Jeudi 12 novembre 2009










Par cyril - Publié dans : Actu
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Lundi 9 novembre 2009
Par cyril - Publié dans : Débat à gauche
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Samedi 7 novembre 2009
Voici la déclaration que j'ai faite au nom du groupe communiste au Débat d'Orientation Budgétaire du Conseil Municipal de Clermont-Fd. Je raconterai dans un prochain post comment s'est tenue cette séance.


Monsieur le Maire, chers collègues

Nous entamons ce DOB dans une période aussi troublée que l’an dernier. La crise qui a éclaté à l’été 2008 continue de faire des ravages.
La spéculation a repris comme s’il ne s’était rien passé préparant presque avec certitude une aggravation de la situation économique. Certains croit voir le bout du tunnel dans le rebond somme toute relatif de la Bourse. Mais le véritable indicateur, c’est la situation de l’emploi. Avec près de 3 923 000 chômeurs officiellement en France, en augmentation de 20%, ce sont des millions de familles qui vivent la réalité de cette crise et qui paient les conséquences de la recherche effrénée du profit. Notre ville n’échappe évidemment pas à cette situation avec plus de 20 000 demandeurs d’emploi supplémentaires en 1 an sur le bassin clermontois.

Cette situation est d’autant plus injuste que le gouvernement continue sa politique en faveur des plus riches. Le bouclier fiscal coûtera plus de 15 milliards d’Euros. 15 milliards d’Euros que vont se répartir 834 contribuables qui recevront en moyenne un chèque de 360 000 Euros.

Cette mesure est tellement caricaturale, tellement injuste que même certains à droite s’en sont émus tel Pierre Méhaignerie, président de la commission des finances. Malgré les explications approximatives de Frédéric Lefèvre ou les coups de menton de Nicolas Sarkozy, personne ne peut croire un instant que cette mesure n’est pas complètement idéologique et faite pour servir les intérêts des amis du Président. De cadeaux fiscaux en cadeaux fiscaux, on creuse les déficits qui seront les impôts de demain.

La réforme de la Taxe Professionnelle en est un exemple flagrant. C’est une formidable arnaque de l’Etat au seul profit des entreprises et au détriment des contribuables.
Répondant avec zèle aux exigences du MEDEF, la suppression de la Taxe Professionnelle va réduire tout à la fois la contribution des entreprises à la solidarité territoriale, entraînant un report de charges sur les familles, une réduction des dépenses publiques et des services rendus aux populations générant encore et toujours plus d’inégalités.

Les communes seront contraintes de puiser toujours plus dans le pouvoir d’achat des ménages pour équilibrer leur budget puisque le financement venant des entreprises ne représentera plus, en moyenne, que 25% de leur recettes fiscales, contre 50% à ce jour et passera donc pour les ménages de 50 % à 75 %.
Nicolas Sarkozy déclarait récemment : « je n’ai pas été élu pour augmenter les impôts et je ne les augmenterai pas ». Ce qu’il ne disait pas, c’est qu’il forcerait les collectivités à le faire.

L’Etat doit cesser de considérer les collectivités locales comme financeurs de ses propres déficits. Il doit leur permettre de développer des politiques innovantes, susceptibles de répondre directement aux besoins de leurs populations et de leurs territoires en leur donnant les moyens.

En fait, l’objectif réel de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement est de faire éclater le modèle social Français issu du Conseil National de la Résistance. C’est aussi ce qui préside à la volonté de la droite de reformer les collectivités territoriales.
Avec la démagogie qu’on lui connaît, Nicolas Sarkozy déclare que cette reforme est faite uniquement pour moderniser et simplifier nos institutions.
C’est en fait le même objectif qui est poursuivi : livrer des pans entiers du patrimoine public au capital privé et adapter nos collectivités à l’Europe de la concurrence entre régions. Si cette réforme est mise en place, ce sera une régression sans précédent dans l’histoire de la vie démocratique du pays, cela substituera le marché, ses aveuglements et ses injustices aux acquis essentiels d’une culture de services publics.

Ce projet est contraire aux nécessités de l’aménagement du territoire, aux coopérations nécessaires pour vivre ensemble, au besoin de progrès social, économique, écologique partagé. Face à ce projet de réforme, ce n’est pas de résignation dont nous avons besoin, c’est de combativité. Une bataille n’est perdue d’avance qu’à partir du moment où on ne la mène pas. Pour leur part, les élus communistes mettront toute leur énergie pour combattre ce piège libéral.

Personne ne conteste le besoin de reformer les collectivités territoriales, mais c’est d’une toute autre architecture dont nous avons besoin. Il faut mettre au cœur des politiques locales, la mutualisation, le  partenariat, la coopération et non la concurrence. Pour répondre aux besoins des populations, il faut avoir le courage et l’ambition d’adopter un plan de reconquête, de développement, d’amélioration, de financement et de création des services publics.

Mais pour cela, il faut assurer de nouveaux moyens financiers aux collectivités. Cela suppose des impôts justes, progressifs et efficaces et donc une réforme globale de la fiscalité ; une réforme qui rendrait la fiscalité plus juste et plus efficace en s’attaquant à la spéculation financière, cause réelle de la crise économique actuelle.

Selon l’INSEE, l’actif financier des sociétés est estimé à 4 800 milliards d’euros soit 25 fois le budget des collectivités. Le taxer à 0.5% augmenterait de 24 milliards d’euros les recettes des collectivités, soit prés de 400 euros par habitants. Cette taxe pourrait, par le jeu d’une péréquation nationale, assurer plus de solidarité entre les territoires et promouvoir un autre mode de développement articulant social et environnemental, incitant les entreprises à réaliser des investissements utiles et à créer des emplois.
Les résultats indécents du système financier justifient une fois de plus ce que les élus communistes préconisent depuis bien longtemps : la création d’un pôle public financier afin de  favoriser la lutte contre la spéculation et répondre aux besoins sociaux de notre société. Nous avons besoin de banques tournées vers un autre modèle de développement, donnant la priorité au financement d’investissements créateurs d’emplois favorisant une croissance de qualité respectueuse de l’environnement.
Là aussi, plutôt que de se résigner à mettre en place une taxe additionnelle, il y a besoin de mener le combat politique. Depuis des années, les élus communistes se battent, quelquefois bien seuls, pour une réforme de la fiscalité. Faisons appel à nos concitoyens, menons une campagne d’informations et d’explications avec les premiers concernés par l’asphyxie financière des collectivités : les clermontoises et les clermontois. Pour notre part, nous y sommes prêts.

