Vendredi 22 août 2008
Ca y est !!! Demain, c'est le grand départ pour 15 jours de plages, lectures, bronzette, baignades et détente !!!
Je vous retrouve dans 15 jours avec quelques photos !
Et n'oubliez pas, dès le 12 septembre :


par cyril publié dans : Divers
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Mercredi 6 août 2008

Ca y est, c’est les vacances. Enfin, pas tout à fait. C’est au moins la trêve estivale, une période de détente où l’on peut souffler un peu. Les vraies vacances, c’est dans 3 semaines.

Cette période de relâche ne facilite évidemment pas la production de billets pour ce blog même si l’actualité politique n’a pas perdu en intensité. Mise en cause des 35 heures, attaque sur le logement social, réduction des postes d’enseignants et offensive antigrève avec le service minimum, sarkozysation de la Constitution… le gouvernement en a profité jusqu’au dernier moment pour mettre en œuvre sa politique au service des puissances de l’argent.

Mais l’événement qui a retenu mon attention ces derniers jours, c’est la polémique autour de Siné, le dessinateur et polémiste de Charlie Hebdo, et des propos qu’il a tenu sur le fils du président de la République.


Petit rappel des faits :

Siné, dans sa célèbre zone, tance le fils du Président de la République pour son opportunisme. C’est à l’occasion de cet article que Siné a été accusé d’antisémitisme. Je mets l’intégralité de l’extrait incriminé car il n’y a rien de pire que les citations tronquées.

"Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l’UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n’est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit !"

Lors de la sortie de Charlie Hebdo, rien. Pas de hauts cris, ni de manifestations devant le journal, rien. Jusqu’à ce que, quelques jours plus tard, Claude Askolovitch, directeur du Nouvel Obs et juge autoproclamée des valeurs de la « gôche », taxe ces écrits d’ « article antisémite dans un journal qui ne l’est pas ».



Sur ce, Philippe Val, patron de l’hebdo et phare autoproclamé (lui aussi) de la pensée, pétant de trouille devant la possibilité d’un procès, intime l’ordre à Siné de s’excuser ou de prendre la porte. Après quelques péripéties, Siné refuse de s’excuser et de se soumettre.




C’est à partir de ce moment-là que l’ « Affaire Siné » va prendre son envol. Les ayatollahs de la conscience de « gôche », toujours en quête d’une affaire Dreyfus leur permettant de se hisser au niveau d’un Zola, ont pris le relais d’Askolovitch parti en vacances après avoir mis le feu aux poudres. Ces derniers n’ont jamais compris que Zola ne cherchait pas la célébrité ou la gloire mais seulement la justice avec son « J’Accuse ».

Mais face à ces zélateurs de la pensée unique, des personnalités comme Plantu, Gisèle Halimi, Willem ou encore Olivier Besancenot, Gérard Filoche et Clémentine Autain ont pris la défense de Siné face à Val et à sa meute.

Voici une adresse (qui en donnent d'autres) pour de plus amples informations : ici.

 

J’ai signé la pétition de soutien à Siné comme plus de 10 000 personnes. Non pas tant pour Siné lui-même que pour ce qui est en jeu dans cette affaire. L’enjeu est double. Malgré ce que peuvent dire les BHL et consorts, c’est bien la liberté d’expression qui est attaquée par ceux-là même qui prétendent la défendre. C’est en fait leur vision du monde boursouflée de conformisme, leurs valeurs libérales bourgeoises et leurs idées grotesquement bien pensantes qu’ils défendent. C’est aussi avec ces idées-là qu’ils veulent remplacer les idées de partage, de transformation sociale, d’égalité, eux les chantres de la nécessaire modernisation de la gauche !! Car ce sont les mêmes, les Joffrin, les Askolovitch, les BHL, qui déblatèrent à longueur de colonnes et d’antennes complaisamment offertes sur le besoin qu’aurait la gauche à devenir de droite, qui viennent défendre leur pote Val.

Philippe Val c’est celui qui a osé écrire au lendemain du non Irlandais « L’Huma, retrouvant la tradition du pacte germano-soviétique, a titré en gros : "Merci". ». No Comment.

