Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 21:35

 Avant de m'expliquer, il faut un tout petit peu d’histoire (allez courage).

Clermont-Ferrand capitale de l’Auvergne, 142 402 habitants est officiellement la 24e commune de France.
Née de l'union de deux anciennes villes, Clairmont et Montferrand. Cette union a été imposée par Louis XIII en 1630
Depuis des décennies et sous couvert du leg d’un obscure aristocrate Montferrandais, (d’un autre siècle), donation qui risquerait de cesser si l’on n’organisait plus l’événement, la mairie de Clermont-Ferrand organise chaque mois de mai, la célèbre fête de la rosière dans le quartier de Montferrand.
Qu'est-ce qu'une rosière ?
Et bien, c’est une jeune fille  récompensée pour sa réputation vertueuse (sic), le terme jeune fille s’entend évidement au sens de jeune vierge, la « demoiselle » dans toute son horreur.
Instituée, selon la légende, par saint Médard à la fin du Ve siècle, la fête de la Rosière consiste en la remise d'une couronne de roses (d'où le nom) à la jeune fille dont la conduite irréprochable, la vertu, la piété et la modestie avaient marqué le village.
L’idée était de lui constituer une dot et de la marier parce que tout de même arrivée à un certain âge il n’est pas très sain de rester seule.


Pour ce qui est de  la fête Montferrandaise,  la rosière est habillée avec une robe qui ressemble étrangement à une robe de mariée, une couronne et une écharpe exactement comme celle des miss et elle est promenée dans toute la ville. Elle reçoit pleins de jolis cadeaux qui permettent à la jeune fille de devenir une parfaite petite ménagère.


Cette célébration est donc l'occasion d'une fête populaire où musique et danse animent le quartier.


Maintenant que le décor est planté, voici la suite de l'histoire, de mon histoire.

 

Depuis longtemps, grâce à ma féministe d'épouse, je considérais cette fête comme quelque peu anachronique et célébrant des valeurs qui ne correspondait plus en rien ni à notre siècle, ni à nos engagements.


Mais puisque ces fêtes de la Rosière sont organisées par la Municipalité, il y faut le Maire ou un-e représentant-e à qui il est  demandé de promener la  « demoiselle » à travers le quartier avec à la clé serrages de mains, sourire de l’élue, rencontres nombreuses avec la population. Le ou la conseiller-e municipal-e qui trottine au coté de la belle a cette chance unique de pouvoir rencontrer à peu près tous les administrés du coin et le coin, c’est Montferrand partie de la 1 ère circonscription du Puy de dôme.


Cette année, c'est à moi, candidat PCF-Front de gauche aux élections législatives, que l'on a proposé de venir faire l'accompagnateur de la rosière. Celui qui sert les paluches, qui voit tout le monde et qui est, surtout vu, par tout le monde. Quelle aubaine en pleine campagne électorale surtout que les élu-e-s communistes ne sont pas celles et ceux qui sont les plus habitué-e-s des estrades municipales.

 

femnismecommunisme


Oui mais... car il y a un mais. Mais accompagner la rosière, c'est cautionner ce mode de désignation, c'est donc cautionner cette perpétuation de l'idée que la femme doit être "méritante" et "vertueuse" au regard des hommes. Bien sûr, depuis l'époque de St-Médard, le choix ne se fait plus de la même façon. Oui, le choix a évolué. Mais il perpétue cette idée odieuse que la femme devrait être choisie par l'homme, il perpétue cette idée insupportable que la femme et l'homme ne serait pas égaux dans la vie et par conséquence et extension que ne pas avoir les mêmes droits est presque "naturel".


J'ai donc refusé d'être l'élu-promeneur de rosière pour ne pas cautionner tout ce qui est à l'opposé des valeurs que je défends. On ne peut pas se prétendre féministe et mettre entre parenthèses ce combat… même si cela doit (peut-être) me priver de la possibilité de faire campagne à peu de frais.


Certains me diront (et me l'ont déjà dit) que les temps ont changé, que la rosière n'est plus choisie en fonction des mêmes motivations, que c'est la fête populaire qui compte et qu'il ne faut pas tout ramener aux symboles. Peut-être. Mais à force de ne plus faire attention, de ne plus réagir, de ne plus s'opposer, on laisse l'égalité femme-homme reculer.


Il n'y a donc pas de petits combats, toutes les luttes font partie d'un vaste ensemble et je suis fier de dire aujourd'hui que je ne participerai pas à la célébration de la rosière parce que je suis féministe.