C’est dans ce contexte qu’il faut apprécier ce débat d’orientation budgétaire. Pour notre part, nous jugeons plutôt positivement les propositions avancées, notamment le niveau d’investissement qui va permettre de soutenir l’emploi et répondre aux besoins des Clermontois mais nous ferons deux remarques :

-    Avec la gestion active de la dette, nous participons, peu ou prou, à cette spéculation financière à l’origine de la crise. Certes, cette gestion de la dette nous permet de gagner de l’argent, mais à quel prix ? Nous participons à alimenter ce gigantesque brasier qu’est devenu la finance mondiale et qui se traduit inévitablement par des suppressions d’emplois, des familles en difficulté et des territoires sacrifiés.
Ne pouvons-nous pas réduire progressivement cette gestion spéculative de la dette ?
-    D’autant plus, et c’est ma deuxième remarque, qu’en ce qui concerne les charges de personnel, nous n’avons pas la même approche. La volonté de contenir l’augmentation de la masse salariale se traduit par des difficultés dans les services. Nous avons tous reçu dernièrement des tracts émanant des syndicats, attirant notre attention sur la situation du personnel municipal. Monsieur le Maire, au travers de nos discutions avec les agents et de nos rencontres avec les organisations syndicales, nous avons constaté une grande souffrance dans les rangs des personnels territoriaux et une insatisfaction concernant le dialogue social. Je ne veux pas faire de la surenchère mais quand les personnels vous évoquent la situation de France Telecom pour exprimer leur état d’esprit, je crois qu’il y a nécessité d’être vraiment à l’écoute. En conséquence, le groupe Communiste souhaiterait que nous organisions un Conseil Municipal privé sur cette question.
Par cyril - Publié dans : Clermont-Ferrand
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Vendredi 30 octobre 2009
   
Les organisations soussignées se sont réunies le mardi 20 octobre à Clermont Ferrand, voici le communiqué commun résumant leurs travaux.


Rassembler la gauche de transformation sociale et écologique
dans les luttes et dans les urnes


Dans une situation marquée par une offensive accélérée de la droite et du patronat contre l’ensemble des droits sociaux et des droits démocratiques, les organisations signataires appellent à soutenir et à contribuer aux mobilisations et aux luttes de façon la plus large et la plus unitaire possible, comme c’est le cas contre la privatisation de la Poste avec le succès de la votation citoyenne.

    La crise du capitalisme continue aujourd'hui  d'exercer ses ravages écologiques et sociaux démentant les discours trompeurs sur la reprise et la moralisation de celui-ci. Les États ont distribué des centaines de milliards aux responsables de la crise financière. Ils demandent maintenant à la population et au monde du travail de payer cette facture, de payer l’addition pour les banques, de payer à la place des pollueurs...

    Face à cette situation, à la détermination du pourvoir Sarkozyste et à un glissement à droite de la gauche d'accompagnement avec la tentative de construction d’une coalition de centre-gauche PS/MODEM/Europe Ecologie, il y a nécessité et urgence à construire dans l'unité un débouché politique et une alternative à la logique du système capitaliste et productiviste.

    Nous souhaitons travailler ensemble, au plan national comme au plan régional et de façon durable, à gagner la majorité des travailleurs et de la population aux perspectives ouvertes par une gauche de transformation sociale, écologique, féministe et démocratique  en l'associant à l'élaboration de notre programme. 

    La population doit pouvoir exprimer en toute clarté son opposition à la droite mais aussi son choix entre une gauche et une écologie de renoncement et une gauche unie et déterminée de combat et d'espoir. Notre perspective est d'être majoritaire pour changer la vie des gens et appliquer un programme de rupture avec les pratiques antérieures en particulier au travers d'un véritable  partage des richesses. Nous voulons un changement radical d'orientation des politiques nationales  et  régionales.

    Dans cette perspective les organisations Les Alternatifs, Alterékolos, NPA Auvergne, le Front de Gauche constitué du PCF, du Parti de Gauche et de la Gauche Unitaire affirment leur volonté commune de rassembler les forces anticapitalistes et de transformation sociale pour proposer un programme répondant au plus près aux besoins sociaux, écologiques et démocratiques du plus grand nombre afin de battre la droite en remobilisant l'électorat populaire et faire entendre dans l'unité une autre voix à l'occasion des prochaines élections régionales.
   
    Dans le respect des positions et des calendriers de décision propres à chaque parti nous décidons de constituer dès aujourd'hui un cadre politique régional de discussion commun en vue d'échanger sur les propositions et le programme régional porteur de ces exigences.