Leur démarche est représentative d’une gôche qui a complètement perdu pied avec son histoire, une gôche qui a renié ses racines, une gauche qui s’est tellement droitisée qu’elle en vient à pratiquer le mimétisme idéologique. Elle a tellement peur d’effrayer le bourgeois (en fait de s’effrayer elle-même) qu’elle combat avec la plus grande virulence tout ce qui sort du politiquement correct, du politiquement convenu, du bipartisme stable et rassurant. Il est clair que ces agitateurs bien pensants, ces philosophes rances, ces éditorialistes nombrilistes ne peuvent mener les batailles qui devraient être celles de la gauche contre la casse sociale du gouvernement puisqu’ils sont d’accord avec cette politique, ceux qui se réclament social et libéral

La vraie bataille autour de l’affaire Siné est bien là, entre la gauche de renoncement, celle qui s’est vendue à l’ordre établi et une gauche de conviction, prête à bousculer l’ordre immuable des choses.

Et c’est bien pour cela que la signature de Jean-Claude Gayssot au bas d’une pétition soutenant Val me déçoit profondément. Le nom de celui qui fût l’initiateur d’une loi visant à réprimer ceux qui attentent à la mémoire des victimes de la shoah vient cautionner cette affaire nauséabonde.

Comme le dit Jean-Marie Laclavetine : « Nous avons besoin des outrances de Siné ». Oui, nous avons besoin de ces anars chiants et gueulards, jamais d’accord et toujours opposés à tout. Ils nous obligent à nous réinterroger sans cesse.

Siné n’est pas antisémite.

Siné n’aime pas les cons.

Siné est un anar.  

Vive Siné !

 


 

par cyril publié dans : Humeurs
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Lundi 28 juillet 2008

Un appel de Cyril CINEUX, secrétaire départemental du PCF

Depuis sa création, notre quotidien a continuellement fait appel au soutien populaire, y compris durant les périodes les plus noires de son histoire. Ainsi, les ressources nécessaires ont toujours pu être mobilisées, grâce à un élan militant et populaire qui ne s’est jamais démenti au fil du siècle écoulé. C’est sans doute ce qui explique l’audience de « L’Huma » et l’attachement dont il fait l’objet de la part de nos concitoyens, et cela bien au-delà des convictions philosophiques et politiques des uns et des autres.

Mais plus encore que par le passé, sa situation présente est périlleuse. En effet, l’immeuble qui abritait le journal a du être vendu afin d’augmenter les fonds propres nécessaires à la poursuite de sa parution. Or, l’acquéreur, avec lequel un compromis de vente avait été trouvé, n’a pas, jusqu’à aujourd’hui, tenu ses engagements. Cette situation s’ajoute aux frais engagés pour emménager dans de nouveaux locaux, mais aussi aux difficultés récurrentes qui accablent l’ensemble de la presse écrite (coûts de production et de distribution en hausse importante) et auxquelles « L’Humanité » n’échappe pas.

Dans ces conditions, nous faisons le choix audacieux de nous adresser à l’ensemble des progressistes. C’est pourquoi, nous vous sollicitons afin que vous puissiez, si vous le souhaitez, apporter votre soutien pour que vive « L’Humanité ». Ce soutien peut se matérialiser de deux façons : soit sous la forme d’un don, soit sous la forme d’un prêt qui vous sera restitué dès que la trésorerie du journal aura encaissé les produits de la vente de son immeuble.

Dans cette période incertaine, aider « l’Humanité », c’est affirmer son attachement aux valeurs défendues par Jean Jaurès. C’est aussi préserver un outil déterminant pour animer le débat public sur les sujets d’actualité les plus brûlants qui engagent l’avenir de notre société. Est-il nécessaire de rappeler, pour ne citer que l’actualité la plus récente, l’engagement qui fut celui du journal contre la guerre en Irak en 2003 ou encore dans la bataille des idées durant la campagne référendaire en 2005 ?

Aider « l’Humanité », c’est aussi appuyer son engagement actuel contre l’ensemble des réformes qui détruisent le modèle social et démocratique français (remise en cause des 35 heures, réforme constitutionnelle…).

