Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 14:46

A l'occasion de la présentation de ses voeux, le Front de Gauche du Puy-de-Dôme a annoncé ses candidats aux élections législatives devant plus de 250 personnes dont de nombreux syndicalistes et salariés en lutte ces derniers mois.

 

DSC01009La presse a rendu compte de cet événement de façon extrêmement limitée notamment en n'expliquant pas pourquoi nous étions candidats. En effet, nous ne sommes pas candidats par plaisir, voire même par obligation mais bien pour porter des idées, un engagement, des propositions pour changer la vie de nos concitoyens. Augmentation des salaires, retraite à 60 ans et à taux plein, reconquête du pouvoir sur la finance, développement des services publics, c'est un choix de société profondément différent du modèle libéral que nous proposons à nos concitoyens de construire à l'occasion de l'élection présidentielle et des élections législatives.

Voilà pour ma part ce que j'ai déclaré lors de cette présentation et ce qui m'animera durant cette campagne.

 

 


 

 


Cher-e-s ami-e-s, cher-e-s camarades,

C'est un honneur d'être ici ce soir. C'est un honneur et une grande responsabilité que de porter nos couleurs, nos idées, notre volonté de changement dans cette campagne législative. Avec Maïté, nous voulons être tout à la fois les portes paroles, les relais de notre candidat à l'élection présidentielle, Jean-Luc Melenchon sur la 1ere circonscription et en même temps des candidats porteurs d'espoir.

aaassez de rassurer les marchés financiers Depuis une semaine, les experts, les libéraux, le patronat et le gouvernement déplorent la dégradation de la note de la France. Ou du moins ils tentent de nous le faire croire. Car le verdict de l’agence de notation est du pain bénit pour imposer toujours plus de rigueur.

Quel crédit donné à ces agences de notation qui font la pluie, le beau temps et surtout la tempête ? Ces institutions anti-démocratiques qui n'ont jamais prévu aucune crise, ni celle de 1929, ni celle des subprimes préconisent avant tout l’austérité et la guerre contre les peuples !

Les 35h, la protection sociale, les salaires, le code du travail, les congés payés sont dans le viseur, accusés d’être à l’origine de la crise.

Une crise du capitalisme qui est l’aboutissement des politiques menées ces dernières années.

Dans quelques mois, les Français auront à faire un choix: la finance ou les peuples. Mais attention, c'est un choix de l'un contre l'autre. Si c'est la finance, ce sera contre les peuples, si c'est les peuples, ce sera contre la finance ! Il faut reprendre le pouvoir aux marchés financiers en créant notamment un pôle public bancaire.
 
En France, Nicolas Sarkozy nous promet une batterie de mesures, toutes plus anti-sociales les unes que les autres.

Dans la nouvelle régression annoncée, la TVA sociale est présentée comme le remède miracle anti-délocalisations. Baisser le pouvoir d’achat des français, déjà bien entamé par la hausse des prix et la stagnation des salaires : voilà la brillante idée du gouvernement pour lutter contre les délocalisations !


presentation-legislative.JPGAu cours de ces trente dernières années, les  baisses et les exonérations de cotisations sociales ont servi à remplir les poches déjà bien pleines des actionnaires. Ce sont 30 milliards d’euros qui partent chaque année en fumée. Le fameux trou de la sécu est d’environ 25 milliards d’euros. Cherchez l’erreur !

Les missiles que s’apprêtent à envoyer le gouvernement et le MEDEF contre le monde du travail vont faire très mal. Alors que de plus en plus de salariés souffrent au travail, subissant les pressions et le harcèlement, Sarkozy et le patronat veulent augmenter la cadence des sacrifices. Pourtant, la flexibilité et la précarisation du salariat n'ont jamais été source d’une croissance économique durable et n’ont jamais crée d’emplois.


Nous allons leur rappeler qu’ils sont nombreux les salariés pressés comme des citrons dans leurs entreprises avec des minuteurs, des tableaux de croissance pour mieux les contrôler.