Par cyril - Publié dans : Débat à gauche
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Dimanche 4 octobre 2009
Nous laissons passer le Week-end.
Mardi 12 août. 9h00
Le responsable de la société de nettoyage vient évaluer le chantier. Il nous annonce après 2 mn passées dans la maison que nous avons un gros sinistre même si l’incendie a été circonscrit à l’entrée.
Il note les travaux de nettoyage à effectuer. Toutes les pièces ont été contaminées par la suie et il faut donc déposer toutes les tapisseries. Vient alors l’étude de la pièce où sont rangés les 90% de nos vêtements.
Le verdict tombe comme un couperet : ces affaires ne seront pas récupérables !! Démonstration à l’appui, le responsable nous montre comment la suie et la fumée ont irrémédiablement abîmé nos vêtements. Le choc !!
Jusqu’ici, nous pensions que le plus gros de notre maison serait nettoyé ? Et cela va aller de mal en pis…
Il passe dans la cuisine, regarde le lave-vaisselle (ouvert), le frigo (que nous avions vidé avant de partir et qui est resté ouvert), le micro-onde, le grille-pain et nous annonce que tout partira à la benne !! Nous changeons de pièce en commençant à traîner les pieds comme un condamné allant à la potence. Il arrive dans la bibliothèque et nous annonce que les livres sont également abîmés.
Ebahi, je reste quelques secondes sans réaction. LES LIVRES ?! TOUS ??? Je regarde avec des picotements dans les yeux ces étagères où patiemment j’ai aligné des livres politiques, historiques, mes livres de facs etc… Je n’en reviens pas. TOUS ?! J’ai des livres des années 20 et 30, LE livre de Lissagaray, l’historien contemporain de la commune, L’histoire de la commune, daté de 1898 etc… etc…
Le ciel vient de me tomber sur la tête !! Voyant ma tête, le mec me dit : « s’il y a des livres auxquels vous tenez, mettez les de côté, on les traitera ». Glups !! Timidement, je lui demande : « c’est pareil pour les BD, je suppose ? » espérant évidemment qu’il me dise le contraire. Il me regarde d’un air qui vaut tous les discours et se reprend : « c’est pareil, s’il y en a auxquelles vous tenez vraiment, mettez les de côté, on essaiera de les traiter ». Re-glups !!!
« Dans combien de temps, vous pensez que nous pourrons retourner chez nous ». Il prend le même air et nous annonce : « bah, vous serez chez vous pour Noël ». « Hein ?!! J’ai pas bien compris. Noël ??!! » « Oui, si nous pouvons attaquer la semaine prochaine. Il faut l’accord de l’expert et surtout l’électricité donc un compteur de chantier ».
« De toutes façons, en attendant, continua-t-il, il faut faire la liste de tout ce que vous avez perdu, vêtements, meubles, objets etc… » C’est ce que nous allons faire durant toute la semaine avec une boule perpétuellement lovée au creux du ventre et les larmes aux yeux régulièrement.
Mercredi 13 août.
Après avoir passé une partie de la journée dans les décombres de la maison, nous recevons la visite d’un électricien envoyé par l’expert. Enfin, une bonne nouvelle ! Cela veut dire que l’électricité sera prête pour l’entreprise de nettoyage. L’électricien nous informe qu’il faut appeler EDF car l’entreprise est la seule habilitée à installer un compteur de chantier.
Par cyril - Publié dans : Divers
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Dimanche 27 septembre 2009
Cette motion a été adressé à la direction nationale et envoyé aux fédérations du PCF pour infos.


Motion du Conseil Départemental du Puy-de-Dôme
du Parti Communiste Français


A l’heure des bilans de mandats effectués par l’ensemble des conseillers régionaux et vice-présidents communistes, personne ne peut négliger l’apport indiscutable de notre présence dans le cadre des majorités de gauche sortantes. Une fois encore, les élus communistes ont su montrer toute leur compétence en matière de gestion de programmes aussi essentiels que les transports régionaux. Mais, au delà, ils ont su imposer leur « marque de fabrique », et porter des orientations novatrices et utiles pour améliorer, dans la mesure des compétences régionales, la vie quotidienne des citoyens.
Alors que les débats départementaux, régionaux et nationaux sur la définition du projet, de la stratégie et de l’ambition de notre parti pour les prochaines élections régionales du mois de mars sont engagés, notre Conseil départemental souhaite contribuer à alimenter cette réflexion en faisant parvenir l’analyse des militants et responsables locaux.
Depuis 2004, la situation sociale, économique, environnementale dans le monde et dans notre pays a profondément évolué. Les méfaits du système capitaliste, à toutes les échelles, ont été exacerbés par la conduite de politiques profondément réactionnaires à l’image de celles contenues dans le Traité de Lisbonne. La France, après 7 années de domination sans partage d’une droite plus dure et dogmatique que jamais, est un exemple frappant.
Face à ce constat, la gauche européenne et française est à la croisée des chemins. Le rassemblement du Front de Gauche aux élections européennes a prouvé son intérêt. Il a permis d’ouvrir un nouvel espoir, et de poser les contours d’une perspective crédible de transformation sociale. Et une nouvelle fois, après plusieurs expériences électorales pénibles, notre responsabilité de parti, avec son histoire et sa culture, avec sa pratique militante, est engagée, pour répondre le plus efficacement possible à l’urgence d’un changement politique profond.
Dans ce contexte, notre parti n’est pas à l’écart de questionnements profonds sur les stratégies à adopter dans le cadre des prochaines échéances électorales. Dans de nombreuses régions, l’hypothèse de délier demain les élections régionales d’une donne politique nationale et européenne, qui détermine très largement la vie quotidienne de nos concitoyens, se fait jour. De notre point de vue, la retenir, ce serait au mieux s’enfermer dans une approche politique qui fait la part belle au localisme, au repli sur son échelon territorial de proximité, et au pire, faire preuve dans notre analyse, d’un décalage profond avec les déterminants fondamentaux qui font la situation que nous vivons.
Aussi, dans le cadre de la préparation de ces élections, les militants du Puy-de-Dôme considèrent que notre parti doit définir une orientation nationale, appelant tous les communistes à poursuivre la dynamique de rassemblement engagée par le Front de Gauche.
Ne pas porter cette aspiration pour les élections à venir, nous paraît contrevenir aux objectifs que s’est lui-même fixé le parti dans le cadre de son congrès.
Ne pas marquer aujourd’hui cette ambition, revient à renier, de fait, dans un scrutin de liste proportionnel à deux tours, toute volonté d’élargir ce front à toutes celles et à tous ceux qui veulent une perspective politique clairement transformatrice.

Cette hypothèse signifierait aussi pour nous une forme de renoncement peu compréhensible pour des citoyens qui ont vu dans l’émergence du Front de Gauche en juin dernier, un espoir politique palpable pour changer la société. Sous le feu nourri des politiques libérales de la droite, et face à l’accompagnement complice de la social-démocratie, comment les citoyens verraient-ils un tel changement stratégique seulement neuf mois après les élections européennes ?
C’est la dynamique créée avec le Front de Gauche qui a redonné des couleurs et de l’espoir au peuple de gauche. C’est cette dynamique que nous appelons à poursuivre et à amplifier.
Par cyril - Publié dans : Actu
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Dimanche 27 septembre 2009
Je vous livre le rapport que j'ai présenté au Conseil Départemental du Puy-de-Dôme.