 

féminisme

 

 

Les responsables d’osez le féminisme 63 viennent  de réagir à cette  « fête » voici ce qu’elles écrivent en conclusion de leur article à propos des Rosières. Je partage intégralement.

"C'est l'occasion de faire la fête, nous répond-on. Mais la fête est toujours associée à la tradition. Pourtant, il s'agit, encore une fois, de contrôler la sexualité des femmes et de les cantonner à un rôle d'épouse soumise et de bonne reproductrice docile et travailleuse.
Ce couronnement de la « Rosière » regroupe, à lui seul, tous les clichés sexistes, réactionnaires et ringards sur les jeunes filles « à marier », qui rêvent du prince charmant. Difficile de ne pas dénoncer ce sexisme ordinaire, banalisé.
Il y a encore du chemin à parcourir mais il n'y a pas de petit combat contre le patriarcat.
Alors Mesdames, Messieurs les élu-e-s, maintenant que vous en connaissez la symbolique, s'il-vous-plait, découronnez les Rosières, et osez le féminisme !"
Osez le Féminisme 63 !

Par cyril - Publié dans : Elections Législatives
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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 11:39

Je publie ici mon intervention lors du meeting départemental des candidat-es du Front de Gauche à la Maison du Peuple le 22 mai.

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Cher-e-s ami-e-s, cher-e-s camarades,

 

Le 22 janvier dernier nous étions déjà réunis ici dans cette maison du Peuple pour lancer les campagnes des élections présidentielle et législatives. Notre volonté était de mener les deux campagnes de front pour combattre l'ultra-personnalisation et dépasser les cadres de la Vème République. Sur notre département, avec près de 14% des voix lors du premier tour de l’élection présidentielle, le Front de gauche s’installe comme une force incontournable dans le paysage politique. Nous avons pu, avec notre candidat, rendre possible l'idée que la rigueur et l’austérité n’étaient pas des fatalités.

 

Et bien maintenant, après la défaite et le départ tant attendu de Nicolas Sarkozy, nous allons continuer. Et nous l'affirmons : rien ne sera possible sans un Front de gauche puissant. Car si la gauche a gagné, c'est grâce au Front de gauche, grâce à la formidable campagne que nous avons mené et aux propositions que nous avons défendus. Ces propositions, ce projet, c’est l’Humain d’abord.


L’Humain d’abord, c’est remettre le monde à l’endroit en partant des besoins et des aspirations des peuples. L’Humain d’abord c’est avant tout une évidence, une nécessité et un projet politique pour ouvrir d’autres perspectives.

"La question sociale reste. Elle est terrible, mais elle est simple, c'est la question de ceux qui ont et de ceux qui n'ont pas !" Voilà ce que disait Victor Hugo dont nous fêtons aujourd'hui le 127° anniversaire de sa mort.

 

Oui, la question sociale reste, elle est toujours là, c'est pourquoi nous voulons que la gauche réussisse, qu'elle change et améliore la vie des Françaises et des Français. Mais pour que la gauche réussisse, il n’y a pas le choix. Il faut affronter pied à pied la finance et ses logiques. Il faut choisir entre les peuples et la finance.

La commission européenne, le bras armé des marchés financiers, exige toujours plus de privatisations, toujours plus de déréglementation et toujours plus de casse des droits des salariés.

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Il semble que le Président de la République veuille rajouter un pacte de croissance au pacte de discipline budgétaire. Mais l'austérité ne rime pas avec croissance ! Marier l'austérité et la croissance, c'est comme mettre un bloc de glace de croissance dans un four d'austérité. D'après vous, qui gagne ?

 

Nous allons dire au nouveau gouvernement : Attention à ne pas tomber dans la "real politique", cette réalité que l'on convoque pour cacher son impuissance ou sa lâcheté.  "Le réalisme, qui accepte tout et laisse tout faire, nous sépare toujours de la réalité première qu'est l'action. Pour être réaliste, il ne faut pas capituler devant le réel. Il est nécessaire de respecter la réalité, mais jamais de s'agenouiller devant elle." Voilà une mise en garde d'Edgar Morin que le gouvernement ferait bien de retenir.

 

Si François Hollande veut réellement réussir le changement, il faut battre les idées  de la chancelière allemande.


Le pacte de discipline budgétaire doit être purement et simplement démonté pour laisser place à une véritable refondation de l’Europe.