Tout au long de notre campagne et à l'Assemblée Nationale, avec Maïté, nous ferons entendre la voix des salariés d’ACTICALL fliqués à leur poste de travail et payés au lance pierre,

Celle des filles de LUMINOX à qui la direction vient d’offrir un voyage sans retour à Pôle Emploi pour les remercier des sacrifices qu’elles avaient fait pour augmenter la productivité,

Nous ferons entendre la voix des salariés de Jacquet qui se sont dignement battus pour des augmentations de salaires au moment où Limagrain annonçait une progression de son chiffre d'affaire de 15% à 1,6 milliards d'euros,

Nous ferons entendre la voix des salariés de la T2C qui se sont battus pour le service public et celle des salariés de Régional à qui on demande de faire dons de 3 jours de congés payés.

Non, non et mille fois non. Ce n’est pas aux salariés de payer la crise des actionnaires, des banques et des fonds d’investissements. Ca suffit, il y a trop d'injustices face à trop de profits !


Ce n'est pas avec quelques coups de pinceaux que nous allons sauver une maison ravagée par les flammes. Nous devons bâtir de nouvelles fondations et changer de système.

Contrairement à certains, qui veulent donner du sens à la rigueur, nous, nous voulons la combattre.

Pour sortir de la crise, il faut relancer la consommation. Il faut augmenter les salaires et porter le SMIC à 1700 € brut. Il faut des 35h sans perte de salaire et sans annualisation comme il faut revenir à la retraite à 60 ans et à taux plein comme l'ont demandé des millions de salariés.

10 ans de droite, ça suffit! C’est 10 ans de souffrances et de détérioration des conditions de vie. 10 ans d'une politique qui monte les Français les uns contre les autres.

 Nous l’avons douloureusement constaté en ce début d’année à Clermont-Ferrand avec le dramatique décès de Wissam dans le quartier de la Gauthière.

Permettez-moi d’avoir ici une pensée particulière pour sa famille et ses proches et saluer le combat qu’ils ont engagé pour connaître les circonstances exactes de cette terrible tragédie.

Samedi dernier, nous avons pu mesurer la responsabilité et la dignité du collectif « vérité et justice » lors de la marche d’hommage au jeune Wissam. Quoiqu’il ait pu se passer durant la nuit du réveillon, rien ne peut justifier qu’une interpellation policière puisse déboucher sur un décès.

Ce drame a de nouveau mis en lumière la situation difficile de ces quartiers où domine la précarité, les discriminations, où la jeunesse est stigmatisée, victime de contrôles au faciès. Des territoires où le gouvernement tente de faire régner les divisions et la peur.

Dans cette situation, il ne faut pas se défiler. Les calculs électoraux n'ont pas leur place, il faut assumer ses responsabilités, celles que nous ont données les électeurs.

Nous, nous voulons remettre le vivre ensemble au cœur de notre projet politique. Comme disait Martin Luther King "Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots."

Nous avons l’ambition de faire de la politique autrement, de développer la démocratie participative avec les assemblées citoyennes, nous voulons construire un projet de circonscription avec les salariés et les habitants de ce territoire.

Cher-e-s amis, cher-e-s camarades, le Puy-de-Dôme a déjà prouvé qu’il était une terre de résistance, une terre de citoyenneté et de solidarités.

Albert Einstein écrivait très justement : « il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre ».

C’est bien pour cette raison que nous allons mettre une bonne gauche à Nicolas Sarkozy et à sa bande du Fouquet’s pour faire Place au Peuple.

Pour nous, il n'y a qu'une seule règle d'or, c'est l'Humain d'abord.