J’espère que la période estivale vous a permis de regonfler les batteries pour attaquer cette rentrée avec tout le dynamisme nécessaire. Chaque année, nous parlons de succès pour la fête de l’Humanité car c’en est un. Mais il faut bien dire que cette année, le mot succès est un peu faible pour rendre compte et du nombre d’entrées et de la participation aux nombreux débats. 600 000 personnes, une augmentation de 20 % par rapport à la précédente édition, une affluence remarquée dans les allées et dans les débats. Cette fête de l’Huma a indéniablement marqué la rentrée politique. Certes, Deep Purple ou Manu Chao ne sont pas pour rien dans cette affluence monstre mais prenons bien garde à ne pas en faire l’alpha et l’oméga de la réussite de la fête. Ne doutons pas que la situation de la gauche après les élections européennes, l’avenir du Front de gauche, les multiples débats économiques, sociaux, philosophiques, culturels et politiques menés sur la fête ont eux aussi grandement contribués à la réussite de cette fête de l’huma 2009.
J’en viens maintenant à l’actualité économique et politique. Elle est marquée par la poursuite de la crise. Le chômage progresse toujours, le nombre de chômeurs a augmenté de 450 000 en France métropolitaine soit une hausse de 22,5 %. Le taux de chômage officiel devrait atteindre 10,1% au 4° trimestre alors qu’il était encore de 8,7% au 1er trimestre. Au total selon l’INSE, la France compterait 704 000 chômeurs supplémentaires fin 2009.
Dans notre région, au 31 juillet, le nombre de demandeurs d’emplois, toutes catégories confondues, c’est-à-dire toutes celles et ceux à la recherche d’un CDI, est de 73 523. On enregistre une progression de  0,3 % par rapport au mois de juin et de 16,4% sur un an. La situation des moins de 25 ans est plus grave encore puisque c’est une augmentation de 29,2 % sur un an.
Il faut analyser la structure des entrées et des sorties à Pôle Emploi pour avoir une vision assez juste de la situation de l’emploi dans notre région. Fin 2008, il s’agissait pour beaucoup de fins de missions d’intérim, alors qu’aujourd’hui on assiste à une hausse vertigineuse des entrées au chômage pour licenciements (+ 54,9 % pour le seul mois de juillet par rapport à juin !!!).
Parallèlement les sorties pour cessations d’inscriptions pour défaut d’actualisation augmentent de 5 % par rapport à juin. Cela renforce le fait que de nombreux chômeurs sont aujourd’hui non seulement exclus du marché du travail mais exclus des organismes publics de recherche d’emploi.
L’emploi industriel a payé et paye encore un lourd tribut à cette crise. Ce sont des richesses productives inestimables qui sont sacrifiées sur l’autel du profit et de la rentabilité. Ce sont aussi des femmes, des hommes, des familles, des territoires qui sont durablement traumatisés par ces plans de licenciement, ces fermetures de site.
La CGT organise une journée d’action le 22 octobre pour l’emploi et l’industrie à l’image de la manif des salariés du secteur automobile dans les rues de Paris jeudi dernier. En un an, l’industrie automobile a vu 150 000 de ces emplois supprimés. Les ouvriers de Renault, PSA, Continental, Goodyears, Michelin ont rappelé l’importance de l’emploi industriel dans notre pays et les logiques capitalistes dévastatrices à l’œuvre. D’ailleurs, les manifestants ne s’y sont pas trompés puisqu’ils ont envahi symboliquement le Palais Brongniart, l’ancien lieu de la Bourse de Paris.
Depuis le début de la crise, les Etats ont injecté des milliards de dollars et d’euros dans les banques et dans les institutions financières pour sauver le système de la banqueroute généralisé. Au total, d’ici à 2010, 5 000 milliards de dollars auront été mobilisés pour remettre d’aplomb le système.
Si les banques, sauvées par des injections d’argent public massives et sans contrepartie, ont renoué avec les profits, elles le doivent, comme le souligne l’économiste américain Joseph Stiglitz, « aux activités de salles de  marché, c’est-à-dire à la spéculation ». C’est d’ailleurs cette reprise de la spéculation permettant aux bourses d’afficher des indices en hausse qui fait dire à certains que nous approcherions du bout du tunnel.
Cependant l’activité économique réelle suit la courbe inverse du chômage. Plus cette dernière augmente, plus l’activité ralentit. Les prêts aux ménages et aux entreprises dans la zone euro ont baissé en juillet et leur croissance en rythme annuel a chuté à son niveau le plus bas jamais constaté, annonçait la BCE fin août. Face à ce resserrement du crédit, le chef de l’Etat s’est contenté d’une molle mise au point avec les banquiers. Alors que 10,5 milliards d’euros d’aides publiques ont été accordées aux 6 principales banques françaises, celles-ci ont d’ores et déjà admis qu’elles ne tiendraient pas leur engagement en termes de financement de l’économie.
Pourtant, le président de la république avait roulé des mécaniques, promis de « moraliser », de « refonder » le capitalisme. On allait voir ce qu’on allait voir. Hé bien, on a vu. Ou plutôt, on a rien vu. Les bonus, les traders, la spéculation, le gaspillage d’argent public, rien n’a bougé. A l’inverse, le projet de loi de finances pour 2010 va renouveler l’objectif politique d’une croissance zéro en volume de la dépense publique d’Etat et, pour cela, va décider à nouveau de supprimer 35.000 postes de fonctionnaires dont 16.600 dans l’Education.
Le gouvernement, loin de mettre un coup d’arrêt à sa politique dévastatrice, continue dans la même logique et aggrave les conséquences de la crise car sa boussole reste la pression contre le travail et l’encouragement pour le capital, les profits et les rendements financiers.
Dans cette optique, tout en ayant l’air de répondre à un souci écologique légitime de la population, le gouvernement veut mettre en place une taxe carbone visant, selon lui, à « dissuader les consommations énergiques excessives ». C’est surtout un nouvel impôt en direction des ménages visant à remplacer la taxe professionnelle. Le Président en avait dessiné un objectif fondamental devant le Congrès le 22 juin dernier : « Plus nous taxerons la pollution et plus nous pourrons alléger les charges qui pèsent sur le travail », c’est-à-dire les cotisations sociales patronales. En fait, cette taxe, bâtie sur le principe du pollueur-payeur, ne cherche pas à résoudre le problème des émissions et des modes de production. Elle n’incite pas à la révolution énergétique pourtant nécessaire. Elle consacre l’usager comme principal responsable de la pollution. Au nom des exigences écologiques graves et légitimes, on entend faire payer les salariés et leurs familles tout en faisant un nouveau cadeau aux profits sous forme de baisse accrue du coût du travail. Et cela, au lieu de mettre en cause les gestions des entreprises pour la rentabilité financière et ses gâchis sociaux et environnementaux. Mais on assure qu’ainsi on préservera la « compétitivité » des entreprises qui, alors, délocaliseraient moins. On ne sait pas assez l’inanité d’une telle argumentation : Entre 1991 et 2008, le total cumulé des exonérations de cotisations sociales patronales a atteint 260,6 milliards d’euros, dont 221 milliards compensés par l’Etat. Or, le déficit commercial de la France ne cesse de se creuser (il a atteint 55,65 milliards  d’euros en 2008) tandis que les exportations de capitaux s’emballent : en 2008 il sera sorti en net quelque 160 milliards d’euros au titre des investissements directs à l’étranger qui ont généré des délocalisations et, donc, des transports accrus et des pollutions au Sud. Et si le chômage, la précarité, l’insuffisance de formation et les bas salaires ont beaucoup proliféré depuis 1991, la fuite des profits accrus vers les placements financiers et la spéculation n’a cessé de s’accélérer aussi. Or, le rapport de M. Rocard, à qui l’on doit déjà l’introduction en France de la « titrisation des créances », au coeur de la crise des « subprimes », mais aussi la création de la C.S.G., revendique pleinement cette orientation.
Il propose, « pour des raisons d’acceptabilité » de commencer, dés le 1er janvier 2010, avec un prélèvement de 32 euros par tonne de CO2, progressivement relevé chaque année jusqu’à 100 euros en 2030. Dés le 1/01/2010, le prix du litre de super 95 pourrait augmenter de 7 centimes, celui du gazole de 8 centimes, tandis que la facture de gaz s’alourdirait de 15%. Au total, plus de la moitié des ménages aurait à supporter un surcoût de 300 euros, les autres ayant droit à une compensation « forfaitaire et partielle » !