Il faut mettre fin à l’indépendance grotesque de cette BCE qui impose la rigueur partout en Europe. C’est en réorientant l’argent de la BCE et des banques vers l’Humain, vers l’emploi, vers la recherche, vers les services publics que notre continent sortira enfin de la crise. Quand on pense qu’aujourd’hui la BCE prête aux banques privées à des taux de 1% pour que celles-ci re-prêtent aux Etats à des taux qui peuvent aller jusqu'à 20% pour la Grèce, on se dit que ce système qui n'enrichit qu’une poignée de privilégiés marche sur la tête. Il est temps d’avoir une nouvelle politique du crédit basée sur la création de richesses réelles, sur la qualification et l’emploi, sur la formation pour les salariés, sur la recherche et le développement…

 

Cher-e-s amis, cher-e-s camarades,

Il n’y aura pas de relance possible sans s’en prendre à la finance. Il n’y aura pas de relance sans une augmentation des salaires et des pensions. Il n’y aura pas de relance sans étendre et créer de nouveaux pouvoirs pour les salariés dans les entreprises. Il n’y aura pas de relance sans des investissements publics massifs dans l’éducation, la santé, les transports, la recherche…

 

La Grèce constitue l'exemple le plus frappant de ce saccage social et d'étranglement de tout un peuple. Depuis plus de deux ans, ce pays est mis au ban des accusés et cumule pas moins de 9 plans d’austérité.

Et dire que les partisans du TCE nous promettaient en 2005 une Europe de la solidarité qui ne laisserait personne sur le bord de la route.

520 € ! 520€ voilà ce que représente le SMIC grec vu et revu à la baisse tout au long des plans d'austérité. Alors qu'en France nous disons que nous ne pouvons pas vivre avec 1100 € par mois, imaginez comment peut-on tenir avec 520€ ?


En portant la coalition Syriza, le Front de gauche grec, en seconde position lors des dernières élections du 6 mai, les grecs ont clairement affichés leur volonté d'en finir avec la tutelle des marchés financiers. Alexis Tsipras, le leader de Siriza, était l'invité hier du Front de gauche. Ce qu'il a dit devrait en inspirer plus d'un en France et en Europe.


Je le cite: "On a l'habitude de parler des programmes d'austérité mais en Grèce, ce n'est pas un simple programme d'austérité. Il s'agit d'une expérimentation européenne de solution néolibérale de choc qui a conduit mon pays à une crise sans précédent d'allure humanitaire. Si cette expérimentation continue en Grèce, elle sera exportée dans les autres pays européens... il n'y a rien à négocier dans le mémorandum car on ne négocie pas l'enfer ".


C'est de solidarité dont le peuple grec a besoin, pas d'austérité.

Cette solidarité, nous pouvons la traduire en acte en envoyant à l'Assemblée national un groupe de député-e-s du Front de gauche puissant qui relaiera ce message de solidarité.


La défaite de Nicolas Sarkozy, et celles des libéraux allemands ou grecs, marquent un tournant. En France, le peuple a fermé la page de 10 ans de destructions, de mépris et de casse de toutes les solidarités.

Et c’est bien pour cela que la gauche à un devoir de réussite.

Le changement, il doit être une rupture avec les politiques conduites jusqu'à présent.


Le changement, c’est le courage d'abroger, tout de suite, les réformes anti sociales de 10 ans de droite. C’est stopper l’hémorragie dans les services publics en abrogeant la RGPP et en remplaçant les postes supprimés. Le changement, c’est reconnaître la santé, l’éducation, les transports et le logement comme des droits fondamentaux.

 

La gauche ne peut pas se contenter de gérer ce que la droite a détruit. Elle doit reconstruire. Au Front de gauche, nous sommes prêts à engager ce travail de refondation. Dès le 18 juin, nous serons à pied d'œuvre pour faire le compte des lois à abroger et pour déposer les propositions de loi permettant l’augmentation des salaires et des pensions, le SMIC à 1700 €, la mise en place de vraies 35h, la retraite à 60 ans et à taux plein.

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Nous devons rompre avec les politiques de l’emploi et du travail qui ne visent qu'à réduire sans cesse ce que l’on nomme si injustement et si idéologiquement le coût du travail. Depuis plus de 20 ans, les libéraux de tous poils défendent l'idée que le travail est une lourdeur pour notre société et que son coût serait un poids pour la compétitivité de notre pays. Mais le travail, ce n'est pas un coût. C'est une richesse, c'est de la créativité, c'est de l'engagement, c'est un lien social, c'est de l'intelligence et de l'habileté. Et force est de constater que les politiques d’abaissement du coût du travail ont surtout  tiré l’ensemble des salaires et des droits des salariés vers le bas.