Enfin, aider « l’Humanité », c’est se donner les moyens de lutter contre le « formatage des esprits » et la domination de la pensée unique. C’est remettre, sans cesse, nos convictions à l’épreuve du débat avec cet objectif qui nous est commun : construire un monde meilleur.

URGENCE ! L’avenir de « l’Humanité » est entre vos mains

 

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par cyril publié dans : L'Huma
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Lundi 21 juillet 2008
Pas trop le temps de commenter ce lamentable épisode. Je renvoie à un billet que j'avais déjà fait sur Lang.
Il est toujours d'actualité : Débauchages et conséquences
par cyril publié dans : Débat à gauche
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Samedi 19 juillet 2008
En feuilletant un numéro de VSD (du 2 au 8 juillet), je suis tombé sur une interview d’Yves Cochet, député Vert de Paris. Elle vaut son pesant de cacahouètes.

Le titre de cette note est tiré de cette interview et le reste est du même tonneau. Elle montre le mépris et le cynisme du personnage envers les catégories populaires qui subissent le plus durement la flambée des prix du pétrole.

Yves Cochet nous prédit dans cette interview la fin du pétrole - ce qui n’est pas très difficile – pour s’en réjouir et nous annoncer un changement de société. Rien que ça !

Ce changement de société va se faire dans la souffrance mais moins pour le parisien qui prend déjà les transports en commun nous dit Cochet que le banlieusard qui prend sa voiture tous les jours. Et pour les provinciaux ? Ben… rien ! En dehors de Paris et de sa banlieue, il n’existe rien. Nous allons donc être très nombreux à souffrir de ce changement de société puisque nous sommes très nombreux, certainement même majoritaire, à utiliser notre voiture pour nous rendre sur notre lieu de travail. Que peut-on faire selon Cochet ? Ben… rien ! C’est comme ça ?!

Ah, pardon, si. Cochet fait quelques propositions, non pas pour rendre ce changement de société plus supportable mais au contraire pour le rendre plus … dur ! Première proposition : baisse de la vitesse de 130 à 100 km/h sur les autoroutes. Vieux leitmotiv des bobos écolos … La méthode est d’ailleurs similaire à la droite, c’est-à-dire faire supporter par le plus grand nombre les conséquences des choix politiques et économiques faits par d’autres.

Sans sourciller, Cochet nous dit qu’il va falloir réduire notre consommation de viande puisque « un kilo de bifteck consomme l’équivalent de 7 litres de pétrole ». Non seulement cette déclaration est abjecte quand on sait qu’une partie de plus en plus grande de Français est déjà privée de viande faute d’avoir les moyens nécessaires pour en acheter mais surtout quand on connaît le nombre de gens (800 millions) qui souffrent de la faim dans le monde.

Le bobo écolo égoïste parisien dans toute sa splendeur !!!

Il aurait pu s’arrêter là, mais non, il continue, dans le cynisme le plus total puisque c’est ensuite sur les vacances que les Français devront se restreindre: « les Français iront Moins à Marrakech et à Djerba (…) mais aller voir mamie en Normandie, ce n’est pas si mal ». Cochet ne sait pas non plus que c’est près d’un français sur 2 qui ne part pas en vacances, ni à Marrakech, ni à Djerba, ni même chez mamie en Normandie.

Voilà le changement de société que nous propose le député de Paris : un changement qui appauvrira encore les plus pauvres mais qui épargnera bien évidemment les plus fortunés.

C’est le discours d’un bourgeois ! Pas d’un homme de gauche !!

Car, même si l’on peut partager le constat de Cochet sur la fin du pétrole et sur la nécessité de changer de société (nécessité dictée par une multitude d’autres impératifs), on ne peut que s’affliger de la fatalité avec laquelle il invite les Français(e)s à accepter ce changement de société.

Un changement de société est bien évidemment nécessaire mais il doit se faire pour une société meilleure, pour une société libérée de l’exploitation, une société de justice, une société solidaire, une société post-capitaliste. C’est en s’attaquant au règne du profit, de l’argent-roi que nous pourrons construire une société où l’Homme n’est plus la variable d’ajustement des profits capitalistes mais l’élément central de la société et de son avenir.

 

Monsieur Cochet, inutile de vous dire que je ne vous aime pas.