Daniel Cohn-Bendit, dans la logique du capitalisme vert qu’il défend, a appelé le chef de l’Etat à « tenir bon jusqu’au bout ». Pierre Laurent indiquait très justement dans son rapport du 9 septembre dernier que « la fiscalité écologique n’est pas forcément une taxe nouvelle. Pourquoi pas une modulation de l’impôt sur les sociétés ou de la taxe professionnelle en fonction de l’empreinte énergétique des entreprises ? En tout état de cause, ce débat doit nécessairement s’inscrire dans une réforme globale de la fiscalité. »
Ainsi, la machine à inventer de nouvelles taxes est réactivée : 8,3 milliards d'impôts nouveaux dont plus de la moitié seront assumés exclusivement par les familles. C'est injuste et insupportable, particulièrement au moment où les salaires stagnent et les licenciements boursiers se poursuivent. Le poids des impôts ne pèse pas de la même manière sur tous. Ce gouvernement allège les impôts pour les plus riches, les alourdit pour les plus pauvres. Le bouclier fiscal voté dès le lendemain de l'élection présidentielle, c’est 458 millions d’euros redistribués à 14000 contribuables soit une moyenne de 33 000 euros pour chacun de ces grands privilégiés, chaque année. Cette taxe est un « paravent vert » visant à dissimuler un transfert de prélèvement des entreprises vers les salariés.
Dans la même logique, le gouvernement envisage d’augmenter de 25% le montant du forfait hospitalier ce qui le ferait passer de 16 à 20€ par jour et d’abaisser de 35 à 15% le taux de remboursement de médicaments dits à prescription médicale facultative. Alors que 7% des Français n’ont pas les moyens de se payer une complémentaire, que 14% des Français déclarent renoncer à des soins pour des raisons financières, le gouvernement veut, comme l’ont déclaré les sénateurs communistes, « remplacer la carte Vitale par la carte Bleue ». Depuis plusieurs années, les idéologues du Medef ont identifié plusieurs secteurs à totalement libéraliser pour permettre au secteur privé de venir y faire du profit. Le gouvernement avance lentement et surement vers la disparition de la sécurité sociale et l’ouverture du marché de la santé aux assurances privées.
Nous ne sommes plus en face d’une simple offensive libérale mais bien face à un profond recul de civilisation. Le faible, le chômeur, le malade, l’étranger, le pauvre est stigmatisé, montré du doigt comme fauteurs de troubles, pollueur, assisté, profiteur, coupable de sa situation. Le fort est glorifié, protégé, célébré. Comme le dit Elie Domota, leader du LKP, « le capitalisme conduit inexorablement à la barbarie ».
Cette société de la rentabilité et du profit maximum produit une souffrance au travail dont les malheureux suicides à France Telecom ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Quand des salariés ne voient plus comme issue à leur situation que de se donner la mort, cela révèle une souffrance inouïe et des méthodes de management d’une brutalité sans nom. C’est ce travail vécu comme une torture physique et psychologique qui entraîne des salariés confrontés à des plans de licenciements à se battre pour de meilleures primes au lieu de lutter pour la défense de l’emploi. Cette souffrance au travail allié au peu d’espoir de voir les choses changer conduit un grand nombre de salariés de ce pays dans une spirale de la désespérance. Je crois que nous devons nous emparer de cette question de façon bien plus forte aussi bien nationalement que localement. En effet, comment interpeller les salariés sur les questions de sécurisation de l’emploi, sur la formation quand le travail est vécu si douloureusement et sans solutions. Je crois que nos pourrions interpeller le secteur entreprise du Conseil National et voir avec les camarades l’animant comment travailler cette question.
Pour faire passer sa politique, le gouvernement ne recule devant rien. Sa communication vire à la politique-réalité quand ses ministres se mettent en scène comme Luc Chatel ou Nadine Morano, parlant, soi-disant avec de « vrais » gens qui s’avèrent être de faux comédiens mais de vrais militants UMP. C’est aussi Jean-François Copé qui veut soigner son image populaire et fait livrer un babyfoot dans le bistrot où il va se rendre le lendemain. La palme revient, normal, au président de la République qui réussit le tour de force d’aller chercher des pizzas en vélo de course sous l’œil des médias. Malheureusement, trop de journalistes se prêtent au jeu pour un scoop ou une image qui fera vendre du papier.
Le gouvernement ne recule donc devant rien, ni le mensonge, ni le ridicule. Il reprend même des thématiques de gauche pour mieux nous enfumer. C’est ce qu’a fait Nicolas Sarkozy en confiant à 2 prix Nobel, Joseph Stiglitz et Amartya Sen, la présidence d’une commission visant à rénover les indicateurs mesurant la performance économique et le progrès social. Cette commission propose de mesurer par exemple le niveau d’éducation, de démocratie, la qualité des institutions de santé pour mesurer la qualité de vie. Nous ne pouvons qu’être d’accord avec cette volonté de mesurer la santé d’une société au travers d’autres éléments que la production de richesse. D’ailleurs, dès les années 1980, l’économiste communiste Paul Boccara a proposé non seulement des indicateurs complémentaires au PIB mais aussi de nouveaux critères permettant d’économiser les ressources, le capital - matériel et financier - afin de développer une croissance vertueuse et efficace fondée sur la promotion des hommes, ouvrant notamment la possibilité d’éradiquer le chômage.
A l’inverse, le Président de la République évacue les questions de la finance, du chômage, de l’emploi et de la formation. C’est aussi l’occasion d’une nouvelle manipulation visant à faire croire aux Français qu’ils n’ont aucune raison de se plaindre puisque ces indicateurs, s’ils existaient, pourraient montrer que la situation dans notre pays est bien meilleur qu’ailleurs. C’est en tout cas ce à quoi s’est essayé le conseiller spécial du Président, Henry Guaino, le jour de la présentation du rapport de la commission sur France Inter.
Sarkozy et son gouvernement ont institué une méthode de gouvernement qui est de dire l’inverse de ce que l’on va faire, en clair tout et son contraire. En l’occurrence, au moment où l’on vante le rôle d’amortisseur social des services publics notamment locaux, on prépare une réforme des collectivités qui va remettre grandement en cause l’architecture institutionnelle de notre République. Cette réforme est extrêmement grave et largement méconnue, sous-estimée à l’heure qu’il est. Ce projet est pour le gouvernement une étape décisive de la restructuration de l’Etat, des pouvoirs et des territoires. L’attaque contre la démocratie locale, qui est une force de notre République, est cette fois globale. Il s’agit d’une recentralisation et d’une mise au pas générale de tous les échelons : communes, départements, régions, au profit d’une subordination autoritaire et centralisée aux exigences d’un remodelage libéral de toute la société. Un repli drastique de l’action publique à tous les niveaux. Au terme du projet sarkozyste de refonte des collectivités locales, cent mille conseillers municipaux devraient disparaître, plus de 20% des élus départementaux et régionaux également qui seraient fusionnés en 2014 et élus pour l’essentiel avec un mode de scrutin uninominal à un tour le plus antidémocratique qui soit, la « compétence générale » qui donne à chacune de ces institutions la capacité de développer hors des compétences obligatoires des politiques publiques d’intérêt local serait supprimée. Ce serait par exemple un désastre pour la culture quand on sait que 80% du spectacle vivant en France est financée dans ce cadre par les collectivités locales. Derrière ce projet, dont je ne cite ici que quelques exemples, c’est la diminution drastique des missions et des investissements publics qui est visé.
C’est dans ce contexte et avec ce danger que se profilent les élections régionales.
Durant l’été, certains dirigeants du PS ont cru avoir trouvé la solution à tous leurs problèmes en proposant d’organiser des primaires pour désigner le candidat de la gauche en 2012. Ils ont tous oublié l’Internationale qui proclamait déjà au siècle dernier « qu’il n’y a pas de sauveur suprême ». Car c’est bien un sauveur, un leader, un chef a la stature mitterrandienne que recherchent ces dirigeants. Ne voyant dans l’élection de Sarkozy et la défaite de Ségolène Royal qu’un choc de personnalités, ils oublient que la droite a mené depuis 2002 une intense bataille idéologique. Le programme est renvoyé à plus tard, il est même éclipsé au profit d’une stratégie de grande alliance allant du NPA au Modem.
La direction du Parti a réagi vertement à cette double proposition. Marie-George a déclaré que ces combinaisons étaient « le chemin de la défaite » et a appelé, avant et pendant la Fête de l’Huma, à un débat sur les contenus d’un projet politique de gauche.