Par cyril - Publié dans : Elections Législatives
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 17:32

Il s'appelait Ludo. C'était un militant de l'humanité. C'était mon camarade depuis plus de 15 ans. Syndiqué à l'UNEF, il fût un des meilleurs vice-président étudiant de la fac de Clermont. Il avait un don, celui de "sentir", de comprendre ce que ressentait confusément une population.  Grâce à cela, il parvint, pour sa première compétition électorale, à détrôner le conseiller général sortant et à battre le candidat de droite au second tour. 

Il avait 33 ans avec un petitou de 3 ans.

Je n'arrive toujours pas à m'y faire.

 

ludo

Par cyril
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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 14:21

Voici l'édito que j'ai écris pour le journal du secteur entreprises du PCF63 que vous trouverez en intégralité : ici.

 

 


 

crise pour les nuls La crise des dettes publiques est devenue le prétexte pour s’attaquer aux droits sociaux, aux services publics, aux conditions de travail, aux salaires. Le gouvernement se met au garde à vous devant les marchés financiers et entend à coups de plans d’austérité faire payer la crise aux salarié(e)s.

La droite au pouvoir depuis 10 ans gouverne d’abord pour les banques et les actionnaires. Cette politique a vidé les caisses de l’Etat au bénéfice des plus riches, des marchés financiers et des spéculateurs.
C’est aux salarié(e)s que l’on présente aujourd’hui la note d’années de dérèglementation, de libéralisation, d’exonération pour les plus riches, de précarisation.

Les luttes des derniers mois, Luminox, Acticall, T2C, Jacquet, ont démontré que les salarié(e)s, au-delà des revendications propres à chaque conflit, entendaient être respecté(e)s. Ils et elles ont raison.


Ils et elles peuvent être fier(e)s du combat mené.



Il n’est plus supportable que les salarié(e)s soient les variables d’ajustement du profit d’une minorité.

Il n’est plus supportable que l’on use et abuse des salarié(e)s pour augmenter sans cesse les taux de rentabilité.

Il n’est plus supportable que l’on considère des salarié(e)s qui luttent pour leurs conditions de travail, pour leurs salaires comme des «terroristes» dangereux pour la société, qui prendraient en « otages » les citoyens.

Les preneurs d’otages, ce sont les patrons qui ne veulent pas négocier, c’est le gouvernement qui refuse d’entendre les revendications de celles et ceux qui créent les richesses de ce pays.

lutter-gagner.jpgAlors oui, la lutte est necessaire. Pour gagner plus, il faut lutter plus. Pour être respecté, il faut se faire respecter.



Nous avons les moyens de le faire, nous sommes les plus nombreux.


Place au Peuple !

Par cyril - Publié dans : Luttes
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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 16:06
Par cyril - Publié dans : Election Présidentielle
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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 17:25

La trève de fin d'année me laissse un  peu de temps pour écrire et revenir sur quelques enseignements des derniers conflits sociaux, notamment sur le conflit de la T2C. A bien des égards, ce conflit a été exemplaire. Il portait sur la volonté du président de Clermont Communauté, Serge Godard, de faire entrer la RATP développement au capital de la SAEM T2C. Je vous renvoie ici et ici pour plus de détails.

Dès que les syndicalistes en ont eu connaissance, ils ont entrepris d'en t2c4informer les élus, notamment les vice-présidents de Clermont-Communauté mais aussi les différents groupes politiques.

C'est un vrai travail de conviction qui a été fait car les syndicalistes ont convaincu non seulement de leur détermination à lutter contre l'entrée de RATP développement mais aussi des dangers que cette entrée faisait peser sur le service public.

 

La grève a démarré en août. Pour le jour de la rentrée, les salariés ont fait preuve d'une responsabilité remarquable : ayant eu des assurances que l'entrée de la RATP serait suspendue, ils ont fait confiance au président de Clermont communauté, et ont décidé de suspendre leur mouvement. Serge Godard y a vu une faiblesse à exploiter au lieu de prendre ce geste pour ce qu'il était, c'est-à-dire la claire conscience de la part des salariés de leurs responsabilités.

t2c2.JPGLe conflit a donc repris suite aux engagements non tenus. Procès en incompétence fait à la T2C, rumeurs sur le niveau des salaires des agents complaisamment relayées par le journal local, déclarations contradictoires du président de Clermont communauté revenant sur les engagements pris la veille, thématique de la prise d'otage repris par Serge Godard pourtant élu socialiste, tout aura été fait pour décrédibiliser les salariés.