Pas plus que je n’aime ces bobos écolos intégristes qui pratiquent le terrorisme intellectuel pour faire de chaque automobiliste, de chaque consommateur,  de chaque bon vivant (voir de chaque « vivant ») un assassin de la planète en puissance alors même qu’ils ne s’attaquent pas au système lui-même, système intrinsèquement consommateur de vies et pollueur d’espaces.

Les jeunes cons gauchos de 1968 font

les vieux cons bobos de 2008.

 

par cyril publié dans : Humeurs
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Jeudi 10 juillet 2008
Voici le texte de la conférence de presse qu'ont tenu conjointement les secrétaire des fédérations du PCF de l'Allier et du Puy-de-Dôme avec la présence d'André Chassaigne sur la prochaine réforme des institutions.


 

Ce qui vient de se passer en Irlande, le NON démocratique par le peuple irlandais au Traité de Lisbonne, ce qui se passe en Europe, le refus obstiné des dirigeants européens, M. Sarkozy en tête, d’accepter le verdict démocratique des peuples européens, le NON irlandais s’ajoutant au NON français et hollandais, tout cela est très révélateur de la crise profonde de nos institutions du fossé qui se creuse de plus en plus entre les citoyens, les peuples et leurs représentants. En France, un an après l’élection présidentielle, 71 % des Français estiment que les politiques ne se préoccupent pas de leur opinion. Et l’abstention a connu un niveau record aux élections municipales et cantonales, en particulier dans les agglomérations urbaines, là où se concentre la majorité des populations.

 

Et c’est dans ce contexte-là que M Sarkozy veut changer la Constitution française pour assujettir encore plus nos institutions à un exercice personnel, hyper présidentialiste, n’ayons pas peur d’utiliser le mot : autoritaire, du pouvoir politique à mille lieues des attentes démocratiques modernes de nos concitoyens.

 

Ce projet entérine la dérive de nos institutions vers le présidentialisme, dérive provoquée par l’élection du Président de la République au suffrage universel et aggravée par le quinquennat et l’inversion du calendrier électoral plaçant l’élection présidentielle avant les législatives.

 

La personnalisation, voire la Peopelisation  de cette élection qui est devenue dans beaucoup de têtes l’élection « suprême » de notre démocratie, sert aujourd’hui à Nicolas Sarkozy pour justifier et pour imposer les reculs sociaux, démocratiques, l’aggravation de la vie de notre peuple et des territoires.

 

Le bipartisme qui n’est autre que l’institution d’un parti unique avec alternance possible, est renforcé.

 

Le gouvernement  affirme donner plus de droits au Parlement : c’est faux !

 

Il prétend partager l’ordre du jour. Jugez vous-mêmes : sur 1 mois : 2 semaines pour le gouvernement, 1 semaine pour le Parlement, dont 1 jour pour l’opposition.

 

La réforme prévoit de réduire le temps de débat public en séance plénière au profit du travail en Commission. C’est la remise en cause d’un droit fondamental du Parlement, le droit d’amendement, puisque le fait majoritaire s’imposera dès la commission.

 

La conférence des Présidents pourra restreindre les débats et « limiter » le droit d’amendement, c’est écrit dans le texte. Cette réforme veut aligner le fonctionnement de notre Parlement sur celui du Parlement européen, connue pour son opacité et la pratique délétère du lobbying.

 

De proportionnelle, il n’est plus question. Quant à l’intervention des citoyens, elle est inexistante. Les députés ont réintroduit le référendum d’initiative populaire du comité Balladur, mais en le vidant de son contenu ; l’initiative n’est plus citoyenne, mais parlementaire et les conditions sont restrictives.

 

Cette réforme institutionnelle, parce qu’elle vise à entériner et aggraver une pratique autoritaire et personnelle à l’exercice du pouvoir, est une lourde menace contre la démocratie. Toute la gauche doit se rassembler et s’y opposer. Arithmétiquement, la gauche a la possibilité de bloquer ce projet au Congrès de Versailles. Ce serait une grave faute de laisser passer ce projet et ce serait un cadeau inespéré à Sarkozy.

 

Le PCF a décidé d’engager une campagne, non seulement pour mettre en échec la réforme Sarkozy, mais aussi pour proposer, mettre en débat avec les citoyens, un projet alternatif pour une nouvelle République, une République démocratique, une république sociale, une République participative.