Nous sommes à un moment charnière dans une période délicate. L’agitation médiatique voudrait nous obliger à choisir entre la ligne du NPA qu’il vient de réaffirmer et qui tourne le dos à toute possibilité de travailler à un projet transformateur ou celle qui consiste à suivre la pente de plus en plus inclinée qui mène le PS dans les bras du Modem.

C’est pour cette raison que nous devons refuser cette double impasse et mener avec les salariés, les citoyens, les syndicalistes, un débat de fond répondant à cette question toute simple : quel projet politique pour la gauche ?

La nécessité de mener ce débat à l’échelle du pays a conduit la direction nationale à modifier le calendrier initialement prévu de prises de décision  des communistes. Le CN se réunira les 24 et 25 octobre et formulera une offre nationale des communistes qui précisera le rassemblement que nous souhaitons pour le 1er tour des régionales. Les communistes se réuniront ensuite en conférence régionale les 7 et 8 novembre et 14 et 15 novembre. Pour la région Auvergne, elle se tiendra le samedi 7 novembre à la salle Abbé Prévost.

Les premières réflexions, les premiers débats que nous avons menés dans notre Fédération avant l’été montrent qu’il y a une grande majorité de camarades qui souhaitent poursuivre l’aventure du Front de Gauche en élargissant et en renforçant celui-ci. Ce n’est pas le cas de toutes les régions. Nous savons que des camarades, dans d’autres régions, apprécient différemment et ce que le Front de Gauche a été et leur participation aux exécutifs régionaux. Les débats à l’intérieur du Parti montrent qu’il n’y a pas unanimité sur ces questions. Les interventions lors du dernier CN sont assez éclairantes sur le sujet. Si tous les avis sont légitimes et discutables, il apparaît cependant qu’une stratégie à géométrie variable aurait un effet dévastateur dans l’opinion. Notre parti doit avoir une cohérence et une orientation nationale pour ces élections. C’est ce que nous proposons de dire à la direction nationale dans une motion que notre Conseil Départemental pourrait voter si nous en sommes tous d’accord. Elle pourrait retranscrire les réflexions des communistes du Puy-de-Dôme et ainsi contribuer à alimenter le débat national du Parti.

D’ici la décision finale des communistes auvergnats et sans préjuger de celle-ci, je crois qu’il nous faut commencer à travailler sur le projet pour les régionales que les candidats communistes porteront, quelle que soit la configuration.