Cela n'aura servi, au bout du compte, qu'à renforcer la conviction des salariés qui ne sont jamais descendu en dessous de 90% de grévistes durant tout le conflit.

Après avoir été convaincu des risques pour le service public que pourrait entraîner l'entrée de la RATP développement, nous avons été, mes camarades élus communistes et moi-même, aux côtés des salariés relayant leur lutte au SMTC, à Clermont-Communauté ou à la mairie de Clermont, multipliant les interventions, les conférences et les communiqués de presse.

Le conflit s'est ensuite déplacé sur le mode de gestion de la T2C et nous avons fait savoir publiquement avec le Front de Gauche que nous étions favorables à une Société Publique Locale (SPL).

t2c3.jpgLe dernier épisode fut pathétique pour le maire de Clermont qui tenta jusqu'au bout de déstabiliser l'entreprise en demandant la tête du directeur de la T2C ; ce que le Conseil d'Administration a refusé, infligeant par là même une véritable camouflet au maire de Clermont. Celui-ci fut obligé de prendre l'engagement par écrit que le mode de gestion de la T2C serait soit en régie, soit en SPL. Cela mit fin au conflit. Ce fut une victoire pour les salariés et pour le service public, même si la vigilance reste toujours de mise.

Ce fut un conflit exemplaire avec une mobilisation constante des salariés, une grande responsabilité dans la lutte, un travail de conviction auprès des élus, une volonté d'aller jusqu'au bout, de ne rien lâcher et d'obtenir des engagements écrits.

J'ai suivi ce conflit tentant d'apporter ma pierre à cette lutte. Au fil des jours, j'ai été frappé par la volonté des salariés de se faire respecter. Sûrs de leur bon droit, de lutter au service de tous, ils n'ont pas accepté les atermoiements et les pirouettes dont le Président de Clermont Communauté a usé et abusé pour faire durer le conflit. Ils entendaient être considérés comme des interlocuteurs responsables.

jacquet.JPGC'est la même volonté de se faire respecter, de ne pas être méprisé que j'ai ressenti aux côtés des salariés de Jacquet. Le conflit portait sur des augmentations de salaires. Ce fut un conflit dur avec une direction que les camarades de la CGT ont qualifié "d'un autre temps", une direction arc-boutée sur ses positions faisant intervenir les forces de l'ordre (qu'on devrait rebaptiser dans de pareils cas de forces "aux" ordres) pour déloger les grévistes comme si ceux-ci se comportaient comme des voyous ou des terroristes. Mais, durant tout le conflit, les salariés ont lutté la tête haute, là aussi sûrs de leur bon droit, de leur droit à partager le gâteau des richesses qu'ils produisent jour après jour.

Même si la fin du conflit a été douloureuse, les salariés peuvent être fiers du combat qu'ils ont mené.


Fiers d'avoir préféré la lutte à la résignation.

« Ceux qui vivent sont ceux qui luttent »  Victor Hugo.

Par cyril - Publié dans : Clermont-Ferrand
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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 17:35

 

 

Joyeux-Noel.jpg

 

 

Si vous avez été bien sage, si vous avez bien manifesté, si vous avez fait la grève pour défendre vos droits et en gagner d'autres, si vous vous êtes battu pour les sans-papiers, si vous vous êtes syndiqué, si vous vous êtes engagé dans une organisation politique, si vous "n'avez jamais rien lâché", si, surtout, vous avez et allez voté Front de Gauche, he bien, peut-être que le gentil père noël rouge exçaucera votre voeu :

 

 

une belle Révolution en 2012 !!