 

Dans tout le pays, les militants communistes et leurs élus vont aller à la rencontre de nos concitoyens, avec ce document qui présente les propositions du PCF, pour recueillir leurs réflexions et leurs propositions.

 

Aussi, sur notre région, nous allons faire connaître ces propositions auprès des organisations, de celles et ceux qui sont intéressés. Nous allons les inviter à faire part de leurs propres propositions et, dans chaque département, pourraient se tenir des rencontres entre octobre 2008 et mars 2009. Ce travail collectif débouchera sur des assises nationales au printemps 2009 où le PCF présentera son projet pour une nouvelle République, co-élaboré avec les citoyens.

 

Avec ce projet, nous proposons de renouveler notre système politique et institutionnel, d’instaurer une démocratie moderne, un système fondé à la fois sur une revalorisation du rôle et de la place des élus, un régime parlementaire démocratisé et modernisé et sur une place et un rôle nouveaux accordés aux citoyens. Ce que nous proposons c’est un véritable partage des pouvoirs entre notre peuple et ses élus, qui doit s’accompagner d’un partage des savoirs et d’un partage des avoirs financiers, une nouvelle redistribution des richesses.

 

J’insiste sur la notion de partage des pouvoirs : ce n’est ni de la seule démocratie directe qui serait démagogique, ni un simple contre-pouvoir qui serait inefficace.

 

La nouvelle République reposerait donc sur 3 piliers :

 

-          une démocratisation de la démocratie représentative ;

-          un développement de la démocratie sociale ;

-          l’institution d’une démocratie participative.

 

Avec le scrutin majoritaire, le Parlement n’est pas représentatif de la société française. Jugez vous-mêmes :

 

-          moyenne d’âge : 60 ans

-          nombre de femmes : 18 %

-          nombre d’ouvriers : 1 %

-          métissage : zéro pointé

 

·         Nous proposons d’instituer la proportionnelle à toutes les élections, de rendre obligatoire la parité, de limiter le cumul des mandats, de donner le droit de vote et d’éligibilité aux résidents étrangers, de créer un statut de l’élu, d’accorder la primauté du Parlement sur l’exécutif, de mettre en débat l’élection du Président de la République au suffrage universel, de conduire, avec les élus locaux une réforme de la décentralisation dans un souci d’égalité des territoires, de réformer le Conseil supérieur de la magistrature, de garantir l’exercice du droit à une information pluraliste.

 

·         Nous proposons de développer la démocratie sociale ; sans démocratie sociale notre République serait bancale. Cela implique de développer les droits individuels des salariés garantis collectivement, les droits à l’information, à la transparence et à la participation aux décisions, de responsabiliser socialement les entreprises, de garantir le droit aux négociations des syndicats représentatifs, de garantir des droits sociaux identiques aux salariés dans les petites comme dans les grandes entreprises, de réformer le Conseil économique et social en modifiant sa composition et en lui ajoutant un rôle d’impulsion de la démocratie sociale dans les lieux de travail.

 

·         Nous proposerons d’instituer une démocratie participative : c’est la principale novation de notre projet. Elle est fondamentale. Elle vise à favoriser l’irruption des citoyens dans les institutions dans un partenariat avec les élus, en amont et en avant des décisions prises par les élus en assemblée. C’est une co-élaboration élus/citoyens en amont et une appropriation commune dans la mise en œuvre, en aval des décisions et ce, à tous les étages institutionnels, du local au mondial.

 

Un certain nombre de collectivités ont expérimenté de nouvelles pratiques participatives qui prouvent leur efficacité et qui répondent à l’attente exprimée par les citoyens d’être écoutés, entendus, de pouvoir dialoguer, participer aux décisions.

 

André Chassaigne peut en parler dans son expérience de parlementaire sur sa circonscription.

 

C’est le cas aussi de la volonté de la nouvelle majorité départementale dans l’Allier qui, dès la rentrée, donne rendez-vous aux habitants du département pour des Assises cantonales et départementales.

 

Nous proposons donc de faire de la démocratie participative, c’est-à-dire de la participation des citoyens aux décisions, du local au mondial, un principe fondamental inscrit dans la Constitution.