Les jours et les semaines qui viennent vont nous permettre de mener ce débat sur le projet en lien avec les luttes. C’est d’abord 10 jours de mobilisation militante des communistes du 24 septembre au 3 octobre avec le journal national. C’est ensuite le 3 octobre, la votation citoyenne contre la privatisation de la poste, c’est le 7 octobre, la journée mondiale pour le travail décent qui sera symbolique dans cette période où des salariés se suicident sur leurs lieux de travail. C’est enfin le 8 octobre, le forum « pour une alternative à gauche » organisé par le Front de Gauche à la salle l’Astragale à Cournon à 20 heures. A l’exemple de ce qui s’est fait à la Mutualité à Paris le 3 juillet dernier, ce forum va donner la parole aux syndicalistes qui nous donneront leur analyse de la situation et les propositions politiques qui, à leur sens, répondent aux revendications et aux aspirations des travailleurs. Ce forum, c’est l’occasion d’avoir un terrain commun de discutions entre politiques et syndicalistes, c’est l’occasion de faire vivre le Front de gauche, de l’élargir et de le renforcer. Nous devons donc mettre toutes nos forces dans la préparation et la réussite de ce forum qui va beaucoup compter pour les échéances futures.
Vous le voyez, cher(e)s camarades, les sujet et les initiatives ne manquent pas où nous allons devoir déployer le dynamisme que je vous souhaitais avoir retrouvé au début de cette introduction.

Par cyril - Publié dans : Actu
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Dimanche 13 septembre 2009
L’expérience dont je souhaite témoigner et qui peut être d’un quelconque intérêt pour ce blog commence le jour suivant.

Samedi 9 août. 9h00
Nous avons déjà eu l’assurance au téléphone et cela s’est plutôt bien passé. Maintenant, nous devons donc contacter dans le désordre et sans hiérarchie : France Telecom pour faire transférer notre ligne sur l’un de nos 2 portables et pour suspendre notre abonnement internet, Numericable pour suspendre également notre abonnement, EDF pour venir poser un compteur de chantier etc… etc…

Rien de bien compliqué en somme. SAUF que…. nous n’avons plus d’annuaire ! Nous sommes donc obligé au fur et à mesure de l’avancement des opérations d’utiliser les renseignement téléphoniques. Renseignements téléphoniques dont on nous a vendu la mise en concurrence comme un bienfait pour le client (remarquez le changement du terme : d’usager du service public, nous devenons un bête client d’une bête entreprise privée).  Cela marche tellement bien d'ailleurs que pour avoir le numéro d'un médecin, après avoir épuisé 3 services de renseignements (118 710, 711, et 712), j'ai dû remonter la rue en voiture pour trouver le numéro de téléphone. Aucun service de "renseignements" n'avait pu me rensiegner. 
Bref, nous commençons notre marathon téléphonique par France Telecom qui n’existe plus à l’état de boutique puisqu’on ne trouve cette « entreprise » que dans les boutiques Orange. Nous demandons aux renseignements téléphoniques le numéro de téléphone de France Telecom. C’est un 0800. Nous composons le numéro, nous tombons sur l’inévitable répondeur (que nous haïrons d’ici quelques jours) nous demandant de taper 1, 2, 3, 4 ou 5 suivant la nature de notre appel. Bien évidemment, à ce stade, aucun numéro ne correspond à notre problème. Après avoir plusieurs fois essayé plusieurs numéros, nous tombons enfin sur une standardiste à qui nous expliquons la situation. Elle nous demande notre numéro de téléphone correspondant à la ligne que nous voulons transférer et s’écrie :

-  Mais c’est un numéro professionnel !
- Oui (ma femme est chanteuse et est inscrite au registre professionnel) et alors ?
- Ah mais c’est que je n’ai pas accès au dossier, moi, monsieur. Je ne peux rien faire !!
- Bien. Que faut-il faire alors ?
- Il faut appeler ce numéro.
Un autre 0800…. Nous appelons aussitôt. Après une annonce nous rassurant sur le fait que nous sommes bien chez France Telecom Pro, nous avons droit de nouveau au répondeur avec les choix 1, 2, 3, 4, ou 5. Après avoir essayé un des numéros, nous entendons une annonce nous informant que le service Pro de France Telecom est ouvert du lundi au vendredi… et met fin à la conversation en raccrochant. Temps passé : près d’une vingtaine de minutes. Ce n’est que le début et nous battrons des records.

(La suite dans quelques jours)

Par cyril - Publié dans : Divers
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Mardi 8 septembre 2009
Je reviens sur ce blog pour donner quelques nouvelles et apporter quelques témoignages suite à une désagréable aventure.
Les nouvelles ne sont pas très bonnes puisque notre maison a subit un incendie. Le feu a fait peu de dégâts, il n’a sévit que (si l’on peut dire) dans l’entrée, consumant complètement le meuble à chaussures avec, évidemment, toutes les chaussures (dont les toutes neuves achetées la veille de notre départ), une armoire en pin, la livebox, quelques clés, bref, rien d’excessivement grave. Non, les plus gros dégâts ont été provoqués par  la suie et la fumée qui ont tout pénétré, oxydant les métaux.
Mais commençons par le commencement :
Vendredi 8 août. Ile d’Oléron chez des amis. 6h00 du matin. Le portable de ma femme sonne :
- (voix complétement ensommeillé) Allo…!!!
- Bonjour, Madame X ? C’est la police. Je vous appelle parce qu’un incendie a eu lieu dans votre maison.
- Hein ?!
- Oui, Oui, un incendie mais ne vous inquiétez pas, il n’y a eu des flammes que dans l’entrée, le reste de la maison n’a rien. (Nous apprendrons le soir même en découvrant les dégâts que cela se voulait rassurant pour que nous ne rentrions pas à toute vitesse).
Je vous passe les divers coups de téléphone donnés aux parents pour qu’ils se rendent sur les lieux puis qu’ils nous rappellent etc…

Nous partons le jour même, écourtant notre séjour chez nos amis. Arrivée à la maison, la première vision est celle de notre meuble à chaussures ou ce qu’il en reste : quelques morceaux noircis de ce qui fut du mélaminé et surnageant au milieu de cet amas noirci, une chaussure à moitié calciné. Nous entrons dans la maison et c’est le choc !


L’entrée est ravagée, tout est noir, le plafond est éventré (ce sont les pompiers qui l’ont troué pour voir si le feu avait atteint les poutres), le haut de l’armoire en pin est calciné. La livebox s’est muée en œuvre d’art contemporain sous l’effet de la chaleur.