Par cyril - Publié dans : Actu
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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 10:05

impots-locaux-taxes-hausse.jpg Les élus communistes Clermontois ont réussi à faire baisser le niveau d'augmentation des impôts pour l'année 2012. La proposition du maire et de l'adjoint aux finances était d'augmenter les impôts sensiblement au-delà de l'inflation alors que tous les groupes de la majorité, notamment le groupe communiste, s'y étaient opposés lors du Débat d'Orientation Budgétaire.

A force de discussions, en avertissant que nous ne voterions pas le budget avec cette hausse des impôts locaux, nous avons obtenu gain de cause.

Je mets en ligne la déclaration que j'ai faite au nom du groupe communiste.


 




Lors du Débat d’Orientation Budgétaire, nous avons évoqué le contexte économique et social de notre pays. Je n’y reviens pas. Nous avons insisté sur le fait qu’avec l’austérité annoncée, nous ne pouvions prévoir un budget avec une augmentation des taux d’imposition qui irait au-delà de l’inflation.

Aujourd’hui, nous sommes satisfaits. Satisfaits parce que nous pouvons voter ce budget. Nous avons été entendus et la hausse du taux d’imposition ne sera pas de 2,5 % comme prévu initialement mais de 2,2 %.


C’est un geste en direction des ménages Clermontois que nous avons voulu adresser, un geste qui signifie que ce Conseil Municipal a conscience de la situation des Clermontoises et Clermontois, de leurs difficultés dans cette période.


Certes, 0,3 % de moins ne vont pas changer le monde. Ils n’en ont pas l’ambition. Mais nous avons un budget, aujourd’hui, qui adresse un signe fort aux Clermontois et qui en même temps est un budget de résistance.

C’est aussi un appel au débat politique que nous lançons à nos concitoyens. Les élections de l’année prochaine décideront de l’avenir. Nous le disons depuis longtemps : sans réforme fiscale, sans une révolution fiscale, les collectivités n’auront plus les moyens d’assurer leurs missions.

Il faut reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers. C'est un impératif économique. C'est aussi maintenant un impératif démocratique puisque le Président de la République se prépare à abdiquer la souveraineté budgétaire de notre pays. Il n'en est pas son coup d'essai antidémocratique puisqu'il a déjà bafoué le vote populaire de 2005 avec le traité de Lisbonne, copie conforme du TCE.

Cette crise n’est pas une catastrophe naturelle. C'est une crise du capitalisme. C’est le résultat de choix politiques, économiques et sociaux délibérés, au service du capitalisme. C’est bien avec cela qu’il faut rompre.


La dette est un prétexte pour baisser les salaires et détruire les protections sociales, les retraites et les services publics, alors que de l'argent il y en a.

Je vais vous donner quelques chiffres :

En 2 décennies, les revenus du capital ont augmenté d’environ 300%, dix fois plus que ceux du travail.

172 milliards : c’est le manque à gagner total pour l’Etat des allègements accordés aux entreprises dont 30 milliards en exonérations de cotisations sociales

46,2 milliards : ce sont les profits des seuls groupes du CAC 40 au 1 er semestre 2011 (+10% sur 2010)

Pour sortir de la crise, ce n'est pas d'austérité dont nous avons besoin mais de faire repartir la croissance et donc injecter de l'essence dans le moteur. C'est ce que nous faisons, modestement, à la place qui est à la nôtre, avec ce budget en maintenant un haut niveau d'investissement. C'est un budget de résistance, équilibré, qui permettra d'assurer nos services publics, qui met l’accent sur l’aide à l’enfance, qui permet d’améliorer la qualité de l’habitat dans des quartiers populaires trop longtemps oublié et qui pourra, dans la mesure du possible, atténuer les effets de la crise, avec, par exemple, une subvention de fonctionnement au CCAS en augmentation de 4,6 % à 8,61 M€.