 

De ce principe découleraient des lois qui le feront vivre dans toutes les institutions, avec des espaces, des outils, des moyens, de la formation pour favoriser cette participation dans des formes diversifiées, laissant place à l’expérimentation et notamment à travers des budgets participatifs.

 

Le droit au référendum sera reconnu, avec un droit de saisine citoyenne, localement, nationalement et aussi au plan européen de manière obligatoire pour toute évolution significative de la construction européenne.

 

Il sera institué un droit citoyen à l’élaboration des lois : le Sénat sera transformé en Assemblée citoyenne, à côté de l’Assemblée Nationale. Elle aura une triple mission :

 

-          en direction des citoyens organisés (syndicats, associations, partis) elle pourra soumettre pour avis certains projets de lois avant leur adoption par l’Assemblée Nationale ;

 

-          en direction des citoyens non organisés, elle traitera et contrôlera le droit à l’initiative législative citoyenne, c’est-à-dire la possibilité pour 10 % des citoyens d’obtenir, par voie de pétition le dépôt d’un projet de loi ;

 

-          en direction des élus locaux, elle leur soumettra, pour avis, les projets de loi concernant les collectivités locales et traitera de ceux proposés par les élus locaux qui disposeront eux aussi d’une possibilité d’initiative législative.

 

Cette Assemblée citoyenne ne votera pas les lois, c’est la prérogative exclusive de l’Assemblée Nationale, mais elle serait un puissant levier d’impulsion d’une démocratie participative à l’échelle nationale.

 

Voilà une série de propositions novatrices qui, il nous semble, méritent d’être connues et d’être versées au débat pour fonder une nouvelle république.

par cyril publié dans : Actu
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Mardi 1 juillet 2008
Je reprends ce compte rendu sur le site de la fédération du PCF 63

La réunion publique organisée sur ce thème à Beaumont le 27 juin a rassemblé près de 400 personnes. Dès l’allocution de bienvenue de l’adjointe communiste, Christine Thomas, le problème essentiel est posé : « porter un projet ambitieux, social et démocratique ». Se succèdent ensuite à la tribune militants, syndicalistes, élus locaux, qui, chacun dans son secteur, vont témoigner de la nécessité impérieuse d’utiliser l’argent autrement, c'est-à-dire au service de l’homme.

 

Serge, fondateur du Modef en Auvergne et élu municipal d’une commune rurale, dresse un tableau édifiant de l’échec de la politique agricole en France et en Europe. Un agriculteur sur deux a des revenus inférieurs au Smig, 40% se trouvent au seuil de pauvreté. La situation des réserves alimentaires est critique, la production se délocalise vers les terres agricoles les plus favorisées. Et quand le lait reste payé aux paysans aux cours de 1995, Danone augmente ses prix de vente de 37%...

 

C’est alors au tour de Jean-Louis, évoquant l’empire Michelin, de montrer comment les  stratégies patronales et l’ultralibéralisme menacent fortement le potentiel industriel. Déstructuration, ravages de la mondialisation, pression de la grande   transnationale sur les ouvriers font disparaître des pans entiers de l’industrie clermontoise. Les charges d’exploitation sont  réduites via des externalisations à tout vent. D’ici à 2010 près de 5 000 départs en retraite ne seront pas remplacés et la disparition des ouvriers et « collaborateurs » supprimera dans les 25 ans à venir les deux tiers des 12 000 employés restant à Clermont.

 

Laetitia, jeune professeur des écoles, intervient sur les multiples attaques contre le service public d’éducation et ses personnels. Elle montre comment le service minimal d’accueil représente une atteinte au droit de grève. Ce ne sont sûrement pas les fermetures de classes, les effectifs en hausse, le gavage des élèves en difficulté sous prétexte de soutien, qui vont porter remède à l’échec scolaire. D’autres choix sont possibles pour éviter le démantèlement et la fuite en avant  vers la privatisation.