Mais le plus grave nous attend dans le reste de la maison. A part notre chambre et celle de notre fils, tout a été contaminé par la suie et si, sur le moment, nous estimons avoir échappé au pire, c’est-à-dire à l’incendie total, nous déchanterons rapidement quand le responsable de la société de nettoyage nous apprendra que nous devons jeter une majorité de nos affaires trop contaminé par la suie et la fumée.
Nous repartons de la maison avec des sentiments mêlés. Voir son habitation dans cet état est traumatisant. Traumatisme accentué quand nous apprenons que l’incendie n’est pas dû au compteur électrique mais d’origine criminelle (j’y reviendrais). Nous devons donc déposer plainte contre X. La police a informé nos parents sur les lieux du sinistre que c’est la première démarche à faire sitôt rentré. Après avoir visité la maison, nous partons au commissariat. Nous patientons, crevé après plus de 7h de trajet dans les pattes et une angoisse logé au fond du ventre depuis que nous avons vu la maison. Le planton part, revient, repart pour finalement nous dire qu’il faut repasser le lendemain. Première déconvenue, premier agacement qui sera suivis de bien d’autres.

(la suite, plus tard).
Par cyril - Publié dans : Divers
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Dimanche 19 juillet 2009
Enfin un peu de temps pour écrire !
La situation de la gauche n’est toujours pas brillante, l’élection européenne l’a même rendu encore plus sombre. (voir ici pour une analyse plus détaillée).
Depuis, que s’est-il passé  sur le front merdiatique? Claude Allègre, qui piaffait d’impatience à l’idée de reprendre du service au gouvernement a été sacrifié sur l’autel du « politiquement écocorrect ».
Rocard, lui, après avoir été nommé obscur ambassadeur chargé des négociations internationales relatives aux pôles arctique et antarctique (sic), vient d’accepter de co-présider avec Juppé la commission chargée de réfléchir à l’utilisation du futur emprunt national (re-sic). Le plus pathétique là-dedans, ce n’est pas qu’un vieux monsieur qui se prétend de gauche accepte un poste dans un gouvernement de droite, non, le plus pathétique là-dedans, c’est les explications qu’il donne pour expliquer son choix. Tellement imbu de lui-même, il pense que son autorité morale, son expérience, sa production d’idées sont tellement lumineuses qu’il est vu comme LE penseur social-démocrate français le mieux à même de représenter ce courant de pensée face à un Alain Juppé revenu par la petite porte dans les combinaisons gouvernementales. Et ce vieux monsieur soliloque sur sa capacité à imposer des choix marqués du sceau social-démocrate dans l’utilisation de l’emprunt Sarkozy. Cela amène quelques réflexions. D’abord de forme : il serait facile de se moquer de la suffisance de l’ancien premier ministre mais je ne résiste tout de même pas à relever cette autosatisfaction. Le visage radieux, rayonnant de Michel Rocard sur le perron de l’Elysée était tellement caricatural qu’il lui a même valu une pique de Bourdin sur RMC. Cette autosatisfaction me semble relever d’une maladie répandue à gauche (à droite aussi) que l’on peut décrire en quelques mots simples : se prendre pour le sauveur suprême. Il devrait se souvenir de la chanson qui proclame justement qu’il n’y a « ni César, ni tribun, ni sauveur suprême » et que les solutions ne peuvent être que collectives. N’est-ce pas Manuel Valls ?

Ensuite, cela fait longtemps que les solutions préconisées par des « socialistes » comme Michel Rocard sont les mêmes que celles de la droite. Sa tribune publiée dans Le Monde, la veille de sa nomination, est en parfaite concordance avec les orientations libérale du gouvernement.
D’ailleurs ce n’est pas d’aujourd’hui que Monsieur Rocard se trouve sur les mêmes positions que les libéraux. Souvenez-vous en 2003, alors que la gauche politique était au fond du trou, la gauche sociale se retrouvait dans la rue pour contester les mesures réactionnaires du gouvernement Raffarin sur les retraites. He bien, ce monsieur déjà vieux sermonnait la gauche qui protestait contre cette réforme et remerciait la droite de faire cette réforme que la gauche, selon lui, aurait été obligé de faire si elle avait été au pouvoir. Et plus près, quand il appelait la candidate « socialiste » à faire alliance avec Bayrou au soir du 1er tour.
Dans sa tribune, Michel Rocard tente de démontrer que la crise valide les analyses sociale-démocrates, sans s’arrêter une seule seconde sur la part de responsabilité des social-démocraties dans cette crise. Réformisme, libéralisation, diminution des ressources de l’Etat, casse des services publics et de la fonction publique, précarisation, soumissions et enfin capitulation devant les thèses libérales : voilà le bilan de la social-démocratie.
Il soumet ses idées pour sortir de la crise en excluant d’emblée une relance par la consommation et préfère se focaliser sur le besoin  d’investissement. En cela, il ne diffère aucunement des propositions de la droite qui elle aussi refuse d’avancer sur la question du pouvoir d’achat, de la consommation, des salaires. Pourtant, c’est une solution qui permettrait de relancer la machine économique et représenterait une mesure de justice pour les travailleurs. Mais le choix des Rocard, Juppé, Sarkozy et consorts est de sauver le système. Pas de le changer, ni de la modifier, même d’améliorer le sort des populations. Sauver le système envers et contre tout. Y compris les peuples.
Alors, les rodomontades de ce vieux monsieur nous expliquant que, lui, va imposer des choix de « gauche » à Sarkozy ne trompe que lui.
Pour finir, j’aimerais finir cette note sur une citation d’Alain Badiou dans son livre : De quoi Sarkozy est-il le nom ?

« Dans un entretien, Sartre dit en substance : « si l’hypothèse communiste n’est pas bonne, si elle n’est pas praticable, alors cela veut dire que l’Humanité n’est pas une chose en soi très différente très différente des fourmis ou des termites ». Que si la concurrence, le « libre-marché », la somation des petites jouissances et les murs qui vous protègent du désir des faibles sont l’alpha et l’oméga de toute existence, collective ou privée, la bête humaine ne vaut pas un clou. »



Par cyril - Publié dans : Actu
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Citations

Le moyen le plus sûr de discréditer une nouvelle idée politique (et pas seulement politique) et de lui nuire, c'est de la défendre en la poussant à l'absurde. En effet, si on la rend « exorbitante », si on l’exagère, si on l'étend au-delà des limites de son application réelle, peut-être poussée à l'absurde, et, dans ces conditions, se change même infailliblement en absurdité. LENINE

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