Puisque le groupe communiste a été entendu, que nous avons obtenu la baisse du taux d'imposition et que c'est un bon budget pour nos concitoyens, nous voterons ce budget et nous continuerons à mener la bataille pour exiger une réforme de la fiscalité avec la création d'un pôle public financier et la taxation de la spéculation financière.



Par cyril - Publié dans : Clermont-Ferrand
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Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 21:09
Par cyril - Publié dans : Fédération PCF
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 10:14

Je fais suivre ce communiqué de l'intersyndicale T2C concernant le mouvement de grève de demain.

 


COMMUNIQUE DE PRESSE


Intersyndicale T2C


Les organisations syndicales de T2C, CGT, SATUC/UNSA et CGC, tiennent à s’adresser publiquement aux usagers et citoyens de l’agglomération clermontoise. Nous prenons acte du communiqué de Serge GODARD du lundi 5 décembre 2011, mais nous regrettons avec beaucoup d’amertume que ce soit devenu la seule façon de communiquer de la part du Président du SMTC envers l’intersyndicale de T2C. En premier lieu, il convient d’expliquer que nous avions d’abord choisi de ne pas pénaliser les usagers en s’adressant à Serge GODARD par des courriers. Sans réponse de sa part, nous avons ensuite appelé à des rassemblements de salariés les jours où se tenaient les séances du comité syndical du SMTC, sans appeler à la grève. Et ce n’est qu’en dernier recours, devant le refus du dialogue, que nous avons été contraints de cesser le travail pour faire entendre notre revendication de gestion 100 % publique et 100 % locale des transports urbains de l’agglomération clermontoise.


Pour faire taire une idée reçue, les usagers et citoyens doivent savoir que l’arrivée d’un opérateur privé au capital d’une entreprise de transports publics n’amène pas de fonds pour en assurer le financement. C’est, au contraire, la recherche permanente du profit, et avec elle la remontée de l’argent public local hors de l’agglomération dont nous serions tous les spectateurs impuissants.


Ce mouvement social ne concerne pas directement des revendications internes à T2C. Il émane au contraire d’une volonté collective que les transports publics urbains de l’agglomération clermontoise soient administrés en totalité par des élus démocratiquement choisis par les citoyens. Aujourd’hui, si les discussions politiques semblent s’orienter vers des choix qui conviendraient à tous, rien n’est officiellement acté dans les instances décisionnaires que sont Clermont-Communauté et le SMTC, c’est-à-dire deux collectivités locales qui ont pour Président Serge GODARD.


De plus, nous ne comprenons pas que les écrits émanant du cabinet du Maire de Clermont-Ferrand ne reflètent pas la teneur des débats, et qu’ils font systématiquement ressurgir des éléments générateurs de conflits. Cela est d’autant plus incompréhensible que la Mairie n’est pas une collectivité ayant la compétence transports, et que c’est aussi Serge GODARD qui en est le premier magistrat. Après plusieurs mois de conflit, l’issue est donc très proche, mais la balle est dans le camp de ceux qui gouvernent l’agglomération clermontoise.


Bien sûr nous comprenons la gêne occasionnée pour les usagers des transports, mais ces quelques jours de grève sont capitaux pour que le transport public soit considéré comme un droit humain fondamental et non comme une source de profit.

Par cyril - Publié dans : Clermont-Ferrand
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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 11:33

Appel pour un débat large et ouvert


 

Lettre ouverte aux usagers des transports en commun, aux élus de l’agglomération, au personnel de la T2C, aux clermontoises et clermontois.

 

Le contrat d’exploitation des transports en commun de l’agglomération clermontoise détenu par le SAEM T2C prendra fin le 31 décembre 2012.

Un nouvel appel d’offres sera alors lancé par le SMTC. C’est vraisemblablement l’approche de cette échéance qui a conduit le président du SMTC, président de Clermont Communauté, a tenter de faire entrer RATP Developement au capital de la SAEM T2C.