 





 


Pierre, enfin, cheminot, complète ce tableau d’une réalité où personne (sauf la classe possédante !) n’est épargné. Sur Clermont 1 000 départs en retraite de la SNCF ne seront pas remplacés. Le réseau ferré Auvergnat est très dégradé, la logique du profit immédiat incompatible avec le long terme demandé par une politique cohérente des transports. Alors que l’on transforme les usagers en consommateurs, il faut engager le rapport de force et faire valoir d’autre choix vers une organisation plus équilibrée, plus juste, plus sociale.  

 

            Après ces témoignages viennent les interventions des trois « animateurs »   de la soirée : Christian Sinsard, André Chassaigne et Francis Wurtz.

 

Nouveau Maire communiste d’Aubière, Christian n’intervient pas sur sa longue expérience militante mais au contraire sur son vécu récent. Il s’emploie à démonter comment avec la démocratie de proximité on peut faire évoluer la situation, comment les liens étroits avec la société civile sont les fondements du « vrai » militantisme. Fruit d’une longue et patiente préparation, son mandat qui vient de lui être donné est l’occasion de montrer qu’il appartient aux élus communistes de faire comprendre qu’on peut utiliser l’argent autrement. Quelques mois à la tête de la Mairie ont suffi à le convaincre qu’externaliser les services municipaux précarise l’emploi : « il est insupportable de faire gérer une Mairie comme une entreprise ». Il insiste sur les conditions difficiles dans lesquelles s’exerce son action. Que les rapports avec le PS sont durs !...Et Christian termine sur le sens de son combat : construire un avenir « possiblement meilleur »

 

« Dédé » Chassaigne, avec maîtrise et  véhémence, effectue une synthèse des interventions précédentes : la bourse règne face à un quotidien d’inquiétudes et de souffrances.  Contre la démarche qui consiste à aligner le taux du crédit sur la famine mondiale,  il faut faire admettre que le produit alimentaire, nourrissant la planète, n’est pas un produit comme les autres. Chez Michelin on voit la recherche du profit maximal se faire au détriment de tout un territoire. Cette situation exige de faire remonter des réponses à la question  d’une autre utilisation de l’argent. Celles-ci se situent dans la démocratie à l’entreprise, la taxation des revenus financiers, la réorientation du crédit, la création d’un pôle public de banque. En étant très attentifs aux PME, il nous appartient de créer de la richesse dans nos communes. L’assèchement des services publics mis en évidence dans le secteur de l’éducation a un contenu idéologique : l’individu sortant de l’école ne doit pas pouvoir exercer un regard critique mais n’être qu’un pion servant la bourse. Quant à la politique des transports, elle est en opposition totale au Grenelle de l’environnement.

Alors, la bourse ou la vie ? La situation présente n’est pas inéluctable, il nous faut mener la bataille à tous les niveaux.

 

Représentant le groupe communiste au parlement européen et bien au-delà la gauche européenne, Francis rappelle la richesse irremplaçable de notre patrimoine, fait d’expériences vécues et de finesse d’analyse. Pour ceux qui ont actuellement en mains le destin de l’Europe, tout va bien ! S’ils ne parviennent pas à mobiliser en faveur d’un soutien à leur politique, ce n’est qu’un problème de communication. Pourtant les directives se multiplient contre l’avis des intéressés. L’opposition à cette démarche grandit et s’exprime ouvertement chez les jeunes.

Avec un témoignage qui apporte comme une bouffée d’oxygène, Francis expose ce que sont pour lui les raisons d’être de l’UE : se donner les moyens de porter un modèle social avancé, faire émerger d’autres règles dans les relations internationales, mobiliser les peuples de façon que la construction européenne ne soit pas réservée à une élite.

 

D’intenses batailles nous attendent pour le changement. Elles devraient retrouver la tonicité de la campagne du referendum de 2005.   

  

par cyril publié dans : Actu
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Mercredi 25 juin 2008
par cyril publié dans : Actu
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Mercredi 18 juin 2008

Au Conseil Municipal de Clermont-Ferrand du 13 juin, Cyril CINEUX, président du groupe, est intervenu sur le changement de statuts de Clermont Communauté. Après ses collègues du groupe communiste de Clermont-Co à l’occasion d’une conférence de presse , Cyril CINEUX est revenu sur la nécessité de mettre en place « un exécutif politique représentant la majorité politique de l’Assemblée ». Cette exigence, réclamée depuis plusieurs années par les élus communistes de l’agglomération, se fait de plus en plus pressante compte tenu du désengagement de l’Etat. Il a rappelé « la responsabilité évidente de la très grande majorité des collectivités dirigée par des équipes de gauche dans la bataille politique à mener ». Faisant état de la disponibilité des élus communistes pour mener cette bataille, Cyril CINEUX a réaffirmé l’exigence de faire toute leur place aux élus communistes au sein du futur exécutif.