 

Pendant ce temps-là, les patrons et les actionnaires se sont gavés d’argent sur le dos  des salariés, les délocalisations se sont multipliées, le chômage et la précarité ont explosé.

Pendant ce temps-là, de plus en plus de salariés considèrent, à juste raison, le travail comme une souffrance, une source de stress pouvant conduire à des dépressions voire à des suicides. Le code du travail, amaigri et affaibli par 10 années d’Etat UMP, est de plus en plus bafoué par des directions d’entreprises plus soucieuses d’accroitre leur taux de rentabilité que de travailler au bien-être de leurs salariés.

 

La première circonscription du Puy-de-Dôme est la plus urbanisée de notre département et concentre une grande partie de l’activité économique auvergnate.

Pourtant, dans beaucoup de quartiers populaires, le taux de chômage atteint les 20% et touche de très nombreux jeunes. Il y a là aussi besoin de changement, besoin de dépasser les déclarations de bonnes intentions, besoin d'aller plus loin que les petites mesures prises jusqu'alors. Il faut investir massivement dans les quartiers populaires, dans le développement des services publics, dans la création d'emplois.

Au cours des rencontres que j'ai pu faire, j’ai mesuré, dans de nombreuses entreprises de la circonscription, le peu de respect des droits sociaux. A Cournon, Gerzat ou Clermont-Ferrand, souvent, le code du travail est méprisé, les directions jouent avec la vie de leurs salariés pour toujours plus de profit. Le ou la salarié-e est ravalé au rang de machine, de marchandise sur lequel il faut économiser pour améliorer la rentabilité, le taux de profit. C'est inacceptable.

C’est pour cela que je m’engage, si je suis élu, en lien avec les salariés et les organisations syndicales, à demander une mission d'information sur le respect et l'application du code du travail dans les entreprises pour faire l'état des lieux et pour redonner à l'inspection du travail les moyens nécessaires à son bon fonctionnement.

meeting 22-mai FdG 22

La place d'un militant, d'un élu communiste et du Front de gauche est aux côtés des salariés, pour interpeler les directions d'entreprises, pour interpeler aussi les pouvoirs publics, pour mettre chacun devant ses responsabilités, bref pour peser dans la lutte, dans le bras de fer entre le capital et le travail. Pour moi, c’est cela être un élu au service des luttes.

C'est ce que nous avons fait ces derniers mois à Acticall, avec les salariées de Luminox, avec ceux de Régional, à Aubert et Duval, avec les salariés de la T2C avec qui, je l'espère, nous allons après de longs mois de lutte peut-être pouvoir fêter la victoire, c'est-à-dire la garantie d'un service public des transports en commun de qualité pour les habitantes et habitants de l'agglomération.

Etre aux côtés des salariés en lutte, c’est relayer leurs combats et c'est ce que nous continuerons à faire demain, dans les institutions locales comme à  l’Assemblée Nationale.

Et nous le ferons avec d'autant plus de forces et avec d'autant plus d'efficacité si le département du Puy-de-Dôme envoie, aux côtés d'André Chassaigne, de nouvelles et nouveaux député-e-s du Front de gauche à l'Assemblée Nationale.

Pour ma part, Je suis candidat sur cette 1ere circonscription, avec Maité BALLAIS, pour faire du neuf à gauche.

Faire du neuf à gauche, c'est faire passer l'Humain d'abord. C'est aussi être un député réellement utile, un député qui concerte, un député à l’écoute de ses concitoyens, à l’écoute des salariés, et qui porte leurs aspirations au parlement. De la rue aux urnes, des luttes à l’Assemblée Nationale. C’est cela, être un député qui sert, par son travail parlementaire, l’intérêt de toutes et tous. C’est ainsi que nous concevons la pratique politique, dans un va et vient permanent vivifié par l’intervention populaire et par un mouvement social puissant.

Sur cette 1ere circonscription, nous voulons en finir avec le fatalisme et montrer qu’un élu, un député peut être efficace pour faire résonner les colères et les espoirs à l’Assemblée Nationale.

