas leur place, il faut assumer ses
responsabilités, celles que nous ont données les électeurs.
Nous, nous voulons remettre le vivre ensemble au cœur de notre projet politique. Comme disait Martin Luther King "Nous devons
apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots."
Nous avons l’ambition de faire de la politique autrement, de développer la démocratie participative avec les assemblées
citoyennes, nous voulons construire un projet de circonscription avec les salariés et les habitants de ce territoire.
Cher-e-s amis, cher-e-s camarades, le Puy-de-Dôme a déjà prouvé qu’il était une terre de résistance, une terre de citoyenneté
et de solidarités.
Albert Einstein écrivait très justement : « il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre
».
C’est bien pour cette raison que nous allons mettre une bonne gauche à Nicolas Sarkozy et à sa bande du Fouquet’s pour faire
Place au Peuple.
Pour nous, il n'y a qu'une seule règle d'or, c'est l'Humain d'abord.





La crise des dettes publiques est devenue le prétexte pour s’attaquer aux droits sociaux, aux services publics, aux conditions de travail, aux salaires. Le gouvernement
se met au garde à vous devant les marchés financiers et entend à coups de plans d’austérité faire payer la crise aux salarié(e)s.
Alors oui, la lutte est necessaire. Pour gagner plus, il faut lutter plus. Pour être respecté, il faut se faire respecter.
informer les élus, notamment les vice-présidents de Clermont-Communauté mais
aussi les différents groupes politiques.
Le dernier épisode fut pathétique pour le maire de Clermont qui tenta jusqu'au bout de déstabiliser l'entreprise
Les élus communistes Clermontois ont réussi à faire baisser le niveau d'augmentation des impôts pour l'année 2012. La proposition du
maire et de l'adjoint aux finances était d'augmenter les impôts


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