Les élus communistes ont également fait adopter un vœu condamnant l’utilisation du fichier base élèves (ci-dessous). Ils ont également proposé que le Conseil Municipal apporte son soutien aux postiers en grève. Le matin même, Jacques LANOIR et Cyril CINEUX s’étaient rendus auprès des facteurs de Croix de Neyrat pour apporter leur appui aux grévistes. Mais les socialistes ont refusé de mettre aux voix ce vœu, arguant du fait qu’il était arrivé hors délai. A la mairie de Clermont, l’actualité politique et sociale ne doit pas déranger la routine bureaucratique. Alain Laffont, leader agité et comédien de « l’opposition de gauche » qui avait proposé aux élus communistes de s’associer à ce vœu s’était mystérieusement éclipsé au moment où celui-ci était mis en débat.

Pour les mêmes raisons bureaucratiques, Patricia AUCOUTURIER (de retour de manif pour protester contre la venue de Bush et l’intervention militaire en Afghanistan) n’a pu présenter un vœu condamnant la poursuite de l’intervention armée en Afghanistan et l’envoi de troupes supplémentaires dans ce pays.


 

 

En 2004, le Ministère de l’Education Nationale a décidé de mettre en place, d’abord sous forme expérimentale, dans quelques départements, un nouveau système relatif aux données concernant les élèves des écoles maternelles et élémentaires : le fichier base-élèves. Pour chaque élève, les directeurs d’école devaient indiquer notamment les redoublements, les aides diverses (RASED), la date d’arrivée en France, la nationalité, la langue et culture d’origine, etc…

 Le gouvernement entend généraliser ce système dans les mois qui viennent sans débat démocratique. A terme, tous les enfants devraient être « fichés » dès leur entrée à l’école et durant toute leur scolarité. Ce fichage centralisé a été présenté comme un simple outil de gestion et n’a fait l’objet d’aucun débat public.

 Malgré la suppression de toute référence à la nationalité, nous considérons toujours ce fichage comme une atteinte aux libertés.

Non convaincus du bien-fondé pédagogique de ce fichier, inquiets de voir des données nominatives sortir de l’école via internet, nous nous étonnons qu’une telle machine soit présentée comme inoffensive par l’Education Nationale alors qu’elle représente un risque majeur de fichage des enfants et de leur famille.

 Comment ne pas s’interroger sur les utilisations qui seront faites demain de telles bases de données ?

L'inspection Académique aura accès à toutes les données concernant les familles d'enfants scolarisées. En particulier la date d'arrivée en France, l'adresse... Plus la peine pour la police d'attendre les parents sans papiers devant les écoles, le Ministre de l’Immigration, Monsieur Brice HORTETEUX, n’aura plus qu’à demander à l'Inspection Académique de lui  fournir directement les adresses des familles « suspectes ».

 Lors de son congrès national qui a eu lieu à Epinal les 10,11 et 12 mai dernier, la FCPE a présenté une motion demandant l’arrêt de la mise en oeuvre de Base-élèves. Plusieurs organisations syndicales de l’Education Nationale se sont élevées contre ce fichier.

 Par conséquent, constatant que la mise en place de Base élèves ne garantit ni le respect de la vie privée des familles, ni le droit à la protection des données individuelles et n’apporte rien à la réussite des élèves,

 Le Conseil Municipal, après en avoir délibéré :

Décide de voter contre l’utilisation du fichier Base élèves du premier degré,

Demande que son application soit arrêtée.

par cyril publié dans : Clermont-Ferrand
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Mardi 17 juin 2008
J'avais juste envie de dire que Sarko et moi, nous n'étions pas du même monde.



par cyril publié dans : Sarko
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Citations

"Un étranger, c'est un ami que l'on a pas encore rencontré"
Dicton Irlandais.

 





 

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