Nous en avons un bel exemple dans notre département avec André Chassaigne, et cette nouvelle façon de faire de la politique qu'il pratique, qui vise à associer les citoyens à la construction même des propositions de lois. Faire de la politique autrement, ce n’est pas pour nous qu’un simple slogan de campagne mais bien la volonté d’être pleinement les relais des salariés, des jeunes, des chômeurs, des sans droits…

meeting 22-mai FdG 52

Cher-e-s ami-e-s, cher-e-s camarades

 

Voter pour le Front de gauche, c'est avoir des garanties.

 

Avec le Front de gauche, vous aurez la garantie d'avoir des députés qui se battront pour protéger, étendre et développer les services publics. Vous aurez la garanti d'avoir des députés qui se battront pour que les droits des salariés soient respectés et étendus dans les entreprises. Vous aurez la garanti d'avoir des députés qui se battront pour un autre partage des richesses profitable aux salariés, vous aurez la garanti d'avoir des députés qui ne reculeront pas face à la finance, vous aurez la garantie enfin d'avoir des députés qui n'iront pas voter au congrès, dans votre dos, des traités que vous avez refusé dans les urnes.

 

Cher-e-s ami-e-s, cher-e-s camarades,

Il reste 3 semaines avant le 1er tour des élections législatives.

Nous décrétons donc la mobilisation générale pour débattre et convaincre dans les entreprises, sur les marchés, dans nos quartiers, dans nos familles. Mobilisation générale pour tenir jusqu’au 17 juin le haut du pavé et faire résonner dans tous les coins du département notre si beau slogan : l'Humain d'abord ! Mobilisation générale pour faire résonner ces 2 mots résistance et solidarité jusque dans l’enceinte de l’Assemblée Nationale.

Alors en ce printemps de changement, en ce printemps d’espoir, je veux terminer en citant le philosophe Gaston Bachelard : « L’avenir, ce n’est pas ce  qui va arriver, c’est ce que nous allons faire ».

 

meeting 22-mai FdG 61

Par cyril - Publié dans : Elections Législatives
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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 09:24

Il faut maintenant des réponses et que chacun assume ses responsabilités !

Les 2 collectivités, Conseil Général et Ville de Clermont-Fd, ont l'avenir des 2 crèches entre leurs mains.

Là aussi, il faut du changement !

 

 

 

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Ce courrier a été envoyé au Maire de Clermont-Fd et au Président du Conseil Général du Puy-de-Dôme.

Par cyril - Publié dans : Clermont-Ferrand
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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 16:44

 

Nous serons 12 candidat-e-s sur la 1ere circonscription.

 


 

Pour nous ce sera l'Humain d'abord

pour faire du neuf à gauche !

 

 

 

 

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Par cyril - Publié dans : Elections Législatives
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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 14:54
Par cyril - Publié dans : Elections Législatives
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 17:15

L'élection présidentielle vient de se terminer avec la défaite et le départ de Nicolas Sarkozy. Enfin ! Après cinq longues années de casse sociale, de gestion au service des plus riches, de culpabilisation des plus faibles, de stigmatisation de toute une catégorie de la population, de division des Français, nous avons, enfin, viré Sarkozy.

 

C'était le premier acte nécessaire pour permettre une reconstruction de notre pacte social. Il faut maintenant s'y atteler. C'est tout l'enjeu des élections législatives qui auront lieu les 10 et 17 juin prochain. La défaite de Nicolas Sarkozy et la victoire de François Hollande prouvent le besoin de changements dans le pays. Mais ces changements ne peuvent pas être à la marge. Il y a besoin de rupture profonde et radicale avec la politique conduite durant ces dernières décennies.  

 

Le changement, c’est affronter la logique du profit dans les entreprises, c’est interdire les licenciements, c’est repousser les logiques qui font des salariés de simples variables d’ajustement. La période qui arrive risque d’être terrible pour des millions de salariés.

 

LA RELANCE PAS LA FINANCE


Le changement, on doit le voir sur le partage des richesses avec l'augmentation des salaires et le SMIC à 1700 €. On doit le voir sur les services publics avec l'abrogation de la RGPP, le remplacement des postes supprimées et le développement de nouveaux services publics correspondant à de nouveaux besoins dans la société comme un service public national de l'habitat ou un service public de l'eau. Le changement, il doit aussi se voir en Europe. Il faut résister à la finance, aux marchés financiers.