Cette introduction au capital faisait peser un danger important sur la stabilité financiére de la T2C puisque cette filiale de RATP s’inscrit complétement dans une recherche de rentabilité élevée. Pierre MONGIN, ex-préfet du Puy-de-Dôme, directeur de la RATP, expliquait devant les cadres de l’entreprise qu’il fallait « un résultat des capitaux investis (…) comparable à celui de la concurrence, c'est-à-dire 8% et le taux de marge, il était l’an dernier pour RATP DEV de 5% doit encore augmenter. »  La lutte des agents de la T2C s’est donc complétement inscrite dans la défense du service public des transports en commun en rejetant l’arrivée de cet opérateur, public certes, mais avec toutes les manières des opérateurs privés.

Devant l’opposition presque unanime des salariés de T2C et d’un grand nombre d’élus, notamment des vice-présidents de Clermont Communauté, maires de villes de l’agglomération clermontoise, le président du SMTC a accepté de retirer son projet, tout en laissant toutes les options concernant la gestion des transports en commun ouvertes.

Il faut maintenant sortir du conflit opposant le président du SMTC à la T2C et à une majorité d'élus dont le dernier épisode en date, la demande de révocation du directeur de T2C (refusée par la majorité du Conseil d'Administration), vient de coûter une nouvelle journée de salaire au personnel et une nouvelle journée sans transport aux usagers.

Sortir de ce conflit nécessite que toutes les parties intéressées par les transports en commun, usagers, élus, personnel, population, s’emparent de ce débat et répondent à cette question : quelle mode de gestion pour les transports clermontois ?

Pour notre part, nous nous sommes vigoureusement opposés à toute entrée de capitaux privés et nous avons fait savoir publiquement que nous étions favorable à la mise en place d’une Société Publique Locale (SPL) pour assurer un service public des transports dégagé de toute logique de concurrence et de profit.

Dans le domaine des services publics de transport des voyageurs, cet outil juridique constitue une avancée pour les collectivités :


  • En étant seuls détenteurs du capital et des sièges du conseil d’administration de la SPL, les collectivités territoriales et leurs groupements actionnaires peuvent pleinement maitriser cet outil d’exploitation du service public.

 

  • La SPL permet de développer les coopérations institutionnelles entre collectivités territoriales : Régions, Départements, communes et leurs groupements. L’actionnariat composé de plusieurs collectivités (au minimum deux) permet de couvrir les besoins d’un bassin de vie qui dépasse les frontières géographiques des collectivités.

 

  • Enfin, l’attribution directe d’un service public à une SPL dispense les collectivités territoriales actionnaires de mise en concurrence et ferme donc la porte à ceux dont la seule raison d'être est la recherche de profit pour les actionnaires, toujours au détriment des usagers.

 

Responsables politiques, nous pensons que cette question majeure des transports ne doit pas seulement faire l’objet de déclarations d’intentions aux différents « Grenelle » jamais ou rarement suivis d’effets, mais qu’elle doit être traitée par les intéressés et en premier lieu par les usagers, les contribuables. Nous pensons qu’il est temps de mener ce débat avec tous. Chacune et chacun doitpouvoir s’exprimer, donner son avis, être force de propositions.

 

Avec cette lettre ouverte, nous lancons un appel au débat le plus large.

 

Cyril CINEUX, secrétaire départemental du PCF, Président du groupe Communiste de Clermont-Ferrand

Jean NICOLAS, Conseiller Communautaire, Membre du Bureau du SMTC

Jacques LANOIR, Président du groupe Communiste de Clermont Communauté

Christian SINSARD, Maire d'Aubière, Vice-Président de Clermont Communauté

Par cyril - Publié dans : Clermont-Ferrand
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Citations


"Le capital est du travail mort, qui ne s'anime qu'en suçant, tel un vampire, du travail vivant, et qui est d'autant plus vivant qu'il en suce davantage."

Karl Marx     Le Capital (1867)


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