L'exemple grec montre que les politiques de rigueur et d'austérité, qu'elles soient de droite ou de gauche, sont catastrophiques et plongent les économies dans la récession. Ces politiques-là ne servent  qu'à enrichir les marchés financiers en saignant les peuples. Cela doit donc changer en Europe. D'abord en soumettant à référendum le futur traité européen, c'est  une question démocratique incontournable. Il faut aussi revoir le statut de la BCE : il faut mettre fin à sa dépendance aux marchés financiers et à son indépendance envers les peuples. La BCE doit être un outil au service des peuples. Il faut arrêter cette logique mortifère où la BCE prête aux banques à 1% qui vont, elles, prêter à 3 ou 4% à des pays comme la France et à près de 20% à la Grèce. Résister à la finance passe aussi, dans notre pays, par une reconquête du pouvoir abandonné, par choix politiques, aux banques et aux marchés financiers. Le changement, il doit se voir avec la création d'un pôle public financier permettant une maîtrise publique du crédit et des politiques en faveur de l'emploi de la formation.


Il faut donc muscler la gauche et envoyer à l'assemblée nationale des députés qui se battront pour abroger tout de suite les mesures antisociales prises durant cette décennie et voter les lois qui constitueront de réelles conquêtes politiques, sociales et économiques en faveur des travailleurs sans lesquelles le changement ne sera rien.

 

affiche


Les députés Front de gauche seront celles et ceux qui ne lâcheront rien sur la justice sociale, celles et ceux qui se battront avec une seule boussole : l'Humain d'abord. C'est cette même volonté qui nous anime, avec ma suppléante, Maïté Ballais.


Nous voulons être des élus résistants, des élus relais des luttes, des élus qui n'ont pas peur d'affronter la finance.Mais nous voulons aussi innover, faire du neuf à gauche.


La politique ne peut plus se faire comme avant, le mandat d'élu ne peut plus se pratiquer à l'ancienne. Il faut arrêter cette délégation de pouvoir qui dépossède les citoyens, les habitants, les "bonnes volontés" de leurs possibilités de réflexions et d'actions. On ne peut pas gérer un territoire sans y associer les populations, sans leur permettre d'être acteurs des décisions les concernant.


Promouvoir une pratique politique nouvelle, faire du neuf à gauche, voilà ce qui guidera notre action, voilà l'ambition que nous nous fixons.


Après 17 années de présidence de droite, après 10 ans de gouvernement de droite dont 5 années de Sarkozysme, Il y a besoin de changement, d'un souffle nouveau dans le pays, il y a besoin de neuf à gauche !   

 

 

autocollant cineux


Par cyril - Publié dans : Elections Législatives
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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 10:40

 

Une page se tourne, une autre est à écrire


En élisant aujourd'hui, François Hollande président de la République, le peuple de France s'est libéré d'un pouvoir qui l'a méprisé et agressé pendant 5 ans. Je veux dire la joie des communistes qui ont combattu sans relâche Nicolas Sarkozy et sa politique et qui ont œuvré de toutes leurs forces à cette victoire.


La défaite pour le président sortant est sans appel. Le peuple de France tourne ainsi la page de 17 années de présidence de droite et de 5 ans de sarkozysme qui ont profondément affaibli et divisé le pays.


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Cela fut possible grâce à la mobilisation de toutes celles et ceux qui ont été les premières victimes de la politique du président battu, grâce à la mobilisation de tout le peuple de gauche et de l'engagement déterminé du PCF et de ses militants.

 

 

 


Au-delà de la défaite du "président des riches", du président du Fouquet's, c'est toute une politique qui vient d'être sanctionnée, celle de la réforme des retraites, de la soumission aux marchés financiers, de la réintégration au sein de l'OTAN,  celle de la stigmatisation de toute une population, celle de la RGPP, de la culpabilisation des chômeurs, celle qui a voulu monté les Français(e)s les uns contre les autres, celle, enfin, qui a rompu les amarres républicaines pour aller dériver dans les eaux troubles et nauséabondes de l'extrême droite.


Cette victoire permet de tourner une page.


Les défis que doit affronter François Hollande sont immenses. Les marchés financiers ne vont pas attendre longtemps pour augmenter leur pression, la crise économique et sociale est toujours d'actualité et les besoins de réponses concrètes et immédiates toujours aussi vives.


Il faut répondre au besoin de partage des richesses en augmentant les salaires et notamment le SMIC, il faut répondre aux besoins de rétablissement des services publics en abrogeant la RGPP et en rétablissant les postes supprimés, il faut rendre l'argent utile avec un pôle public financier et une réforme de la fiscalité, i l faut aussi répondre au besoin de démocratie et soumettre  le nouveau traité européen à la ratification du peuple français. 


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C'est en tout cas à ces exigences que vont s'atteler le PCF et le Front de gauche à l'occasion des élections législatives. Il faut maintenant élire à l'Assemblée nationale une majorité de gauche qui soit à la hauteur de la situation avec en son sein des députés courageux pour abroger sans attendre les lois Sarkozy, pour en élaborer et en voter de nouvelles qui constituent de réelles conquêtes politiques, sociales et économiques en faveur des travailleurs sans lesquelles le changement ne sera rien.


Nous mettrons autant de convictions à œuvrer pour que des réponses politiques à la hauteur de la situation soit mises en place que nous en avons mis pour battre Nicolas Sarkozy.

 

Cyril Cineux

Secrétaire Départemental du PCF

Par cyril - Publié dans : Election Présidentielle
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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 16:53

Les résultats du 1er tour de l’élection présidentielle ont été diversement ressentis. D’abord il y a eu la satisfaction de voir l’ampleur du rejet du président sortant et en même temps la douche froide avec le score du Front National. Puis, il ne faut pas le caché, nous avons eu un sentiment mitigé concernant le résultat de Jean-Luc Mélenchon. Nous nous étions pris à imaginer des scores plus importants, avec le miroir aux alouettes que sont les sondages et leur utilisation mais aussi avec cette formidable campagne que nous avons mené.  Moi-même, j'imaginais que nous pouvions aller bien pus haut.


Mais très vite,  ce résultat s’est révélé être ce qu’il est réellement : un formidable résultat compte tenu d'où nous venions et du caractère si particulier de l’élection présidentielle et de celle-ci en particulier. Les appels au vote utile jouant sur le rejet de Sarkozy, les attaques infâmes de certains « journaux de gauche » ont joué dans la dernière semaine. Mais nous aurions pu être, comme l’a été Eva Joly (qui a commencé sa campagne ave 11% d’intention de vote), complétement broyés par le vote utile. Nous ne l’avons pas été grâce à la qualité de notre campagne, sur la forme et sur le fond, à l’alchimie qui s’est opérée au sein du Front de Gauche avec notre candidat commun « hors du commun » Jean-Luc Mélenchon.


Il faut donc estimer ce résultat à sa juste valeur et ne pas se laisser dicter notre sentiment par les mêmes éditocrates qui nous prédisaient, il y a quelques mois, que nous ne dépasserions pas les 5%. Et rappeler que les sondages ne sont pas un vote intermédiaire mais une photographie subjective de l’opinion.


Maintenant, je veux dire un mot de la période qui s’ouvre.

 

D’abord, le 1er mai.

Sarkozy vient d’appeler à un rassemblement du « vrai travail ». Le score du FN produit là ses premiers résultats. Sarkozy et l’UMP, après avoir très droitisé leurs orientations et leurs actions depuis 5 ans, viennent de franchir une autre étape. Une étape dangereuse pour la République. Pour la droite républicaine, il y aura un avant et un après 2012. Cette élection aura été le moment où la digue qui existait encore entre la droite et l’extrême droite aura lâché. L’UMP a largué les amarres qui la reliait au camp républicain pour dériver vers les eaux nauséabondes de l’extrême droite.

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Il faut donc une riposte d’ampleur à ce nouveau pétainisme et faire de la fête des travailleurs du 1er mai, une manifestation d’ampleur contre la droite extrême et l’extrême droite.


Cela veut dire aussi qu’il ne faut laisser aucune chance au président sortant de rempiler 5 années de plus. L’élection présidentielle est ainsi faite qu’au second tour  il ne reste que 2 prétendants et qu’il faut en choisir un des 2 pour éliminer l’autre.


"Au premier tour, on choisit, au second tour on élimine".


A celles et ceux qui, malgré ce qui est en train de se passer, doutent encore de la nécessité de battre Sarkozy : quand vous êtes sur une route et que vous arrivez à une bifurcation avec une voie à gauche, une voie à droite et un mur en face, choisir sciemment de foncer dans le mur est suicidaire.


Il faut donc, sans hésitation, se servir du bulletin de vote Hollande pour virer Sarkozy. Cela ne signifie en rien approuver ou soutenir le programme du PS.  Ce serait le comble d’ailleurs, après avoir porté si haut notre programme l’Humain d’abord ! Nous avons toujours les mêmes divergences, nous pensons toujours q ue les mesures proposées ne sont pas à la hauteur des défis  pour sortir de la crise. Mais nous ne confondons pas la droite et la gauche.

 

Nous savons que rien ne sera possible de cette révolution citoyenne que nous appelons de nos vœux et que nous avons commencé à faire naitre, sans la défaite de Sarkozy. Nous savons aussi qu'après 10 ans de droite, il y a besoin, pour le monde du travail, d'une victoire sur le camp de la réaction. Cette victoire ne réglera pas tout mais permettra d'affronter la suite avec le courage et l'ardeur nécessaire. Car la finance n'attendra pas longtemps avant de reprendre son offensive.


Je le dis avec gravité : ce sont des jours sombres qui nous attendent. Le capitalisme en crise va pousser à l’extrême les contradictions dans la société. Comme à d’autres périodes de l’Histoire, l’extrême droite est en embuscade pour ramasser la mise du désespoir et de l’impuissance politique. Et la droite vient s’aligner sur les thèses xénophobes et de repli sur soi.
 

 

Alors, le 6 mai, nous allons battre la droite extrême et l'extrême droite.

 

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Et dès le 7 mai, nous nous préparerons à riposter à la finance et nous poursuiverons la campagne des législatives pour envoyer à l’Assemblée Nationale le plus possible de député(e)s communistes et du Front de Gauche. Ils et elles seront les relais des luttes, les défenseurs acharnés du monde du travail, ils et elles feront vivre à l’Assemblée Nationale comme sur le terrain le programme « l’Humain d’abord ! ».
Alors, comme le dit le titre de cette chanson qui nous a accompagnée tout au long de la campagne : On lâche rien !

Par cyril - Publié dans : Election Présidentielle
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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 19:41

Je remercie les 9053 électrices et électeurs de la 1ère circonscription du Puy-de-Dôme qui ont porté leurs suffrages sur le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon.

 

Avec 14% des voix, le Front de Gauche confirme et renforce son implantation sur tout le territoire de la circonscription. Il progresse de près de 4000 voix par rapport aux élections régionales.

 

Les résultats de la candidate du FN sont particulièrement préoccupants et menacent les valeurs républicaines de fraternité et de solidarité. Durant toute sa campagne, la milliardaire de St Cloud a tenté de faire croire qu’elle était la candidate des ouvriers. Pourtant, elle taxait de « mesurette » l’augmentation du SMIC à 1700€ que défendait Jean-Luc Mélenchon. Quel mépris pour les salariés obligés de survivre avec 1000€/mois.

 

Je lance un appel solennel à ne pas se tromper d’adversaire. Les responsables de la crise ne sont pas les immigrés, les jeunes, les chômeurs, tous ceux que la candidate du FN stigmatise, mais plutôt les banques et le monde de la finance. C’est en combattant les marchés financiers et leurs folles logiques, en reprenant le pouvoir aux mains de la finance que nous réussirons à sortir de la crise.

 

Comme au niveau national, les électrices et électeurs de la 1ère circonscription ont très fortement exprimé leur rejet  de la politique du président sortant.

 

Nicolas Sarkozy a créé trop de souffrance, trop d’inégalités, trop d’injustice et de stigmatisation pour lui laisser la moindre chance de poursuivre son œuvre destructrice 5 ans de plus.

 

En conséquence, j’appelle à battre Nicolas Sarkozy en votant massivement pour François Hollande.

 

Avec les élections législatives des 10 et 17 juin, le Front de Gauche va poursuivre la bataille contre la droite extrême et l’extrême droite en continuant à porter son projet « L’Humain d’abord ! ». Les citoyens de notre circonscription pourront faire le choix, avec ma candidature, d’une nouvelle démarche politique et d’un véritable projet de justice sociale. Au Front de Gauche nous voulons un souffle nouveau sur notre territoire et une nouvelle démarche citoyenne. Nous voulons faire du neuf à gauche !

 

Cyril CINEUX

Conseiller municipal de Clermont-Fd,

Secrétaire départemental du PCF 63

Candidat du Front de Gauche dans la 1ère circonscription du Puy-de-Dôme.

 

Par cyril - Publié dans : Election Présidentielle
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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 13:58

 

Par cyril - Publié dans : Election Présidentielle
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